274 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
274
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 067
Avec résumé IA
Avocat : KIPFFER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., ressortissants géorgiens, qui contestaient la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 août 2021 leur notifiant la sortie de leur hébergement pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré du non-respect de la procédure contradictoire était inopérant, la situation étant régie par les dispositions spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé qu'aucune erreur de droit ou d'appréciation n'avait été commise, dès lors que le droit des requérants à se maintenir sur le territoire avait pris fin suite au rejet définitif de leur demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, conformément aux articles L. 551-11 et L. 542-1 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant congolais demandeur d'asile, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car le silence gardé par l'OFII après l'annulation d'une précédente décision de refus n'a pas fait naître une nouvelle décision implicite attaquable par la voie de l'excès de pouvoir, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 1er septembre 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle avait refusé d’instruire la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante géorgienne. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car le préfet ne pouvait pas se fonder sur l’existence d’une précédente obligation de quitter le territoire français pour classer la demande sans suite. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent l’instruction de toute demande complète, sans préjudice des mesures d’éloignement antérieures.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B A, ressortissant malien, contestant le refus du préfet de Meurthe-et-Moselle du 29 juin 2022 d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour soins. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, au motif que la décision attaquée avait produit des effets avant son enregistrement ultérieur. Il a également rejeté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de décision faisant grief, considérant que le refus d'enregistrement fondé sur le caractère incomplet du dossier, en application des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une décision susceptible de recours. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête.
Le Tribunal administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme C, parents d'un enfant malade, contestant les refus implicites puis explicites du préfet de Meurthe-et-Moselle de leur délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que l'administration n'avait pas recueilli l'avis préalable du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, privant ainsi les requérants d'une garantie procédurale essentielle. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes dans un délai de quatre mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme C, parents d'un enfant malade, contestant les refus implicites puis exprès de titre de séjour fondés sur l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les requérants soutenaient que l'administration avait omis de recueillir l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, les privant d'une garantie procédurale essentielle. Le tribunal a annulé les décisions de refus, jugeant que ce vice de procédure était substantiel et avait privé les intéressés d'une garantie. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes dans un délai de quatre mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme C, parents d’un enfant malade, contestant les refus implicites puis exprès du préfet de Meurthe-et-Moselle de leur délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que l’administration avait entaché sa procédure d’un vice substantiel en ne sollicitant pas préalablement l’avis du collège de médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, privant ainsi les requérants d’une garantie essentielle. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes dans un délai de quatre mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans les huit jours.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre la décision du 3 juillet 2024 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant, débouté de sa demande d’asile par la Cour nationale du droit d’asile et ayant sollicité un réexamen, invoquait notamment l’urgence, un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur l’urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.