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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 500

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HUEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504458

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 25 mars 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour pour une durée d'un an. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HUARD

16 septembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508775

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions principales tendant à l’exécution d’un jugement sous astreinte, après que la préfète de l’Isère lui a accordé le titre de séjour demandé. La requérante a maintenu sa demande au titre des frais d’instance. Le juge l’a admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HUARD

16 septembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404478

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Gironde à un ressortissant malien entré mineur en France et pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le juge retient une erreur manifeste d’appréciation au regard du pouvoir de régularisation, compte tenu de la durée de présence en France depuis l’âge de quinze ans, de l’obtention d’un CAP et d’un contrat à durée indéterminée. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : HUGON

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405239

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 17 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant camerounais, au motif de son incomplétude. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en exigeant des documents d'état civil et de nationalité qu'il détenait déjà, sans les avoir restitués au requérant. En conséquence, il enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours, sans astreinte.

Avocat : HUGON

16 septembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501051

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII était régulière. Le tribunal a jugé que la préfète ne s'était pas crue liée par cet avis et que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été maintenues.

Avocat : HUARD

16 septembre 2025• 4ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508774

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a liquidé provisoirement à 12 000 euros l'astreinte prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution de ses ordonnances des 14 avril et 15 juillet 2025. Constatant que l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A n'avait pas été exécutée sans justification, le juge a porté le montant de l'astreinte à 400 euros par jour de retard à compter de la notification. Il a toutefois refusé d'enjoindre une nouvelle fois le réexamen ou la délivrance d'un titre, M. A ayant déjà obtenu un récépissé valable. La décision applique les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative ainsi que l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SCHURMANN

16 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429980

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 7 300 euros à Mme A pour carence fautive de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en juillet 2021 pour un logement sur-occupé avec trois enfants, n’a reçu aucune offre dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

16 septembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515591

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B afin de modifier une précédente ordonnance du 18 juin 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n’avait que partiellement exécuté cette injonction, ce qui constitue un élément nouveau, le juge a ordonné au préfet de procéder au réexamen dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de délivrer à l’intéressé une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. La décision applique les articles L. 521-4, L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

16 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508693

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : SCHURMANN

15 septembre 2025
TA38Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508988

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné une demande d'exécution d'une précédente ordonnance du 15 juillet 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à M. A sur le fondement de l'article 7bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Constatant que la préfète n'avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, le tribunal a fait droit à la requête. Il a modifié l'ordonnance initiale en prescrivant la délivrance du titre sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 29 septembre 2025.

Avocat : SCHURMANN

15 septembre 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506174

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la fin de la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et la suspension de l'indemnité de formation ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : HUGON

15 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303609

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C, qui contestait deux décisions de la commission départementale de médiation de l'Isère refusant son accueil en structure d’hébergement. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Il a relevé que M. C faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, ce qui justifiait légalement le refus d’hébergement. Les décisions attaquées ont donc été validées sur le fondement des dispositions du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : HUARD

15 septembre 2025• Juge unique 8
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303738

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de médiation de l’Isère rejetant sa demande de reconnaissance comme prioritaire et urgent pour un hébergement. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, une nouvelle décision favorable du 18 avril 2024 avait reconnu le caractère prioritaire de la demande de M. A. En conséquence, il a jugé que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation, notamment son article L. 441-2-3.

Avocat : HUARD

15 septembre 2025• Juge unique 8
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514772

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que le requérant s'était vu délivrer une carte de résident valable par le préfet des Hauts-de-Seine le 11 juillet 2025. En conséquence, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

12 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501801

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 2 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant bangladais, et les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination, interdiction de retour de 24 mois). La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant, au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé la résidence continue et stable en France depuis 2020 et l'emploi à temps plein et continu du requérant dans le secteur de la restauration.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

12 septembre 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513795

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait à la RATP la communication de documents relatifs à son exposition à l'amiante pour les utiliser dans des procédures judiciaires en cours (prud'hommes et sécurité sociale). Le juge a estimé que cette demande était manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative, car elle visait à défendre des droits devant des juridictions judiciaires. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : HU-YEN-TACK

12 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509076

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme A contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée en droit et en fait. Le tribunal a rejeté les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation soulevés par les requérants. En conséquence, le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a rejeté les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.

Avocat : SCHURMANN

12 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514886

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D, un ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence pour 45 jours dans le cadre d'une procédure de détermination de l'État responsable de sa demande d'asile (règlement Dublin). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de disproportion de la mesure. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 751-2 et L. 732-1.

Avocat : THULLIER

12 septembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514893

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 22 août 2025 par laquelle l'OFII refusait à Mme B et son fils mineur le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car elle n'avait pas été précédée de l'entretien personnel obligatoire prévu à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour évaluer la vulnérabilité de la requérante. Cette absence d'entretien a privé la décision de base légale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B et de son fils dans un délai de quinze jours.

Avocat : THULLIER

12 septembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515308

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à la famille de M. F..., réfugié iranien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'affaire au fond était déjà inscrite au rôle pour une audience publique le 14 novembre 2025, soit à brève échéance. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction ni audience en l'absence d'urgence.

Avocat : THULLIER

12 septembre 2025