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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

984 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

984

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 171

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ISSAEffacer tout
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401647

Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné les requêtes de Mme A... contestant le bien-fondé d’un indu d’APL, de RSA et de primes, ainsi que les décisions de la commission de recours amiable de la CAF de la Somme. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’indu de RSA, le département ayant déjà accordé une remise partielle de cette dette. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de Mme A... comme irrecevables, faute pour elle d’avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable de la CAF pour les indus d’APL et d’ARS. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302285

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA), d'aide exceptionnelle de solidarité et d'aide personnalisée au logement d'un montant initial de 35 881,78 euros. Le requérant soutenait ne pas avoir vécu en couple avec Mme C... entre décembre 2019 et août 2022, mais le tribunal a estimé que la vie de couple était établie. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale et l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu et le rejet du recours administratif préalable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401636

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a examiné la contestation de Mme A... F... relative à un indu d’Aide Personnalisée au Logement (APL) et de prime d’activité de 9 705,78 euros réclamé par la CAF de la Somme pour la période de janvier 2021 à janvier 2023. La requérante soutenait notamment que l’agent de contrôle n’était pas assermenté, qu’elle n’avait pas été informée de ses droits, et qu’elle ne vivait pas en concubinage. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’assermentation, l’agent étant régulièrement assermenté depuis 2012, et a rappelé les obligations d’information prévues à l’article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur les codes de la sécurité sociale, de la construction et de l’habitation, et de justice administrative pour statuer.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506878

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Yvelines lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle du requérant, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte de sa durée de présence et de ses liens familiaux. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en se fondant notamment sur les dispositions de la loi du 26 janvier 2024 relative à l'immigration.

Avocat : SIDI-AISSA

20 novembre 2025• 6ème chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401717

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations familiales d'un montant total de 18 724,24 euros, pour la période de septembre 2021 à novembre 2023. La requérante soutenait ne pas vivre en couple avec M. D..., mais le tribunal a estimé que les éléments du dossier établissaient l'existence d'une vie de couple stable et continue, conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3, L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles et à l'article 515-8 du code civil. Par conséquent, l'indu était fondé et la demande de remboursement des sommes précomptées a été rejetée.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501616

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un certificat de résidence, annule cette décision. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette illégalité entraîne l’annulation de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : WISSAAD

20 novembre 2025• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518168

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et d'accélérer le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

20 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509879

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Loire le 6 juillet 2025. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour complète, rendant inopérant le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage récent, de l'absence d'insertion significative et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 613-1 et R. 431-12, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : BISSANE

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518932

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et l'accélération du traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par le préfet pendant quatre-vingt-dix jours, conformément aux articles R. 432-2 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande de délivrance d'un récépissé aurait fait obstacle à l'exécution de ce refus implicite, et la demande d'accélération de l'instruction était devenue sans objet. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

13 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518077

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France (CRRV) rejetant le recours de Mme A... contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour « de retour ». La requérante, titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en décembre 2025, soutenait que l’urgence était caractérisée par son impossibilité de rejoindre son fils mineur en France et par sa convocation devant le juge des enfants. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : WISSAAD

12 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510715

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Yvelines a convoqué la requérante à un rendez-vous le 24 octobre 2025. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, rejetant par ailleurs la demande au titre des frais de justice.

Avocat : SIDI-AISSA

10 novembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305577

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., qui sollicitait 6 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence. La requérante, reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence, avait refusé trois propositions d’hébergement, notamment pour des motifs personnels (éloignement de Grenoble). Le tribunal a estimé qu’aucune faute de l’État n’était établie, ces refus étant injustifiés au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

7 novembre 2025• Juge unique 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502552

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés d'un défaut d'examen et d'une erreur de droit, en retenant que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de faits exposant l'intéressé à des condamnations pénales. La solution s'appuie sur les stipulations de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ISSA

7 novembre 2025• Chambre 2
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512349

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension d’une décision implicite de rejet du préfet de l’Essonne refusant la délivrance d’un titre de séjour à un ressortissant ghanéen. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne justifiant pas d’une situation particulière nécessitant une suspension immédiate. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23, L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL JOVE LANGAGNE BOISSAVY AVOCATS

5 novembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508194

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté du préfet de Vaucluse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté était manifestement infondé, la décision étant suffisamment motivée au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à la situation familiale, ont été rejetés car non assortis de précisions suffisantes ou inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BISSANE

3 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518219

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine et l'obligeant à quitter le territoire. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.

Avocat : F.ISSAD AVOCAT

3 novembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502142

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 3, paragraphe 1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, car la cellule familiale (concubinage avec un réfugié guinéen et enfant né en 2024) ne peut se reconstituer dans les pays d'origine des parents. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : KOUM DISSAKE

30 octobre 2025• 2 ème Chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503419

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé suspension de Mme B... contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de titre de séjour, rendant les conclusions de suspension manifestement mal fondées. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a relevé que la requête au fond en annulation suspendait déjà son exécution en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a été rejetée sans instruction ni audience.

Avocat : ISSA

30 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400026

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé la délivrance d'un titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le préfet, en examinant d'office la possibilité d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était tenu de saisir la commission du titre de séjour pour avis, ce qu'il n'a pas fait. Cette omission a entaché la procédure d'irrégularité, justifiant l'annulation de la décision.

Avocat : KOUM DISSAKE

30 octobre 2025• 2 ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518216

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de l'absence de décision explicite de refus et de la possibilité de soigner son enfant en Côte d'Ivoire. Par conséquent, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, ainsi que les demandes au titre des frais de justice.

Avocat : WISSAAD

29 octobre 2025