5 516 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 516
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 807
Avec résumé IA
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : HAAS;SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Le Tribunal administratif de Toulouse donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui avait saisi la juridiction pour contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement.
Avocat : HAKKAR YACINE
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de mise à la retraite pour invalidité d'un fonctionnaire territorial. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante, sa situation financière n'étant pas caractérisée comme critique. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'établit pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale du 25 novembre 2025, notamment au regard des conditions de délivrance d'un titre de séjour pour soins prévues à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction et de provision sur frais irrépétibles est également rejetée.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que le refus de l'OFII, fondé sur le refus par le requérant d'une orientation en région et d'une proposition d'hébergement, était légal. Elle a appliqué les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la décision contestée était motivée et avait pris en compte la situation du demandeur. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée pour défaut de dépôt d'une demande préalable.
Avocat : MEKARBECH
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement de M. B... de sa requête en annulation du rejet de renouvellement de sa carte de séjour. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après une ordonnance des référés, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Avocat : KATI
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant rétroactivement des décrets de 2020 et 2024 sur la légalisation des actes à une légalisation effectuée en 2019, ce qui constitue une méconnaissance du champ d'application temporel de la loi. La décision de classement sans suite est donc entachée d'illégalité.
Avocat : SALKAZANOV
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de clôture du 29 septembre 2025 refusant le renouvellement de la carte de séjour de la requérante avec changement de statut de "jeune au pair" vers "étudiant". La juridiction a retenu un vice d'incompétence, la décision notifiée par téléservice ne permettant pas d'identifier son auteur, contrairement aux exigences des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que le refus fondé sur l'absence d'un visa étudiant initial était une erreur de droit, au regard des articles L. 433-6 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'exigent pas une telle condition pour un changement de statut.
Avocat : FOTSO POUOKAM
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "talent-chercheur" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PELEKA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que l'arrêté du préfet du Val-d'Oise était suffisamment motivé et que le requérant n'établissait pas l'existence d'un risque de traitement contraire à l'article 3 de la CEDH ou de circonstances exceptionnelles justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été écartée, l'intéressé étant déjà assisté par un avocat désigné d'office.
Avocat : ALPHONSE KATY
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car le demandeur n'a pas encore pu déposer formellement sa demande de renouvellement, empêchant ainsi la naissance d'une décision implicite au sens des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute de décision administrative contestable.
Avocat : RIKABI
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., et a enjoint à l'administration de statuer explicitement dans un délai de deux mois. Le juge a retenu l'urgence présumée pour un refus de renouvellement et a estimé que les moyens soulevés, fondés sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a également admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement, l'assignation à résidence et une interdiction de retour de M. D... A... La juridiction a annulé l'arrêté, relevant un moyen d'office tiré de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit de prononcer une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un étranger ayant fait l'objet d'un retrait de carte de résident. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de cette nouvelle décision.
Avocat : BAKARY AFISSOU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France) sans motif légitime suffisant, était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas la situation personnelle du requérant.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande d'une requérante visant à obtenir une convocation rapide pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré une convocation pour le 20 mars 2026, rendant la demande d'injonction sans objet. Il a toutefois admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation, à la suite de la délivrance d'un titre de séjour par le préfet. Il rejette sa demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles prévue par l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif aux pouvoirs du président de formation de jugement.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre la préfète de l'Essonne de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour, présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la requérante, qui sollicitait une première admission exceptionnelle au séjour, n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence à obtenir un rendez-vous, cette condition étant généralement réservée aux demandes de renouvellement. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute de dépôt préalable d'une demande d'aide juridictionnelle.