2 567 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 567
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 817
Avec résumé IA
Avocat : AKAR NICOLAS
Avocat : OUDDIZ-NAKACHE
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant un arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge, statuant seul sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, écarte comme manifestement infondés les moyens de légalité externe (incompétence du signataire, insuffisance de motivation). S'agissant du moyen de fond, il rappelle que, conformément aux articles L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision d'irrecevabilité de l'OFPRA sur une demande de réexamen peut mettre fin au droit de séjour, sans que le préfet ait à démontrer une intention de faire échec à l'éloignement.
Avocat : ABDOLLAHI-MANDOLKANI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Haut-Rhin de renouveler sa carte de résident pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre demandé, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Avocat : BOUKARA
Le Tribunal Administratif de Mayotte a pris acte, par ordonnance du 12 novembre 2025, du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par la commune de Chirongui, ainsi que de ses conclusions indemnitaires. Ce désistement faisait suite à la reprise de ses fonctions par l'intéressée. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Avocat : KAMARDINE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour pour l’épouse et le fils de M. C... au titre du regroupement familial. Le juge constate que le requérant avait déjà présenté une première requête en suspension, rejetée par une ordonnance du 20 juin 2025 pour défaut de doute sérieux quant à la légalité de la décision. Bien que cette nouvelle demande soit recevable, le juge estime, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, qu’elle est manifestement mal fondée, car les éléments invoqués (état de santé anxio-dépressif, grossesse de l’épouse, fragilité de l’enfant) ne caractérisent pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l’article L. 521-1 du même code.
Avocat : KAMARA
Avocat : KALAMBAY NDAYA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant sénégalais conjoint de Français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'a pas déposé sa demande de renouvellement dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entre le 120e et le 60e jour avant l'expiration du titre), ce qui fait obstacle à la présomption d'urgence. En conséquence, l'ordonnance rejette la requête sans examiner les moyens soulevés au fond.
Avocat : LUBELO-YOKA
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale normale, mais n'a pas apporté de preuves suffisantes de son ancienneté de résidence à Mayotte, de sa contribution à l'éducation de son enfant français, ni de sa demande d'asile. En l'absence d'éléments établissant une atteinte manifeste à une liberté fondamentale, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme B..., ressortissante angolaise, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne d'instruire sa demande de titre de séjour présentée par voie postale. Le tribunal constate que la demande, fondée sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, a été irrégulièrement présentée par courrier alors que les textes imposent une comparution personnelle en préfecture, aucun arrêté n'ayant prescrit le dépôt postal pour ces catégories de titres. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le silence gardé sur une demande irrégulièrement déposée ne fait pas naître de décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable.
Avocat : KANZA
Avocat : TCHIKAYA
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de logement de 778 euros notifié par la CAF de La Réunion le 18 novembre 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de l’intéressée, formée le 6 septembre 2024, était tardive, la décision d’indu étant devenue définitive depuis le 10 avril 2024. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Avocat : KARJANIA
Avocat : AKAR
Avocat : SCP ALEXANDRE LEVY KAHN BRAUN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l’obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a estimé que si la condition d’urgence était remplie en raison de l’éloignement imminent, l’atteinte à la vie privée et familiale invoquée sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’était pas établie, faute de preuve suffisante d’une contribution effective à l’entretien et à l’éducation de son enfant français. Les moyens tirés de la violation des articles L. 423-7 et L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ont été écartés comme inopérants dans le cadre de ce référé. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par l’association Adèle de Glaubitz d’un recours en plein contentieux visant à contester le rejet de sa demande de dégrèvement de taxe sur les salaires. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté par ordonnance qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant avait été assigné à résidence dans les Hauts-de-Seine en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent territorialement.
Avocat : KADOCH
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’entrée sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside dans le Var, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Toulon, seul compétent.
Avocat : HELALI KAIS
Avocat : BALOUKA