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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 373

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 524

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JOEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107970

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, qui contestait son arrêté de révocation pris par la métropole Grenoble-Alpes le 3 novembre 2021. Le tribunal estime que la procédure disciplinaire a été régulière, le requérant ayant refusé de retirer sa convocation au conseil de discipline. Il juge que les faits reprochés (introduction de personnes extérieures sur le site, usage personnel du téléphone professionnel et altercation ayant nécessité l'intervention de la police) sont matériellement établis et constituent des fautes de nature à justifier la sanction de révocation, laquelle n'est pas disproportionnée. La décision est fondée sur les lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203241

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, agent territorial de la commune de La Tronche, qui contestait le refus du maire de reconnaître l'imputabilité au service de son état dépressif. La juridiction a estimé que la décision du 16 mars 2022 était suffisamment motivée et que la composition de la commission de réforme était régulière au regard du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Les conclusions indemnitaires fondées sur l’illégalité des arrêtés et des faits de harcèlement moral ont également été rejetées. La solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

24 juin 2025• 6ème Chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE02343

Avocat : ARAUJO PEREIRA STÉPHANE

24 juin 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308213

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à une ressortissante turque. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante vit en France depuis 2016, est mariée à un compatriote titulaire d'une carte de résident et a deux enfants nés en France. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 juin 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305051

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 26 juin 2023 par lequel le maire d'Echirolles a prolongé la suspension de M. A pour quatre mois. La décision est annulée pour incompétence de son signataire, l'arrêté de délégation ne permettant pas d'établir clairement que l'adjointe déléguée disposait du pouvoir en matière de gestion des ressources humaines. Le tribunal relève également que l'arrêté attaqué, bien que visant les poursuites pénales dont M. A fait l'objet, est insuffisamment motivé sur les raisons pour lesquelles son rétablissement dans ses fonctions ou une affectation provisoire n'étaient pas possibles, en méconnaissance des articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302965

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la SAS Mayotte Channel Gateway d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un titre exécutoire émis par le département de Mayotte pour un montant de 10 113 258,09 euros. Par un mémoire enregistré le 11 juin 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 juin 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : JORION

23 juin 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515071

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a constaté que la RATP avait déclaré sans suite la procédure de passation du marché de sécurité privée contestée par la société BSL Sécurité Paris. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la société BSL Sécurité Paris tendant à la reprise ou à l'annulation de la procédure, celle-ci étant devenue sans objet. La demande de la société BSL Sécurité Paris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : JONES DAY

23 juin 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503593

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant marocain, pour obtenir une autorisation provisoire de séjour après l'annulation d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le préfet de la Gironde avait convoqué le requérant pour lui remettre ce document, rendant la demande d'injonction sans objet sur ce point. Concernant la restitution du passeport et de la carte d'identité, le tribunal a relevé que ces documents étaient retenus par l'autorité judiciaire, échappant à la compétence du préfet. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, et le rejet des conclusions accessoires, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : JOURDAIN DE MUIZON

23 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509703

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de l'exécution des refus de délivrance d'un laissez-passer consulaire émis par l'autorité consulaire française à Mexico pour permettre à deux enfants nés d'une gestation pour autrui (GPA) au Mexique de rejoindre la France avec leur père biologique. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant contribué à leur propre situation d'urgence en choisissant une procédure de GPA à l'étranger et en ne fournissant pas les documents nécessaires à l'administration. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de la Convention internationale des droits de l'enfant et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : JOLY

20 juin 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301652

Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Montsinéry-Tonnegrande de lui délivrer un certificat d’urbanisme informatif. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité des conclusions, en application de l’article R. 410-12 du code de l’urbanisme. Il a jugé que le silence gardé par l’administration pendant un mois valait délivrance tacite d’un certificat d’urbanisme, rendant la décision attaquée favorable au requérant et ne lui faisant pas grief. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : JOUNEAUX

