1 606 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 606
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 555
Avec résumé IA
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Avocat : FITZJEAN O COBHTHAIGH
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de Meurthe-et-Moselle sur les demandes de titre de séjour et de récépissé de Mme A..., ressortissante iranienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas de conséquences graves et immédiates sur sa situation, alors qu'elle se maintient irrégulièrement en France depuis le refus de renouvellement de son titre de séjour en 2023. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 4 décembre 2025 de la préfète de la Dordogne l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen sérieux de la situation. Il a estimé que la décision d'assignation à résidence était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les obligations de présentation et de présence imposées au requérant étaient justifiées.
Avocat : JEAN
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 18 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII à Rennes avait refusé d’accorder les conditions matérielles d’accueil à M. A..., un demandeur d’asile. Le juge a constaté que la décision contestée avait été signée et remise au requérant avant même le début de l’entretien d’évaluation de sa vulnérabilité, sans que la directrice territoriale ait eu connaissance des éléments recueillis lors de cet entretien. Cette procédure a été jugée contraire aux articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent une prise en compte effective de la vulnérabilité du demandeur. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.
Avocat : JEANMOUGIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis de classer sans suite ses demandes de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 11e chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 22 décembre 2025.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme D... contestant le refus implicite puis explicite de délivrance d’un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car M. D..., ressortissant algérien, ne justifiait pas d’une entrée régulière sur le territoire et ne remplissait pas les conditions pour une délivrance de plein droit en tant que conjoint de Français. La décision a également validé l’obligation de quitter le territoire, estimant qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les requêtes ont été rejetées, et les demandes d’injonction et de frais de justice ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 4 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme D... contestant le refus implicite puis explicite de délivrance d’un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, considérant que la préfète avait suffisamment examiné la situation personnelle et familiale des requérants, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions relatives au récépissé de demande de titre de séjour, devenues sans objet.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du 7 mai 2025 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen de sa situation personnelle et d'erreur de fait, en se fondant sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été jugée légalement justifiée au regard de la situation de l'intéressé, entré irrégulièrement et sans titre de séjour valide.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 1er décembre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté le 2 décembre 2025 et a placé l’intéressé en rétention administrative. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a par ailleurs admis provisoirement M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui accorder un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a mis en fabrication un titre de séjour valable un an, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de la requérante au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme Mattioli, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du garde des sceaux refusant son détachement auprès d’une commune. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence d’examen de sa situation individuelle et une erreur de droit, estimant que le refus ne pouvait être fondé que sur les nécessités du service ou un avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l’administration avait légalement pu opposer un refus en se fondant sur l’article L. 513-8 du code général de la fonction publique, dès lors que le niveau des missions et les conditions de recrutement entre le corps d’origine et le cadre d’emplois d’accueil n’étaient pas comparables.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal administratif de Mayotte, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A... B... visant à obtenir une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande est manifestement infondée car elle tend à faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet, née du silence gardé par le préfet sur la demande initiale de l’intéressé, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions de la requête.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. Didier Duplouy contestant l'arrêté du maire du Pallet du 25 janvier 2022, qui fixait à sa charge une consignation pour l'évacuation de gravats et remblais sur sa parcelle. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions principales de la requête, d'une part car l'arrêté contesté constitue une mesure préparatoire à l'édiction d'un titre exécutoire et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, et d'autre part car la demande de partage des frais avec un tiers relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de recevabilité ou de fond.
Avocat : JEAN-MEIRE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant comorien. Le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, ce qui était le cas en l'espèce. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et a enjoint au préfet de délivrer un récépissé autorisant M. B... à travailler.
Avocat : CELESTE & JEAN
Le Tribunal Administratif de Mayotte, par une ordonnance du 17 décembre 2025, a donné acte du désistement de Mme C..., agissant pour sa fille mineure, qui contestait le refus implicite du préfet de Mayotte de délivrer un document de circulation pour étranger mineur. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du même code, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions.