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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 409 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 409

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 386

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ICHEEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513366

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant afghan bénéficiaire du statut de réfugié, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. La requête faisait suite à un blocage informatique sur le téléservice "Administration nationale des étrangers en France" empêchant toute démarche en ligne. La juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'atteinte aux droits de l'intéressé (libre circulation, logement, éducation). Le délai accordé à l'administration pour fixer ce rendez-vous est de quinze jours, sans astreinte.

Avocat : MICHEL

26 mai 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405194

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la sanction disciplinaire d'exclusion de fonctions pour douze mois avec sursis de six mois prononcée par la société La Poste. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure, de défaut d'examen de sa situation et de caractère non établi des faits. Il a jugé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des fautes commises, sans se prononcer sur le harcèlement moral allégué. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1, L. 533-1 et L. 533-3 du code général de la fonction publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FREICHET

23 mai 2025• 7ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501371

Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A, ressortissante serbe, visant à obtenir la rectification de son prénom sur son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'attestation litigieuse, bien qu'erronée, justifie déjà de la régularité de son séjour et que le silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, en méconnaissance des conditions posées par l'article L. 521-3. La décision applique les articles R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

23 mai 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403976

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d’examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation dans l’application de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, les moyens soulevés contre l’obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l’interdiction de retour, fondés sur l’illégalité de la décision de refus de séjour ou sur la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été écartés.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

22 mai 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402193

Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut d'examen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge de M. A une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

22 mai 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306100

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête du syndicat de copropriété de l'immeuble situé au 115 avenue du Casino, qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Valras-Plage du 11 octobre 2023 portant cession de la parcelle BI n°25. Le tribunal a jugé que le délai de convocation de cinq jours francs avait été respecté et que la note explicative de synthèse était suffisante au regard des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence d'intérêt général du projet n'était pas fondé. En conséquence, la délibération attaquée a été validée et les conclusions du syndicat rejetées.

Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C

22 mai 2025• 4ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504645

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Gonesse. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au liquidateur de la société Alric de lui transmettre les documents financiers relatifs au compte prorata d'un marché de travaux résilié. Le juge a estimé que la commune ne démontrait pas que la continuité du chantier était menacée, condition nécessaire pour caractériser l'urgence requise par ce texte.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

20 mai 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2501286

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour en qualité de conjoint de français. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa a été délivré par l’autorité consulaire, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. En conséquence, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la question prioritaire de constitutionnalité soulevée, devenue sans objet. L’État est condamné à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BELAICHE

16 mai 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2111905

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la communauté d'agglomération Seine-Normandie agglomération, qui contestait le refus de remise gracieuse des intérêts de retard et majorations liés à un rattrapage de redevances pour pollution d'origine domestique et modernisation des réseaux de collecte. La juridiction a jugé que les décisions de l'agence de l'eau Seine-Normandie étaient suffisamment motivées et que la demande de remise gracieuse était prématurée, aucun titre de recettes n'ayant été émis à la date du premier refus. Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et du livre des procédures fiscales.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

16 mai 2025• 6ème Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402550

Désistement de Mme B de son recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Brignais constatant la caducité de son permis de construire. Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance du 16 mai 2025, donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution n'est retenue, la requête étant abandonnée par la requérante.

Avocat : MICHEL

16 mai 2025
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500240

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire une stabulation délivré au GAEC Duroy par le maire de Perpezac-le-Blanc. En application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, l'auteur d'un recours contre une décision d'urbanisme doit notifier son recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire dans un délai de quinze jours francs. Mme B n'ayant pas justifié de cette notification malgré une demande de régularisation, sa requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

15 mai 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502352

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Orléans Loiret Palestine demandant la suspension de la décision du maire d'Orléans du 7 mai 2025 refusant la mise à disposition de la salle "Eiffel" pour une conférence sur le droit international en Palestine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ayant disposé d'un délai suffisant pour organiser la conférence ailleurs après avoir été informée du refus, et qu'il n'existait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a retenu que le refus était justifié par des risques avérés de troubles à l'ordre public, compte tenu du contexte local tendu et de la présence d'une intervenante dont les prises de position suscitent des rassemblements. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la sécurité intérieure.

Avocat : AARPI RICHER & ASSOCIES DROIT PUBLIC

14 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401661

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 8 août 2022 par laquelle le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique avait prononcé une sanction de déplacement d’office à l’encontre de M. C, technicien de laboratoire. La juridiction a retenu que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 532-5 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, dès lors qu’elle ne précisait pas les griefs retenus contre l’agent. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d’annulation sans examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : MICHEL

13 mai 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503170

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de M. A, détenu, contestant son placement à l'isolement pour trois mois ordonné par le chef d'établissement de la maison d'arrêt de Strasbourg. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de fondement légal, le caractère non établi des risques, l'ancienneté des faits, le détournement de pouvoir ou l'incompatibilité avec l'état de santé, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code pénitentiaire.

Avocat : CHICHE RAPHAEL

13 mai 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406167

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Moselle refusant la délivrance d’un titre de séjour. Par un mémoire du 16 avril 2025, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation, injonction et astreinte), désistement dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser à Mme A une somme de 1 000 euros au titre des frais de l’instance.

Avocat : MICHEL

12 mai 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2203587

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le maire d'Agel s'était opposé à la déclaration préalable de Mme C pour le ravalement de façade et la réouverture d'une fenêtre. Le tribunal a relevé que la décision contestée n'était pas purement confirmative de celle de 2018, en raison d'un changement de pétitionnaire et de circonstances, et a jugé que le motif d'opposition fondé sur l'absence d'accord du gestionnaire du domaine public était entaché d'erreur de droit. Il a également estimé que les travaux de réfection de la clôture existante, sans modification de son emplacement, ne relevaient pas de l'article R. 421-12 du code de l'urbanisme et étaient donc dispensés de formalités. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition dans un délai d'un mois et a condamné la commune à verser 1 500 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C

7 mai 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301905

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence "La lagune et la mer" d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Cyprien du 27 février 2023. Cet arrêté enjoignait au syndicat d'enlever un échafaudage et un grillage obstruant un passage privé, afin de permettre le passage d'engins de chantier et de secours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire pouvait légalement, sur le fondement de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales), ordonner la suppression d'obstacles sur une propriété privée pour des motifs impérieux de sécurité publique et de continuité des travaux d'intérêt général. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C

6 mai 2025• 5ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307355

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Il a également opposé l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 14 septembre 2023 ayant déjà statué définitivement sur le même arrêté entre les mêmes parties. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : MICHEL

6 mai 2025• 7éme chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301569

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par M. D, cadre de La Poste, d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions de radiation des cadres pour abandon de poste (25 octobre 2023 et 29 février 2024) et d’une demande indemnitaire. Le tribunal a constaté que la première décision avait été retirée par la seconde, et a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 29 février 2024 comme tardives. En conséquence, il a également rejeté les conclusions indemnitaires, faute d’illégalité fautive établie. La solution s’appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l’abandon de poste.

Avocat : FREICHET

5 mai 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501376

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 9 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à M. B, un ressortissant salvadorien ayant sollicité le réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et ne permettait pas de vérifier que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également relevé un vice de procédure, l'entretien de vulnérabilité s'étant déroulé sans interprète, privant M. B de son droit à l'information garanti par les articles L. 551-10 et D. 551-16 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

2 mai 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS