6 207 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 207
Décisions totales
383 581
Ordonnances
309 956
Avec résumé IA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 16 juillet 2025 par laquelle le centre hospitalier Victor Dupouy a exclu temporairement Mme B... de ses fonctions pour deux ans sans rémunération, pour avoir filmé et diffusé le corps d’un défunt. La juge des référés a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des droits de la défense ou de la disproportion de la sanction, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions fondées sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
Avocat : GAA HEKA
Avocat : JANOCKA;SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI;FOUTRY
Avocat : FOUTRY;JANOCKA;SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de M. B..., représentant du personnel, contre les décisions de l'inspectrice du travail et du ministre ayant autorisé son licenciement disciplinaire par la SARL Meca Lebeau. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire, l'absence de faits établis, et une atteinte à sa liberté d'expression protégée par les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'article L. 2281-3 du code du travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme ainsi la légalité des autorisations de licenciement délivrées sur le fondement des dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Avocat : AARPI KAHN & DESCAMPS
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la société Bouygues Télécom et de la société Cellnex France Infrastructure demandant l'annulation de l'arrêté du 27 mars 2025 par lequel le préfet du Var a retiré l'autorisation tacite de défrichement obtenue le 20 novembre 2024. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation provisoire en exécution d'une ordonnance de référé ne prive pas le litige de son objet. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral au motif que le retrait de l'autorisation tacite, intervenu plus de quatre mois après sa naissance, était intervenu au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : KATAM Avocats
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était légalement fondée et a donc confirmé la mesure d'éloignement.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation. La décision du préfet d'Indre-et-Loire a été substituée par le rejet implicite du recours préalable obligatoire par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande en raison d'une procédure judiciaire en cours visant à annuler la reconnaissance frauduleuse de l'enfant de la requérante. Cette solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : KANZA
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour réunification familiale présentée par Mme G... et son enfant mineur. Le tribunal a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve d'une fraude, les documents d'état civil produits étant suffisants pour établir le lien matrimonial et le lien de filiation avec M. E..., bénéficiaire de la protection subsidiaire. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et il a été enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités.
Avocat : KATI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 15 septembre 2025 par lequel la préfète du Loiret obligeait Mme A..., ressortissante congolaise, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux et de son intégration sociale en France. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été annulées. Le tribunal a également enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : KAO
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 7 août 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de présence en France et des liens conservés avec la Côte d'Ivoire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KRKAC
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 20 février 2025 prononçant l’invalidité de son permis de conduire. La requérante contestait notamment le défaut de notification d’un retrait de points. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, en a donné acte par un jugement du 19 décembre 2025.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de visa de long séjour pour études opposé à l'enfant Dassrouh Moyé Ruth Jémima Zahui. La commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours par une décision expresse du 16 mai 2024, qui s'est substituée à la décision implicite antérieure. Le tribunal a jugé que les moyens tirés du défaut de motivation et de base légale de la décision implicite étaient inopérants. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision attaquée se fonde sur les articles L.311-1, L.312-2 et L.422-1 à L.422-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AVI KASSI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... contre les arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 11 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence de 45 jours. Le juge a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le sous-préfet ayant reçu délégation pour les jours fériés. Il a estimé que l’état de santé de l’intéressé avait été examiné et qu’il ne justifiait pas d’une impossibilité de prise en charge en Géorgie, son pays d’origine. La durée de l’assignation à résidence a été jugée conforme aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes de la SARL SG Car, qui demandait la décharge partielle de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (2016 et 2018) et de rappels de TVA (2017-2018), ainsi que des pénalités afférentes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à l’octroi d’un échéancier de paiement, cette demande relevant de la compétence de l’administration fiscale. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l’erreur de calcul du passif injustifié, la demande de compensation avec un crédit de TVA ultérieur, et le caractère excessif des pénalités, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à l’impôt sur les sociétés et à la TVA.
Avocat : KARTAL EMEL
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant les décisions du préfet des Yvelines du 18 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour de trois ans et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'information du signalement Schengen, cette disposition revêtant un caractère purement informatif et ne faisant pas grief. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'erreur manifeste d'appréciation, et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SALKAZANOV