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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

695 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

695

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 067

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ISSAEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521941

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant nigérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé et l'instruction de sa demande de titre de séjour « recherche d'emploi – création d'entreprise ». En cours d'instance, le préfet a convoqué le requérant pour instruire son dossier, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

29 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521479

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante dominicaine, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'utilité de la mesure n'est pas remplie, car la requérante n'a pas produit les justificatifs requis par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ceux attestant de six mois de communauté de vie, rendant le défaut d'instruction non imputable à l'administration. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

29 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313169

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence en France depuis 2018, du mariage avec une compatriote en situation régulière, et de la présence de leurs deux enfants nés en France. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence d'un an mention "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313327

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais entré en France à 12 ans. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France, de la scolarité accomplie et de la résidence régulière de sa famille. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301881

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite par laquelle le préfet de l’Isère a refusé de renouveler la carte de résident de 10 ans de M. A..., ressortissant turc, en ne lui délivrant qu’une carte de séjour temporaire. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

23 décembre 2025• 6ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512003

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 27 août 2025 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour, au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. M. A... justifiait en effet d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans et d'une insertion professionnelle stable comme ouvrier paysagiste depuis 2018.

Avocat : SIDI-AISSA

23 décembre 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307089

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la procédure de saisine du collège de médecins de l'OFII avait bien été respectée et que le requérant, malgré la gravité de son état de santé, pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, conformément à l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. La décision a également été considérée comme proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été déclarée irrecevable pour tardiveté, subsidiairement non fondée.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

23 décembre 2025• 5ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2303795

Tribunal administratif d'Amiens, décision du 20 octobre 2023. Le requérant contestait la radiation de son revenu de solidarité active (RSA) et le remboursement d'un indu de 9 397,31 euros, motifs pris de l'incompétence de l'auteur de l'acte et d'une erreur de fait sur sa résidence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de résidence stable et effective en France, prévues aux articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, n'étaient pas remplies.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

22 décembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515390

Le Tribunal Administratif de Montreuil a donné acte du désistement de Mme A..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder un titre de séjour exceptionnel. Après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, elle n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Conformément à cet article, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.

Avocat : WISSAAD

22 décembre 2025
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502575

Le Tribunal administratif d'Amiens a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du syndicat national des enseignants et des personnels UNSA de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation du refus implicite du recteur de l'académie d'Amiens de communiquer des documents relatifs à la rentrée scolaire 2024, sur le fondement des articles L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 761-1 du code de justice administrative. Aucune circonstance ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte et a clos l'instance.

Avocat : COLIN GADY PUISSANT AVOCATS

22 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504018

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant érythréen, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de remise était légale, la préfète ayant démontré que M. B... bénéficiait d’une protection subsidiaire en Italie, et que les craintes de persécutions dans ce pays n’étaient pas établies. Il a également validé l’assignation à résidence, estimant que l’éloignement présentait une perspective raisonnable. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 531-32 et L. 621-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : WISSAAD

19 décembre 2025• Juge unique - Eloignement
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501052

Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant congolais, contestant le refus de titre de séjour opposé par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur les articles L. 422-1 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. A... est régie par la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993. Après avoir substitué cette base légale, le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour, au motif que le préfet n'a pas examiné si M. A... remplissait les conditions de l'article 9 de cette convention pour la délivrance d'un titre "étudiant".

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

18 décembre 2025• 4ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506194

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant vietnamien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BISSANE

18 décembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505942

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, conservait des attaches familiales au Maroc et ne justifiait pas d'une insertion suffisamment stable en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BISSANE

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401730

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a examiné deux requêtes de M. B..., ressortissant marocain. La première requête, dirigée contre un refus implicite de titre de séjour, a fait l'objet d'un non-lieu à statuer après que la préfète a pris une décision expresse. La seconde requête contestait l'arrêté du 3 février 2025 refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. B....

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532291

Le tribunal administratif de Paris, saisi par transmission du tribunal administratif de Versailles, est confronté à une question de compétence territoriale dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée, soit le tribunal administratif de Versailles. Constatant que M. A... a été remis en liberté et ne réside plus dans le ressort du tribunal de Paris, le juge ordonne le renvoi du dossier au tribunal administratif de Versailles, désormais territorialement compétent pour statuer sur la requête.

Avocat : SIDI-AISSA

18 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419469

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme E... contestant le refus de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) de lui attribuer une bourse scolaire pour ses cinq enfants au titre de l’année 2023-2024. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, l’inexactitude de l’appréciation de ses ressources et une méconnaissance du droit à l’éducation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l’éducation et l’instruction spécifique applicable. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : AISSAOUI

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406011

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant congolais. La décision est annulée pour défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus implicite malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

16 décembre 2025• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507437

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée récente en France de l'intéressé, de sa situation personnelle (célibataire sans enfant) et de son absence de droit au séjour. Concernant le refus de délai de départ volontaire, le tribunal a jugé que le risque de soustraction était établi, car M. B. ne justifiait pas d'une entrée régulière et s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire. La solution s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SIDI-AISSA

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507426

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de trois ans prise par le préfet des Yvelines. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition nécessaire pour bénéficier des stipulations de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et que l'interdiction de retour était proportionnée. Les autres moyens, tirés de l'illégalité du refus de titre et de la méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.

Avocat : SIDI-AISSA

15 décembre 2025• 2ème chambre