8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
282 865
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de visa de long séjour pour études opposé à l'enfant Dassrouh Moyé Ruth Jémima Zahui. La commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours par une décision expresse du 16 mai 2024, qui s'est substituée à la décision implicite antérieure. Le tribunal a jugé que les moyens tirés du défaut de motivation et de base légale de la décision implicite étaient inopérants. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision attaquée se fonde sur les articles L.311-1, L.312-2 et L.422-1 à L.422-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AVI KASSI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... contre les arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 11 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence de 45 jours. Le juge a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le sous-préfet ayant reçu délégation pour les jours fériés. Il a estimé que l’état de santé de l’intéressé avait été examiné et qu’il ne justifiait pas d’une impossibilité de prise en charge en Géorgie, son pays d’origine. La durée de l’assignation à résidence a été jugée conforme aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes de la SARL SG Car, qui demandait la décharge partielle de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (2016 et 2018) et de rappels de TVA (2017-2018), ainsi que des pénalités afférentes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à l’octroi d’un échéancier de paiement, cette demande relevant de la compétence de l’administration fiscale. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l’erreur de calcul du passif injustifié, la demande de compensation avec un crédit de TVA ultérieur, et le caractère excessif des pénalités, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à l’impôt sur les sociétés et à la TVA.
Avocat : KARTAL EMEL
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant les décisions du préfet des Yvelines du 18 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour de trois ans et signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'information du signalement Schengen, cette disposition revêtant un caractère purement informatif et ne faisant pas grief. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'erreur manifeste d'appréciation, et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SALKAZANOV
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 911 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement. M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 9 juin 2021, n'a été relogé que le 24 avril 2023, soit après l'expiration du délai de six mois imparti au préfet. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 1 911 euros, tenant compte de la suroccupation du logement et de la période d'indemnisation réduite pour l'épouse en raison de la régularité de son séjour.
Avocat : AVI KASSI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise le 3 janvier 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant d'apporter des preuves de son intégration ou de ses attaches en France. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KADDOURI
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de visa de long séjour de retour en France opposée à M. A..., ressortissant turc. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de motivation, l'erreur de droit, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : AKADAR
Avocat : CETINKAYA
Avocat : OUDDIZ-NAKACHE
Avocat : KADDOURI
Avocat : TCHIKAYA
Avocat : KA
Avocat : FOTSO POUOKAM
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme B..., ressortissante syrienne bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a reconnu l’urgence, caractérisée par la menace de suspension de son contrat de travail et l’interruption des prestations sociales, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à l’intéressée une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de huit jours, sans astreinte.
Avocat : RIKABI
Avocat : KANZA
Avocat : MEKARBECH
Avocat : SABATAKAKIS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 500 euros à M. A... pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un hébergement d’urgence (décision du 14 octobre 2020). La responsabilité de l’État a été engagée à compter du 25 novembre 2020, faute de proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines prévu par l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice subi par le requérant, célibataire sans enfant, à 2 500 euros pour les troubles dans ses conditions d’existence. Les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : KANZA
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant chinois. La juridiction a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente, sans astreinte. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : KACOU