882 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
882
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 209
Avec résumé IA
Avocat : CABINET RICHARD
Avocat : SCP RICHARD
Avocat : RICHARD
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande d'annulation de la décision du 16 novembre 2023 par laquelle l'ambassade de France en Union des Comores a refusé de délivrer un passeport français à quatre enfants mineurs. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a rappelé que le refus de délivrance d'un passeport ne peut être justifié que par un doute suffisant sur l'identité ou la nationalité du demandeur, et que ce doute doit reposer sur des éléments établissant l'irrégularité ou la falsification des actes d'état civil produits. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 et de l'article 18 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B... demandant la condamnation de la commune de Géry à réparer les désordres (remontées d'humidité et défaut de raccordement) affectant son immeuble, qu'il attribue à des travaux de voirie réalisés en 2018. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de prescription quadriennale soulevée par la commune, jugeant que le préjudice n'avait été entièrement révélé qu'en 2019, et que la demande de 2023 n'était donc pas prescrite au regard de la loi du 31 décembre 1968. Sur le fond, la décision se prononce sur la responsabilité de la commune pour dommages de travaux publics, en application des principes généraux de la responsabilité sans faute.
Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des arrêtés d’exclusion temporaire de six mois prise par le maire de Laneuveville-devant-Nancy à l’encontre de M. D..., agent territorial. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, en arrêt maladie jusqu’au 14 janvier 2026, ne démontrait pas une privation immédiate et totale de revenus compte tenu des ressources de son foyer. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l’administration à la reloger, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 août 2023. La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de relogement dans le délai de six mois. Le tribunal a pris en compte les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et sa fille, notamment un loyer disproportionné, pour évaluer le préjudice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Pont-à-Mousson pour le placement de son mari en EHPAD sans son consentement. Le tribunal a jugé que Mme A..., n'étant pas titulaire d'une mesure de protection juridique à l'égard de son époux, ne pouvait se prévaloir d'un droit de consentir à son placement, le libre choix des prestations étant garanti à la personne accueillie elle-même en vertu de l'article L. 311-3 du code de l'action sociale et des familles. Aucune faute n'a donc été retenue à l'encontre du centre hospitalier, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., un moniteur-éducateur, qui contestait sa révocation et sa radiation des cadres prononcées par le centre hospitalier de Bar-le-Duc pour des faits de vente de tabac à des patients, de vente de jus de pomme et d'usage personnel d'un véhicule de service. Le tribunal a jugé que la décision de révocation était suffisamment motivée et que la procédure disciplinaire n'était pas entachée d'un vice, le droit de se taire n'étant pas applicable lors d'un entretien préalable non lié à une enquête administrative. Il a également estimé que les faits n'étaient pas prescrits, qu'ils constituaient des fautes disciplinaires, et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée. La demande de M. B... a donc été rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence, en raison de la présomption d'urgence applicable en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour et de la situation précaire de la requérante, qui élève seule sa fille et subit une suspension de son contrat de travail. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 432-3, L. 433-2 et L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 25 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut de consultation du collège de médecins de l'OFII, seul soulevé dans le résumé, n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.