867 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
867
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 468
Avec résumé IA
Avocat : JACQUEMET
Avocat : FREREJACQUES
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de la société O'Corner, qui contestait une amende administrative de 48 200 euros infligée par le directeur de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la Guadeloupe pour des manquements aux obligations d'information des consommateurs (allergènes, origine des viandes, affichage des prix). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas changé de position en prononçant l'amende après avoir adressé une lettre d'intention d'injonction, ces deux procédures étant distinctes et cumulables en vertu des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de la consommation. La décision a été prise en formation de 1ère chambre, dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SELAS EMMANUEL JACQUES ALMOSNINO
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a examiné le recours pour excès de pouvoir de la société FOOD CONCEPTS contre la décision du 25 août 2023 du président de la commission d'urbanisme lui ordonnant de cesser toute activité de restauration sur place dans son établissement "L'Isoletta". Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, estimant que la requête était recevable. Sur le fond, il a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était fondée sur une base légale erronée (article 132-7 du code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy) et qu'elle devait être substituée par les dispositions de l'article 59 de l'ancien code de l'urbanisme applicable à Saint-Barthélemy. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande, présentée par courrier pour un titre relevant des « liens privés et familiaux », n’avait pas été déposée selon les règles applicables (comparution personnelle en préfecture, faute d’une prescription de dépôt postal par le préfet). En conséquence, le silence gardé par l’administration n’a pu faire naître une décision faisant grief, rendant le recours irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite de délivrance d’une carte de séjour « étudiant ». La demande de titre, présentée par voie postale, était irrégulière car l’arrêté du 27 avril 2021 impose l’utilisation d’un téléservice pour ce type de carte. En l’absence de décision administrative faisant grief, le recours pour excès de pouvoir a été jugé manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite de délivrance d'une carte de séjour « étudiant ». Le juge a constaté que la demande de titre, qui devait obligatoirement être effectuée via un téléservice conformément à l'arrêté du 27 avril 2021 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, avait été irrégulièrement présentée par voie postale. En l'absence d'impossibilité d'utiliser le téléservice, le silence gardé par la préfecture n'a pas fait naître de décision susceptible de recours. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet de lui délivrer une carte de séjour « étudiant ». Le juge a constaté que la demande de titre, qui devait obligatoirement être effectuée via un téléservice en vertu de l’arrêté du 27 avril 2021 pris pour l’application de l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, avait été irrégulièrement présentée par voie postale. En l’absence d’impossibilité d’utiliser le téléservice, le silence gardé par l’administration n’a pu faire naître une décision susceptible de recours. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête de M. B... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre, fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, a été irrégulièrement présentée par voie postale, alors que le préfet n'avait pas prescrit ce mode de dépôt. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître de décision faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir manifestement irrecevable. La requête est donc rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le maire de Montigny-Lès-Cormeilles ordonnait à la SAS Emao d'interrompre ses travaux de restauration et de déposer une nouvelle demande d'autorisation. La décision a été jugée illégale car signée par une adjointe au maire ne justifiant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée, ce qui constitue un vice d'incompétence. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir de la commune, considérant que le courrier litigieux constituait bien une décision faisant grief et que la société avait régularisé la qualité de sa représentante. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : JACQUES-ALEXANDRE BOUBOUTOU
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l’isolement d’un détenu prise par la directrice adjointe du centre pénitentiaire de Châteauroux. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (erreur de fait, vice de forme, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire relatives à l’isolement.
Avocat : CABINET ANNA-MAY JACOB COUDERC
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une agente du Centre Hospitalier de Gonesse contestant le refus de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et demandant une indemnisation pour le traitement non perçu. Le tribunal a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, ne l’a pas fait dans le délai imparti. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de l'EHPAD Les Jardins de Chagot tendant à la décharge de la taxe sur les salaires pour 2018 et 2019. Le litige portait sur l'inclusion dans l'assiette de cette taxe des indemnités de plein traitement versées aux fonctionnaires en congé de maladie, que l'établissement estimait être des revenus de remplacement exclus. Le tribunal a jugé que, selon l'article 231 du code général des impôts, ces sommes constituent des rémunérations imposables, sans que la différence de traitement avec le secteur privé ou les commentaires administratifs invoqués ne puissent justifier une exonération.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge constate que la demande avait été irrégulièrement présentée par voie postale, alors que le préfet n'avait pas prescrit ce mode de dépôt, et que le silence gardé n'a donc pu faire naître une décision faisant grief. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, présentée par voie postale pour un titre fondé sur les liens privés et familiaux, était irrégulière car le préfet n'avait pas prescrit ce mode de dépôt, la comparution personnelle étant requise. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pu faire naître une décision implicite faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3, R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté que la demande avait été irrégulièrement présentée par voie postale, alors que le préfet n’avait pas prescrit ce mode de dépôt pour cette catégorie de titre, rendant impossible la naissance d’une décision implicite faisant grief. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté que la demande avait été irrégulièrement présentée par voie postale, alors que le préfet n’avait pas autorisé ce mode de dépôt, et que le silence gardé n’avait donc pu faire naître une décision susceptible de recours. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête de M. B... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge constate que la demande de titre, ne relevant pas d’un téléservice obligatoire, devait être présentée par comparution personnelle en préfecture et non par voie postale, en l’absence d’une prescription préfectorale autorisant ce mode de dépôt. Dès lors, le silence gardé par l’administration sur une demande irrégulièrement présentée n’a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle avait assigné à résidence M. A pour une durée de quarante-cinq jours. La juridiction a relevé que la préfète avait méconnu le champ d'application de la loi en fondant sa décision sur un arrêté abrogé, en l'occurrence l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de l'ordonnance n° 2024-799 du 12 juillet 2024. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : JACQUIN