20 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105404

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C, sapeur-pompier, contestant le refus du SDIS de la Vendée de reconnaître l'imputabilité au service de son accident vasculaire cérébral survenu lors d'une garde. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir du SDIS, jugeant que la décision du 2 octobre 2020 n'était pas purement confirmative car elle avait été prise après un réexamen du dossier par une commission de réforme. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au SDIS de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et a mis à sa charge une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : JOYEUX

20 juin 2025• 12eme chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500704

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de communiquer un rendez-vous à M. A, ressortissant surinamais présent en France depuis 2002, afin qu'il puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'ancienneté de la présence de l'intéressé sur le territoire, de ses attaches familiales et de l'absence de réponse de l'administration à ses multiples demandes de rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit à voir sa situation examinée et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JOUNEAUX

20 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206247

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Biviers pour une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande de permis de construire n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable, en application de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

19 juin 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303065

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Y et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Seyssins à la société Edifim Dauphiné pour sept immeubles collectifs (58 logements). Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de la notice paysagère et des insertions graphiques, ainsi que la méconnaissance de plusieurs articles du règlement de la zone UD1 du PLUi de Grenoble Alpes Métropole. Il a considéré que les vices allégués n'étaient pas fondés ou n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative, et a donc validé la légalité de l'arrêté attaqué. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

19 juin 2025• 1ère Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400338

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les requêtes de Mme B, agent communal, contestant le refus de la commune du Tampon de lui verser rétroactivement l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) et l'indemnité d'exercice de missions de préfecture (IEMP) pour la période 2019-2021. La commune avait pris des arrêtés le 4 mars 2024 attribuant ces indemnités avec des coefficients inférieurs à ceux demandés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que la décision implicite de rejet initiale était caduque et que les arrêtés attaqués étaient légaux, fondés sur les décrets n° 97-1223 du 26 décembre 1997 et n° 2002-61 du 14 janvier 2002, sans erreur manifeste d'appréciation ni violation du principe d'égalité.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

19 juin 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400368

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de Mme A, technicienne territoriale, contestant le refus implicite du maire du Tampon de lui accorder le maintien de son régime indemnitaire antérieur via une clause de sauvegarde prévue par une délibération du 30 septembre 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant recevable la contestation de la décision implicite de rejet. Sur le fond, il a estimé que la requérante ne démontrait pas que le montant de ses primes, fixé par des arrêtés individuels devenus définitifs, était inférieur au montant antérieur, et a donc rejeté sa demande d'annulation. La solution s'appuie sur les articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 88 de la loi du 26 janvier 1984 relatifs à la rémunération des fonctionnaires.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

19 juin 2025• 2ème chambre
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500774

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de 607 jours imposé à M. A, ressortissant marocain, pour l’enregistrement de sa demande d’asile constituait une situation d’urgence particulière et une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile, liberté fondamentale. Le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer le requérant dans un délai de trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d’asile, sans pouvoir appliquer l’article L. 531-27 du CESEDA. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-4 du CESEDA, qui imposent un enregistrement sous trois jours ouvrés.

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500775

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante haïtienne qui se voyait imposer un délai de 503 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a considéré que ce délai, largement supérieur au délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du CESEDA, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, lequel constitue une liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante sous trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer l'attestation de demandeur d'asile.

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500798

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, qui contestait le délai de 630 jours imposé pour l’enregistrement de sa demande d’asile. Le juge a reconnu l’urgence, ce délai étant manifestement excessif et privant la requérante de la protection due et des conditions matérielles d’accueil. Il a estimé que ce défaut d’enregistrement dans les délais prévus par le CESEDA portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile, lequel constitue une liberté fondamentale. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d’injonction.

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500777

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante haïtienne se voyant imposer un délai de 608 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a reconnu l'urgence, ce délai étant manifestement excessif et privant la requérante de la protection due aux demandeurs d'asile et de l'accès aux conditions matérielles d'accueil. Il a estimé que ce défaut d'enregistrement dans les délais prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, lequel constitue une liberté fondamentale. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'injonction.

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025