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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

736 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

736

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 368

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ISSAEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501257

Le Tribunal Administratif de Nancy annule la décision implicite par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé d’admettre au séjour M. A..., ressortissant ivoirien. La juridiction estime que ce refus est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’ancienneté de la présence en France du requérant (depuis 2017), de son parcours d’insertion professionnelle stable (CDI de boulanger, CAP obtenu) et de son logement autonome. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié » sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans un délai de deux mois.

Avocat : ISSA

9 décembre 2025• Chambre 1
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507607

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'inexistence de la décision d'interdiction de retour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention européenne des droits de l'homme et de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521067

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant togolais, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la demande était devenue sans objet car, depuis son dépôt, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour était née en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce que l'article L. 521-3 interdit. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

4 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508254

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2025 refusant son admission au bénéfice de l'asile et désignant le pays de destination. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur de droit, estimant que le ministre ne s'était pas estimé lié par l'avis de l'OFPRA, mais avait procédé à un examen individuel de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens de défaut d'examen et d'erreur d'appréciation, jugeant que la demande d'asile était manifestement infondée et que les risques allégués n'étaient pas établis. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris sa demande de frais de justice, tout en lui accordant l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : EBISSAYI

3 décembre 2025• Eloignement 72 heures
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03239

Avocat : BISSANE

2 décembre 2025• 4ème chambre-formation à 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409140

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement du certificat de résidence algérien de 10 ans de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la préfète de l'Isère avait commis une erreur de droit en refusant le renouvellement, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit un renouvellement automatique sans restriction, sauf menace pour l'ordre public, ce qui n'était pas invoqué. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2208270

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la société ACF Neobridge contestant une décision de la préfète de la région Grand Est lui imposant le reversement de sommes perçues au titre de la formation professionnelle. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 30 mai 2022, celle-ci étant substituée par la décision du 13 octobre 2022 prise sur recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article R. 6362-6 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour ce motif de procédure, sans examen au fond des moyens soulevés par la société.

Avocat : TISSANDIER

2 décembre 2025• 6ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520371

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet des Hauts-de-Seine la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la demande de la requérante avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée, qui tendait à faire obstacle à l'exécution de cette décision de rejet, ne pouvait être ordonnée dans le cadre de ce référé, sauf à prévenir un péril grave, ce qui n'était pas démontré.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

1 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514328

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., demandeur d'asile haïtien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable car présentée tardivement, au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 555-1 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision attaquée, notifiée le 12 septembre 2025, mentionnait ce délai, et la requête n'a été enregistrée que le 27 septembre 2025.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

26 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE02364

Avocat : WISSAAD

25 novembre 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518168

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et d'accélérer le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

20 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501616

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un certificat de résidence, annule cette décision. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Cette illégalité entraîne l’annulation de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : WISSAAD

20 novembre 2025• 8ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302285

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA), d'aide exceptionnelle de solidarité et d'aide personnalisée au logement d'un montant initial de 35 881,78 euros. Le requérant soutenait ne pas avoir vécu en couple avec Mme C... entre décembre 2019 et août 2022, mais le tribunal a estimé que la vie de couple était établie. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale et l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu et le rejet du recours administratif préalable.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506878

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Yvelines lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle du requérant, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte de sa durée de présence et de ses liens familiaux. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en se fondant notamment sur les dispositions de la loi du 26 janvier 2024 relative à l'immigration.

Avocat : SIDI-AISSA

20 novembre 2025• 6ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401647

Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné les requêtes de Mme A... contestant le bien-fondé d’un indu d’APL, de RSA et de primes, ainsi que les décisions de la commission de recours amiable de la CAF de la Somme. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’indu de RSA, le département ayant déjà accordé une remise partielle de cette dette. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de Mme A... comme irrecevables, faute pour elle d’avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable de la CAF pour les indus d’APL et d’ARS. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401717

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations familiales d'un montant total de 18 724,24 euros, pour la période de septembre 2021 à novembre 2023. La requérante soutenait ne pas vivre en couple avec M. D..., mais le tribunal a estimé que les éléments du dossier établissaient l'existence d'une vie de couple stable et continue, conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3, L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles et à l'article 515-8 du code civil. Par conséquent, l'indu était fondé et la demande de remboursement des sommes précomptées a été rejetée.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402865

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, pour contester un refus de titre de séjour (requête n°2402865) et une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour de cinq ans (requête n°2506067). Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a joint les deux requêtes pour y statuer par un seul jugement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les visas mentionnent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les conventions internationales précitées.

Avocat : SIDI-AISSA

20 novembre 2025• 8ème chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401636

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a examiné la contestation de Mme A... F... relative à un indu d’Aide Personnalisée au Logement (APL) et de prime d’activité de 9 705,78 euros réclamé par la CAF de la Somme pour la période de janvier 2021 à janvier 2023. La requérante soutenait notamment que l’agent de contrôle n’était pas assermenté, qu’elle n’avait pas été informée de ses droits, et qu’elle ne vivait pas en concubinage. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’assermentation, l’agent étant régulièrement assermenté depuis 2012, et a rappelé les obligations d’information prévues à l’article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur les codes de la sécurité sociale, de la construction et de l’habitation, et de justice administrative pour statuer.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509879

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Loire le 6 juillet 2025. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour complète, rendant inopérant le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage récent, de l'absence d'insertion significative et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 613-1 et R. 431-12, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : BISSANE

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518077

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France (CRRV) rejetant le recours de Mme A... contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour « de retour ». La requérante, titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en décembre 2025, soutenait que l’urgence était caractérisée par son impossibilité de rejoindre son fils mineur en France et par sa convocation devant le juge des enfants. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : WISSAAD

12 novembre 2025