6 207 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 207
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 969
Avec résumé IA
Avocat : KAIGRE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SADAKA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant initialement une injonction au préfet concernant son titre de séjour et des frais d'instance. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement partiel. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par la requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : IHARKANE
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu la situation de l'intéressé, qui disposait d'une autorisation de travail valide avant la décision de refus. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992.
Avocat : KAYEMBE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... qui contestait deux prélèvements de 32,40 euros effectués par l'administration pénitentiaire sur son compte nominatif pour des dégradations matérielles. Le tribunal a jugé que les prélèvements étaient réguliers, car M. A... avait reconnu les faits et accepté la procédure en signant la notification. La décision s'appuie sur les articles L. 332-3 et D. 332-18 du code pénitentiaire, qui autorisent ces retenues pour réparation de dommages. En conséquence, la demande d'indemnisation de 50 000 euros a été rejetée.
Avocat : SALKAZANOV
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... qui contestait deux prélèvements de 32,40 euros effectués par l'administration pénitentiaire sur son compte nominatif pour des dégradations de matériel. Le tribunal a jugé que les prélèvements étaient légaux, car M. A... avait reconnu les faits et accepté la procédure en signant la notification. La décision s'appuie sur les articles D. 332-9, D. 332-18 et L. 332-3 du code pénitentiaire. En conséquence, la demande d'indemnisation de 50 000 euros et la demande de provision de 20 000 euros ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. H... K..., Mme G... C... (agissant pour leurs enfants mineurs) et M. I... K..., contestant le refus de visas de long séjour au titre de la réunification familiale avec B... K..., réfugiée. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée aux décisions consulaires initiales du 13 novembre 2023. Il a annulé cette décision de la commission, estimant que le refus de visa était entaché d'une erreur de droit en ce qu'il appliquait les règles du regroupement familial classique au lieu des dispositions spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux réfugiés.
Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la procédure était régulière, l'obligation de consulter la commission du titre de séjour n'étant pas applicable en l'absence de preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans.
Avocat : KA
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur d'appréciation, atteinte à la vie familiale) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette appréciation tient compte de la condamnation du requérant pour violences conjugales, considérée comme une menace à l'ordre public.
Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a pris acte du désistement du requérant suite à l'obtention de son autorisation de travail. Le juge a néanmoins condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de refus initiale n'a donc pas été examinée sur le fond.
Avocat : FOTSO POUOKAM
Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à enjoindre au préfet de convoquer une étrangère pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer, la préfecture ayant délivré une convocation après l'introduction de la requête, privant la demande de son objet. La demande d'allocation de somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du CJA a été rejetée.
Avocat : KAMARA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté une demande de suspension en urgence d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge des référés a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire, notamment en raison d'irrégularités dans les actes d'état civil produits. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré l'allégation de conséquences sur la vie familiale et la santé.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision de la commission de recours contre les refus de visa de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard des risques médicaux liés à un voyage, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé, celle-ci étant fondée sur des irrégularités dans les actes d'état civil produits. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral retirant une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie par présomption, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la commission de médiation du Tarn-et-Garonne de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a estimé que le requérant ne démontrait pas que son logement actuel était impropre à l’habitation ou dangereux au sens de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La simple ancienneté de sa demande de logement social ne suffit pas à caractériser une situation d’urgence justifiant une reconnaissance prioritaire. Par conséquent, la commission de médiation n’a pas commis d’erreur d’appréciation en rejetant son recours.
Avocat : KASSI