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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 207 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 207

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 653

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : KAEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509078

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème chambre) a examiné les recours en excès de pouvoir de deux ressortissantes géorgiennes, membres d’une même famille, contestant des arrêtés préfectoraux du 11 août 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérantes soutenaient notamment que leur droit d’être entendues avait été méconnu et que, ayant introduit un recours contre le rejet de leur demande d’asile par l’OFPRA, elles bénéficiaient du droit de se maintenir sur le territoire en vertu des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les requérantes avaient obtenu l’aide juridictionnelle totale, a statué sur le fond. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Avocat : LOKAMBA OMBA

15 décembre 2025• 3ème Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502793

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le maire de Koungou a infligé à Mme D..., attachée territoriale, une exclusion temporaire de fonctions de deux ans. La condition d'urgence a été reconnue, la privation de rémunération excédant un mois. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de communication du dossier, en méconnaissance de l'article 4 du décret n°89-677 du 18 septembre 1989, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : KARJANIA

15 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508324

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Gironde. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public ou de risque de fuite, ces conditions n'étant pas requises pour une assignation sur le fondement du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable, le préfet ayant démontré avoir engagé des démarches concrètes (demande de vol) et le requérant étant en possession d'un passeport valide. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation.

Avocat : KANANE

12 décembre 2025• Eloignement 72 heures
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501444

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025. Cette décision refusait un titre de séjour « vie privée et familiale » et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision fixant le pays de renvoi. Sur le fond, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'absence de perspective de régularisation du séjour de l'époux et de l'absence d'activité professionnelle de la requérante.

Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501445

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025 refusant son titre de séjour « vie privée et familiale » et l'obligeant à quitter le territoire. La formation de la 1ère chambre a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier en la forme. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : AKAR NICOLAS

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315274

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires 134-136 rue Perronet à Neuilly-sur-Seine, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Neuilly-sur-Seine de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de travaux déposée par la SAS NEOS 1. Cette déclaration visait à changer la destination d'un local commercial en local d'intérêt collectif pour y accueillir une crèche. Le syndicat invoquait notamment l'incomplétude du dossier de déclaration préalable et la méconnaissance des articles R. 431-36 et A. 431-9 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de non-opposition.

Avocat : SCP D'AVOCATS BOUYEURE BAUDOUIN KALANTARIAN DAUMAS CHAMARD

12 décembre 2025• 6ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511621

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant syrien, qui contestait la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, fondé sur l'absence de mention du pays de protection, était infondé, dès lors qu'il était établi que M. B... avait obtenu le statut de réfugié en Grèce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LOKAMBA OMBA

12 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503466

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du maire d’Escurolles du 16 octobre 2025 s’opposant à la déclaration préalable pour la construction d’un pylône de téléphonie mobile. La condition d’urgence a été reconnue remplie en raison de l’intérêt public à la couverture du territoire par les réseaux 4G et des obligations de l’opérateur, ainsi que de la saturation du site actuel. Le tribunal a estimé qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment au regard de son insuffisance de motivation et de l’erreur d’appréciation concernant l’impact sur l’activité agricole et le paysage. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 111-27 du code de l’urbanisme.

Avocat : KATAM

12 décembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301391

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé le permis de construire délivré le 5 juillet 2023 par le maire du Lamentin à M. D... pour la construction d'une habitation. Le tribunal a retenu l'incompétence du signataire de l'acte, le premier adjoint, faute pour la commune de démontrer l'existence d'une délégation de signature régulière. La requérante, Mme F..., a été jugée recevable à agir. La décision se fonde sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : MATHURIN KANCEL

12 décembre 2025• 2ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300757

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., sous-officier de gendarmerie, contestant la décision de la commission de recours de l'invalidité du 19 avril 2023. Celle-ci lui avait accordé un taux d'invalidité temporaire de 30 % (dont 10 % imputable au service) pour une neuropathie dysimmunitaire, et un taux définitif de 10 % pour un état de stress post-traumatique. Le requérant demandait des taux plus élevés et une imputabilité totale au service, mais le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation au regard du guide-barème et des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET D'AVOCATS KAUFFMANN

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403676

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Nièvre refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a toutefois relevé d’office que la requête était tardive, l’arrêté ayant été notifié le 13 juillet 2024 avec un délai de recours de trente jours, et que le recours gracieux n’avait pas prorogé ce délai. En application des articles R. 776-2 et R. 776-5 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : SCP THURIOT-STRZALKA

12 décembre 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507905

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du ministre des armées du 10 octobre 2025 refusant d’agréer la résiliation du contrat d’engagement de M. B..., un militaire. Le juge estime que les moyens soulevés, tirés d’un défaut de motivation et de l’absence de motifs fondés sur les besoins du service, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il relève notamment que la décision n’est pas soumise à une obligation de motivation et que le refus est justifié par la sensibilité de la spécialité du requérant. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BEAUCHEMIN KRZYKALA

12 décembre 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY02080

Avocat : NIAKATE

11 décembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX01499

Avocat : AKAKPOVIE

11 décembre 2025• 2ème chambre (formation à 3)
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501578

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés des 8 avril et 7 mai 2025 par lesquels le préfet du Var avait refusé un titre de séjour à M. C... et Mme E..., un couple de nationalité turque, et les avait obligés à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a relevé que le couple résidait en France depuis plus de dix ans, que leurs trois enfants y étaient nés et scolarisés, et que M. C... disposait d'un contrat de travail à durée indéterminée, établissant ainsi une vie privée et familiale stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour aux requérants.

Avocat : AKAR NICOLAS

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502083

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de M. C... et Mme E..., un couple de ressortissants turcs, contre les arrêtés du préfet du Var leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également considéré que l'intérêt supérieur de leurs trois enfants, nés et scolarisés en France, n'avait pas été pris en compte conformément à l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C... et de réexaminer la situation de Mme E....

Avocat : AKAR NICOLAS

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535380

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 3 décembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que la demande d'asile était manifestement infondée, conformément à l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avis défavorable de l'OFPRA. Il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'agrément du local d'entretien, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ABDOLLAHI-MANDOLKANI

11 décembre 2025• 8e Section - MESD
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501266

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du maire de Rombach-le-Franc du 10 février 2025 réglementant les tirs de destruction des sangliers. La juridiction a jugé que cet arrêté, en imposant des restrictions disproportionnées (notamment la limitation à deux chasseurs postés et l'interdiction sur 330 hectares), méconnaissait l'arrêté préfectoral du 2 avril 2024 pris sur le fondement de l'article R. 427-6 du code de l'environnement. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal pour excès de pouvoir, sans faire droit aux demandes d'indemnisation des requérants. Les textes appliqués sont le code de l'environnement et le code général des collectivités territoriales.

Avocat : MULLER-KAPP

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212221

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du préfet de la Haute-Vienne et la décision implicite du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la requête devait être regardée comme exclusivement dirigée contre la décision ministérielle, qui s'est substituée à la décision préfectorale. Il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisante connaissance par le requérant des grands repères de l'histoire de France, des règles de vie en société et de la place de la France dans le monde, conformément aux articles 21-15 du code civil et 37 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : KARAKUS

11 décembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419367

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par délégation et suffisamment motivé. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : KADDOURI

11 décembre 2025• 7ème Chambre