241 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
241
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 664
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, titulaire d'un contrat jeune majeur valide, ne justifie pas d'une urgence suffisamment grave et immédiate, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner le sérieux des moyens au fond.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 août 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité signataire, les vices de notification et le défaut de motivation, n'étaient pas fondés. Il a notamment considéré que la motivation de l'arrêté, qui visait les textes applicables et les faits de conduite sans permis, était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : HATEGEKIMANA
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un permis de construire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants (incompétence, erreur de fait ou d'appréciation) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la demande a été rejetée, entraînant le rejet des conclusions subsidiaires (injonction, astreinte et frais).
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société ESTIVENE PROPRETE pour contester des contributions financières imposées par l'OFII suite à l'emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le tribunal a examiné le litige à la lumière de la loi nouvelle plus douce (loi n°2024-42 du 26 janvier 2024), qui a modifié le régime des sanctions. En application de cette loi et de la jurisprudence administrative, le juge a fait rétroactivement bénéficier la société des dispositions plus favorables, ce qui a conduit à une réduction du montant des contributions dues.
Avocat : DEKIMPE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par une requérante pour faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet de réexaminer sa situation de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté sa demande de nouvelle injonction assortie d'une astreinte, estimant que le délai imparti par la première ordonnance pour le réexamen n'était pas encore expiré et qu'il n'y avait pas d'urgence justifiant une mesure plus contraignante.
Avocat : CHERMAK ELIAKIM
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête de Mme B... A... qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a enjoint au préfet de police de convoquer un ressortissant tunisien dans un délai de quinze jours pour le retrait de son titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée en raison de la précarité administrative créée par l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous et l'expiration prochaine du titre. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a examiné une requête d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire demandant l'injonction à la préfecture de lui délivrer une convocation pour obtenir son titre de séjour. Le juge a constaté que la préfecture avait, pendant l'instance, convoqué le requérant, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais d'avocat, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : MICHEL KIMIKO
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre le préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter une précédente injonction de convoquer l'intéressé pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, le préfet ayant entre-temps enregistré la demande et accordé le renouvellement. Par conséquent, il n'a pas statué sur l'injonction mais a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MICHEL KIMIKO
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante demandait l'annulation de cette décision et la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-21 ou L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a donc donné acte du désistement et clos l'instance sans statuer au fond.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante n'a pas justifié du dépôt d'une demande de séjour ni démontré une situation nécessitant une intervention dans un bref délai. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une requête non urgente ou manifestement mal fondée.
Avocat : DEKIMPE
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre les décisions implicites du préfet de la Côte-d’Or refusant de lui délivrer une autorisation de travail et un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la situation de précarité invoquée par la requérante étant imputable à son maintien en situation irrégulière et non aux décisions contestées. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l’erreur d’appréciation au regard des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-20 du code du travail, n’a été examiné au fond.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de méconnaissance du droit d’être entendu, estimant que la procédure avait été régulière. Il a jugé que la décision d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa courte durée de séjour et de ses attaches familiales en Algérie. En conséquence, l’exception d’illégalité soulevée contre les autres décisions (refus de délai, pays de destination, interdiction de retour, assignation à résidence) a été rejetée.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2025. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour, cette décision étant superfétatoire en l'absence de demande sur un autre fondement que l'asile. Il a ensuite écarté l'exception d'illégalité de ce refus soulevée contre l'obligation de quitter le territoire français. Enfin, il a estimé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante d'établir des risques personnels et actuels.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. J..., ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 août 2025 lui refusant l'autorisation de résider en France au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le préfet ne s'était pas cru en situation de compétence liée. La décision d'éloignement n'étant pas illégale par voie de conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été rejeté. Enfin, la fixation du pays de renvoi n'a pas été jugée contraire à l'article 3 de la même Convention ni à l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le juge a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le signataire était compétent, écartant ainsi les moyens soulevés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHERMAK ELIAKIM AVOCATES ASSOCIEES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris le 5 mai 2025. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant n'apportait pas la preuve d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée pour défaut de demande dans les délais prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a suspendu l'exécution du refus de renouvellement d'un certificat de résidence étudiant délivré à une ressortissante algérienne. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'insuffisance de motivation et de l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHERMAK ELIAKIM
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malienne, qui contestait son transfert aux autorités italiennes et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4, 5, 17, 21.1 et 22.7 du règlement (UE) n°604/2013, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a examiné les autres griefs. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WEBER KIM
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant afghan, qui contestait son transfert aux autorités bulgares et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux du 31 décembre 2025, fondés sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WEBER KIM