8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 653
Avec résumé IA
Avocat : NIAKATE
Avocat : KADDOURI
Avocat : SABATAKAKIS
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B A C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du 2 mai 2025 de la préfète de l'Essonne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été examinée en formation collégiale après audition du rapport. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
Avocat : KANZA
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de l’EARL Dartois contestant le refus partiel du préfet de la région Hauts-de-France de l’autoriser à exploiter une parcelle de 2,6151 ha à Monceaux-l’Abbaye. Le tribunal a écarté le moyen d’insuffisance de motivation, estimant que l’arrêté détaillait les raisons du refus au regard du schéma directeur régional des exploitations agricoles. Il a également jugé que le préfet pouvait légalement fonder sa décision sur une proposition du directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, en application du décret n°2004-374. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’erreur de droit, considérant que le refus était justifié par l’ordre des priorités défini par le code rural et de la pêche maritime et le SDREA, sans que la requérante ne démontre d’erreur d’appréciation.
Avocat : JANOCKA
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 26 octobre 2023 par laquelle le ministre du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a estimé que le ministre avait suffisamment contrôlé la matérialité des faits lors d'une contre-enquête contradictoire et n'avait pas tenu compte de faits postérieurs à la procédure de licenciement. Il a également jugé que les moyens tirés d'erreurs sur la matérialité des faits et d'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.
Avocat : FREÇON-KAROUT MARINE
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant l’arrêté du préfet de l’Oise du 26 février 2025. Ce refus de titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français, a été jugé légal. Le tribunal a estimé que la requérante, âgée de 71 ans et résidant en France depuis moins d’un an, ne justifiait pas d’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de ses attaches persistantes dans son pays d’origine.
Avocat : ABERKANE
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet de l'Oise a abrogé cet arrêté le 13 août 2025, après que M. A... a obtenu le statut de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ghanéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : KAMARA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de M. C..., ressortissant libyen, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour pour motifs exceptionnels ne pouvait être effectuée par téléservice, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de dépôt régulier de la demande en préfecture et de délivrance d’un récépissé, aucune décision implicite de rejet n’était née, rendant les conclusions irrecevables. Les demandes d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : SKANDER
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Pas-de-Calais refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de fait, jugeant que le requérant ne justifiait pas d'une présence continue en France et que l'activité salariée exercée était illégale. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MUNSEKE BADJIKA
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure n'avait pas méconnu les obligations d'information prévues par les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 16 et 17 du règlement Dublin. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Avocat : LOKAMBA OMBA
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Nice du 19 avril 2023 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’équipements de radiotéléphonie mobile. Les requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête par un mémoire enregistré le 10 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2025. Aucun texte de fond du code de l’urbanisme n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Avocat : KATAM Avocats
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. H, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 octobre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination (Haïti) et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de fait et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Postérieurement à l’introduction de la requête, M. A a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire le 11 février 2025, ce qui a conduit le préfet à abroger l’arrêté litigieux le 4 septembre 2025, en application de l’article L. 613-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, le tribunal a constaté, par ordonnance du 23 septembre 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête, devenues sans objet. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. D... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que si l'urgence était caractérisée pour la mesure d'éloignement, l'intéressé n'établissait pas l'ancienneté et l'intensité de ses liens personnels et familiaux à Mayotte, ni une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : KALED
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était certes remplie, mais que l'atteinte à la vie privée et familiale invoquée n'était pas manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté de son séjour ou de l'intensité de ses liens familiaux à Mayotte. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 5 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la violation du droit d'être entendu, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision et respecté les garanties procédurales applicables.
Avocat : BAKAYOKO