5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 167
Avec résumé IA
Désistement d'office. Le Tribunal administratif de Melun a constaté que M. B... n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation d'une interdiction de conduire, malgré une demande en ce sens adressée à son conseil. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le requérant est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de titre de séjour formée par un ressortissant indien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de risque grave pour sa sécurité en cas de retour en Inde et ne pouvant se prévaloir de la qualité de mineur isolé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande étant manifestement mal fondée. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : SORRIAUX JONATHAN
Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet de l'Eure avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante marocaine, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de son séjour en France (six ans), de la présence de son mari en situation régulière et de son enfant scolarisé. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations conventionnelles.
Avocat : GOUJON
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... C... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 7 janvier 2026 ordonnant son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que l'absence d'examen réel de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie et que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme A... C....
Avocat : LEJOSNE
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 décembre 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour six mois à la suite d'un excès de vitesse. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de droit au regard des articles L. 224-2 du code de la route) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Allier de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que ce refus implicite avait été remplacé par un arrêté explicite de refus du 13 novembre 2023, contre lequel les conclusions devaient désormais être dirigées. Il a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de cette décision expresse. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer des liens familiaux et personnels suffisamment stables et intenses en France. La requête a donc été rejetée.
Avocat : BOURJOLLY
Refus de délivrance de carte nationale d'identité et de passeport à un enfant. Le Tribunal Administratif de Strasbourg donne acte du désistement de la requérante, faute pour elle d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. La solution retenue est le désistement d'office, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : MAHDJOUB
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par Mme B... pour suspendre plusieurs décisions de refus d’aides sociales (FUA, FSL, RSA, aide individuelle) prises par le conseil départemental du Finistère et la CAF. La requérante invoquait l’urgence liée à sa situation de vulnérabilité et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment pour erreur de droit et défaut d’examen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie et que les conclusions étaient irrecevables faute de recours préalable obligatoire pour le RSA. Les décisions contestées ont été maintenues sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. La juridiction retient que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas suffisamment en compte l'ancienneté et la stabilité de la présence de M. A... en France, ainsi que l'intensité de ses liens personnels et familiaux sur le territoire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
Avocat : BASSETTE BEAUJOUR EVELYNE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEA Domaine de Clapiers. Celle-ci demandait l'annulation de la décision implicite de la commune de Bras refusant d'abroger son plan local d'urbanisme (PLU) en tant qu'il identifie le domaine de Clapiers comme patrimoine à protéger. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en application de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme. Il a estimé que l'ancienneté du domaine et son inscription dans une politique communale de valorisation du patrimoine justifiaient son classement pour des motifs d'ordre culturel.
Avocat : JOURNAULT
Avocat : JOURDAIN
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de classement sans suite d’une demande de titre de séjour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Antony (92) à la date de la décision attaquée, il a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère non réel et sérieux des études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire français, dont l'illégalité n'était pas établie.
Avocat : GOUJON
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 7 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté légalement fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une vie familiale stable et de la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
Avocat : TSOBGNI DJOUMETIO
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant marocain, contestant l’ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation par le préfet du Var, décision confirmée implicitement puis explicitement par le ministre de l’intérieur. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle. Il a également considéré que la décision explicite du 11 mai 2023, qui a ramené l’ajournement à deux ans, s’est substituée à la décision implicite antérieure. La solution retenue est fondée sur les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : BREJOUX
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois. Constatant que le requérant n’a pas répondu à une demande de confirmation du maintien de sa requête, le tribunal, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputé s’être désisté. Par ordonnance du 29 janvier 2026, il a été donné acte de ce désistement.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel la directrice interrégionale des services pénitentiaires de l'outre-mer a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont Mme A... a été victime le 6 mai 2024. Le tribunal estime que la diffusion d'un tract syndical calomnieux, dont Mme A... a pris connaissance en service et qui l'a identifiée nommément, constitue un accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Il enjoint à l'administration de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident dans un délai de deux mois.
Avocat : JEAN-JOSEPH PASCALINE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant le permis de conduire de M. B... pour douze mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la suspension compromettait gravement l'exercice de sa profession de chauffeur routier. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation ou la méconnaissance des articles L. 224-2 et R. 224-6 du code de la route, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance sous astreinte d’un certificat d’immatriculation (carte grise) pour un véhicule acquis en avril 2024. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, le requérant ne justifiant pas avoir fourni l’ensemble des pièces exigées par l’arrêté du 9 février 2009, notamment les justificatifs techniques de conformité pour un véhicule précédemment immatriculé hors de France. En conséquence, la condition d’absence de contestation sérieuse n’étant pas remplie, la mesure sollicitée n’a pas été ordonnée.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. D... et de son épouse, qui contestaient des rappels de TVA (2017-2019) et des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la procédure de contrôle (absence de vérification de comptabilité, méconnaissance du contradictoire et du droit à un procès équitable), un défaut de motivation des propositions de rectification, et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la régularité de la procédure d’évaluation d’office et le bien-fondé des impositions, sans faire droit aux demandes de décharge. Les textes appliqués incluent les articles L. 47 C, L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ADER, JOLIBOIS (AARPI)