8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 318
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... A... contestant le second renouvellement de son assignation à résidence dans le Maine-et-Loire. Le requérant, ressortissant tchadien sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, soutenait une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 18 mars 2026 était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant guinéen, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet du Bas-Rhin avait pris, le 30 juillet 2025, un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, dans le cadre de l'exécution d'un précédent jugement. Cette décision administrative postérieure fait obstacle à la mesure sollicitée, car la délivrance d'un récépissé ne peut intervenir lorsqu'une obligation de quitter le territoire français a été notifiée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence ou l'utilité de la mesure.
Avocat : SELARL BURKATZKI - BIZZARRI
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : OUDDIZ-NAKACHE
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de Mme B... contre l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes. Il estime qu’aucun des moyens soulevés (erreur de droit sur l’intérêt supérieur de l’enfant, qualification juridique des faits) n’est sérieux. Cette décision confirme le rejet de sa demande de titre de séjour.
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : KANZA
Avocat : KADOCH
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant bissau-guinéen. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'insertion scolaire, de la situation médicale et des perspectives d'intégration professionnelle de l'intéressé, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour au regard de ces éléments, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était signé par une personne habilitée, suffisamment motivé, et qu'il résultait d'un examen conforme des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 notamment). Les autres demandes, incluant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, ont également été rejetées.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, la requérante n'ayant pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TSIKA-KAYA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’une carte de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car le requérant n’apporte aucun élément sérieux contestant les motifs du refus, notamment son manque d’assiduité dans sa formation. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TSIKA-KAYA
Avocat : KARAKUS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à modifier une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la perte d'emploi de la requérante ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et que sa demande, équivalant à une nouvelle requête en référé, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Concernant le recours en excès de pouvoir, il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la décision préfectorale initiale de refus de titre de séjour ayant été retirée après l'introduction de la requête. La juridiction a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HAJI KASEM
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé de décisions préfectorales rejetant une demande de titre de séjour et d'injonction au réexamen. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, bien que dans une situation précaire, ne démontre pas une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment parce que son départ du territoire n'est pas imminent. Le doute sérieux sur la légalité des décisions n'est pas non plus établi en l'état de l'instruction. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé).
Avocat : NIAKATE
Avocat : HOCINI-BROUK KAÏNA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et estime que les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants en l'espèce.
Avocat : SABATAKAKIS
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de visa long séjour pour réunification familiale opposé à l'épouse d'un réfugié. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, en relevant un délai important et insuffisamment justifié entre l'obtention du statut de réfugié par le mari et la demande de visa de la requérante. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement des articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé-suspension et ses conditions (urgence, doute sérieux).
Avocat : KATI