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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 461 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 461

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 341

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HUEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503816

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a considéré que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur de fait, Mme A ne justifiant pas de la réalité et du sérieux de ses études, et n'a pas méconnu les articles L. 422-1 et L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HUARD

19 juin 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403475

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme B, agent public, d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction d’avertissement prononcée par le Syndicat intercommunal scolaire (SIS) de Marcilly-la-Campagne - Moisville. La requérante invoquait notamment l’absence de faute, le caractère disproportionné de la sanction et l’illégalité de la décision fondée sur un texte abrogé. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le syndicat défendeur. Par un jugement du 19 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du SIS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HUAN-PINCON

19 juin 2025• Juge Unique 4
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516920

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 juin 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. B, demandeur d'asile éthiopien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la requête, introduite le 17 juin 2025, était tardive au regard du délai de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester ce type de décision, et qu'elle était donc irrecevable. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : HUBERT

19 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505488

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B A d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 11 septembre 2025. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête. L'État a été condamné à verser 300 euros au conseil du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : SCHURMANN

19 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502110

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, était saisi par M. B, ressortissant albanais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 février 2025. Le tribunal a relevé d’office que cet arrêté se bornait à fixer un délai de départ volontaire de trente jours, sans édicter de nouvelles obligations de quitter le territoire français ni fixer de pays de destination, ces décisions ayant déjà été prises le 21 janvier 2025. Par conséquent, les conclusions dirigées contre des décisions inexistantes ont été déclarées irrecevables. Le jugement s’appuie notamment sur les articles L. 612-1 et L. 613-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : HUARD

18 juin 2025• 4ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506182

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'orienter M. D, sa compagne et leurs deux jeunes enfants (dont un nourrisson) vers une structure d'hébergement d'urgence adaptée, sous astreinte de 80 euros par jour de retard. Le juge a constaté une carence caractérisée de l'État dans l'application de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré la situation de détresse de la famille dormant dans la rue et l'absence de solution malgré des appels répétés au 115. Cette carence constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental à l'hébergement d'urgence, justifiant la mesure ordonnée.

Avocat : HUARD

18 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505183

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d’urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement et de la précarité administrative et financière du requérant. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, en raison d’un défaut de motivation en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte.

Avocat : SCHURMANN

17 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505211

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C d'une demande de modification d'une précédente ordonnance, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction de réexaminer les demandes de documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM) de ses enfants. Le tribunal a fait droit à la requête, considérant que le défaut d'exécution constitue un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, en application des articles L. 321-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'intérêt supérieur de l'enfant.

Avocat : HUARD

17 juin 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400151

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a été saisi par M. D d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales pour le recouvrement d’indu d’allocation de logement sociale et de prime exceptionnelle de fin d’année. La caisse s’est désistée de sa contrainte, n’étant pas en mesure de produire la mise en demeure préalable requise. Le tribunal a constaté ce désistement, qui emporte non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a également rejeté les conclusions subsidiaires et celles présentées au titre des frais de justice, faute pour le requérant de justifier de l’existence de frais non couverts par l’aide juridictionnelle totale dont il bénéficie.

Avocat : MATHURIN KANCEL

17 juin 2025• Juge unique
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400113

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de Mme C visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 130,35 euros. La solution retenue par le tribunal est fondée sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui subordonne la remise de dette à la bonne foi et à la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration. Le juge a constaté que l’indu résultait de l’absence délibérée de déclaration de sa situation maritale par Mme C, constituant une fausse déclaration. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition de bonne foi n’était pas remplie et qu’aucune remise gracieuse ne pouvait être accordée.

Avocat : MATHURIN KANCEL

17 juin 2025• Juge unique
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506128

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante éthiopienne, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour en tant que mère d’une enfant réfugiée. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, car la requérante avait attendu plus de cinq ans après la reconnaissance de la qualité de réfugiée de sa fille pour déposer sa demande, sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, l’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris la demande d’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : HUARD

16 juin 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503246

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de la Seine-Saint-Denis à enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour sur le site ANEF. En cours d'instance, le préfet a procédé à une remise fictive du titre, permettant au requérant de déposer une nouvelle demande. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : HUG

16 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505630

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà accordé le rendez-vous sollicité, rendant sans objet cette partie de la requête. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, faute d'information sur le dépôt d'un dossier complet par le requérant. L'ordonnance admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 800 euros à son avocat sous réserve de l'admission définitive à cette aide.

Avocat : SCHURMANN

16 juin 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303909

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile soudanais, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une irrégularité de la procédure d'évaluation de sa vulnérabilité et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 522-1, L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

13 juin 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504878

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un premier titre de séjour à un ressortissant algérien, époux d'une Française. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de subvenir aux besoins de son foyer, son épouse étant en arrêt de travail, et du délai excessif de traitement de sa demande. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer dans l'attente un document provisoire autorisant le travail, sous astreinte.

Avocat : HUARD

13 juin 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404771

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, a maintenu uniquement ses demandes de frais de justice. Le tribunal a rejeté ces dernières conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.

Avocat : HUARD

13 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306370

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la réhabilitation de plein droit du requérant n'interdisait pas au ministre de prendre en compte les faits à l'origine de sa condamnation. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, précisant que la décision d'ajournement relevait de l'appréciation d'opportunité du ministre et non des conditions de recevabilité de l'article 21-27 du code civil. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur la nature des faits reprochés, malgré leur ancienneté et la situation professionnelle stable du requérant.

Avocat : HUARD

13 juin 2025• 12eme chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200310

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C, propriétaire à Ramatuelle, d’une action en responsabilité pour carence de l’État dans la police administrative des nuisances sonores liées au trafic d’hélicoptères. La juridiction a jugé que la responsabilité de l’État pour manquement à sa mission de police de la circulation aérienne s’apprécie sur le terrain de la faute simple, en application des articles R. 132-1 et D. 132-6 du code de l’aviation civile et de l’arrêté du 6 mai 1995. La solution retenue écarte la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, mais le tribunal n’a pas encore statué au fond sur le principe de la responsabilité et l’indemnisation des préjudices allégués (perte de valeur vénale, trouble de jouissance, préjudice moral).

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS

12 juin 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505550

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen père d'un enfant français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé sous un mois et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction sous trois jours ouvrables, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : SCHURMANN

12 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409736

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loire-Atlantique refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, sans les retenir. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien.

Avocat : THULLIER

12 juin 2025• 6ème Chambre