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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2508775

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2508775

mardi 16 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2508775
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantHUARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions principales tendant à l’exécution d’un jugement sous astreinte, après que la préfète de l’Isère lui a accordé le titre de séjour demandé. La requérante a maintenu sa demande au titre des frais d’instance. Le juge l’a admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 août 2025, Mme B C, représentée par Me Huard, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'assortir l'injonction faite à la préfète de l'Isère de réexaminer sa situation d'une astreinte journalière de 200 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction assortie du droit au travail sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 septembre 2025, la préfète de l'Isère fait valoir qu'elle a accordé le 1er septembre 2025 le titre de séjour demandée par la requérante et qu'elle a limité autant que possible le retard mis dans l'exécution de l'injonction.

Par un acte enregistré le 15 septembre 2025, Mme C informe le tribunal qu'elle se désiste de sa requête excepté sa demande présentée au titre de frais d'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par un acte enregistré le 15 septembre 2025, Mme C a informé le tribunal qu'elle se désistait de sa requête hormis sa demande présentée au titre de frais d'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.

2. Compte tenu de l'urgence qu'il y a à statuer sur le recours de Mme C, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

3. Mme C étant admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Huard renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Huard de la somme de 900 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 900 euros lui sera versée.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme C est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de Mme C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction.

Article 3 : L'Etat versera à Me Huard une somme de 900 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 900 euros lui sera versée.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, à Me Huard et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 16 septembre 2025.

Le juge des référés,

V. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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