8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 617
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juin 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, une assignation à résidence et une obligation de pointage. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour ne méconnaissait pas les articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenues sans objet.
Avocat : KATI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 7(b) de l'accord franco-algérien de 1968, la requérante ne justifiant pas de ressources suffisantes ou d'une promesse d'embauche. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Avocat : OUDDIZ-NAKACHE
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B..., Mme C... et de la SCI Neco Lady and co visant à suspendre l'arrêté du maire de Saint-Just autorisant la construction d'un pylône de téléphonie mobile de 30 mètres. Les requérants invoquaient l'urgence, notamment en raison du début imminent des travaux, de l'absence d'affichage réglementaire, et de l'atteinte irréversible au cadre de vie et à l'environnement. Ils soutenaient également l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, en raison d'une incompatibilité avec le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) classant le terrain en zone agricole. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent les articles L. 521-1 du code de justice administrative, R. 600-1, R. 424-15 et L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, ainsi que les dispositions du PLU relatives aux zones A.
Avocat : KATAM Avocats
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 16 avril 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à Mme D..., ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de séjour de l'intéressée (depuis 2004), de son mariage avec un Français et de sa qualité de mère de deux enfants français dont la filiation n'était pas contestée. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale".
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de la commune de Capesterre-Belle-Eau à l’indemniser pour la perte de salaires et de la garantie obsèques suite à la fin irrégulière de son contrat de vacataire en 2023. Le tribunal a jugé les conclusions indemnitaires irrecevables, faute pour la requérante d’avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. L’absence de chiffrage du préjudice a également été retenue comme motif d’irrecevabilité.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait les arrêtés préfectoraux du 6 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée et que le préfet n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour, car la décision ne portait pas sur une demande d'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA). Le refus d'un délai de départ volontaire a été considéré comme légal au regard du risque de fuite (articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA).
Avocat : KARASU
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien à un ressortissant algérien marié à une Française. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le refus de renouvellement du récépissé, celui-ci ayant été délivré ultérieurement. En revanche, concernant le certificat de résidence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que l'administration avait commis une erreur de droit en exigeant une condition de communauté de vie effective pour la première délivrance, alors que l'article 6-2 de l'accord franco-algérien de 1968 ne l'impose que pour le premier renouvellement.
Avocat : IHARKANE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 9 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence nécessitant l'intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour a été rejetée.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant son assignation à résidence pour 45 jours par la préfète de la Dordogne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article L. 141-3 du CESEDA, ainsi que l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté d'assignation à résidence pris sur le fondement de l'article L. 731-1 du CESEDA.
Avocat : KAOULA
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la motivation de la décision était suffisante, notamment au regard des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, ont également été écartés.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant géorgien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiés par le préfet de Maine-et-Loire. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que la situation du requérant ne justifiait pas la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal administratif de Paris statue sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il constate que le requérant est assigné à résidence dans le Val-d'Oise. En application de l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Cergy-Pontoise.
Avocat : KAMARA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, car la délivrance ultérieure d'une attestation de demande d'asile au requérant a implicitement abrogé l'arrêté contesté, rendant ces conclusions sans objet. La demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Avocat : AKAGUNDUZ
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus de délivrance d'un permis de visite à une personne détenue. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision attaquée. Il estime que le refus est légalement motivé et ne constitue pas une erreur d'appréciation, compte tenu notamment des antécédents de la requérante et de la nature des infractions du détenu. **Textes appliqués** : Articles L. 341-4 et L. 341-7 du code pénitentiaire (motivation des refus et motifs légaux de refus).
Avocat : IKKAWI
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté et que la procédure, notamment le droit d'être entendu, était régulière. Il a estimé que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) étaient légalement fondés, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SALKAZANOV