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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

449 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

449

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 545

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LAIREffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503315

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Doubs du 17 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'intéressé ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : VAXELAIRE

28 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314068

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La décision attaquée du 20 juillet 2022 a été jugée irrecevable car elle constituait une décision purement confirmative de celle du 2 décembre 2021, par laquelle l'intéressée avait eu connaissance du montant de son indemnité. Le tribunal a appliqué le principe de sécurité juridique, estimant que le recours contentieux, introduit plus d'un an après cette connaissance, était tardif. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour défaut de réclamation préalable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHANLAIR

24 octobre 2025• 5e Section - 3e Chambre
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500153

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Gard du 17 mai 2024 lui interdisant l’acquisition et la détention d’armes, ainsi que contre le rejet implicite de son recours gracieux. Par un mémoire en désistement, M. B... s’est désisté de ses conclusions principales, l’arrêté ayant été abrogé, mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance du 17 octobre 2025, le tribunal a donné acte du désistement pur et simple des conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a condamné l’État à verser à M. B... la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOULIER CLAIRE

17 octobre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506022

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la situation de l’intéressé, déjà sous le coup de deux mesures d’éloignement non exécutées et d’un refus de séjour antérieur, ne révèle pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En outre, la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse, le préfet n’ayant enregistré aucune demande de titre de séjour complète de la part du requérant. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CLAIRAY

16 octobre 2025
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500126

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par un groupement de maîtres d’œuvre (agence Caillault, cabinet Philippe Grandfils et BET 2C) d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la commune de Nancy au paiement de 85 916,36 euros pour des prestations réalisées dans le cadre d’un marché de réhabilitation du pavillon Alliot. Par un mémoire du 12 octobre 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. Par ordonnance du 15 octobre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune.

Avocat : SELARL CLAIRANCE AVOCATS

15 octobre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401757

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 700 euros à Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 janvier 2022, en raison de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 30 mars 2021, date d'expiration du délai imparti au préfet pour proposer un logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État. L'indemnisation a été fixée à 1 700 euros pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante, hébergée chez sa fille.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

15 octobre 2025• 12ème Chambre(JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401251

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 février 2022. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision dans le délai imparti. Le tribunal a retenu que le logement actuel, bien que non suroccupé, était vétuste et nuisible à la santé de l'épouse du requérant, justifiant une indemnisation de 1 500 euros. En outre, 1 100 euros ont été accordés à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

15 octobre 2025• 12ème Chambre(JU)
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401759

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel la préfète de l'Allier refusait de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant tunisien, en sa qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a relevé d'office que la préfète s'était fondée à tort sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. C... était exclusivement régie par l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 juin 1988. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour a été jugée illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

14 octobre 2025• Chambre 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506530

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que, bien que M. A... soit en situation de précarité et souffre de problèmes de santé, il bénéficiait d'un hébergement chez sa mère ou sa famille, ce qui ne caractérisait pas une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation au refus de principe applicable aux demandes de réexamen d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLAIRAY

14 octobre 2025• Eloignement urgent
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301283

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel la maire de Paris s'est opposée à sa déclaration préalable de travaux (ajout et remplacement de châssis de toit) dans le 5ème arrondissement, situé dans les abords d'un monument historique. Le tribunal a relevé que l'architecte des Bâtiments de France (ABF) avait émis un avis défavorable le 7 juillet 2022, suivi d'un rejet implicite du recours préalable obligatoire par le préfet de région. En application des articles L. 621-30 et L. 632-2 du code du patrimoine, l'autorité municipale était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, rendant inopérants les moyens d'incompétence, de motivation et d'erreur d'appréciation soulevés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET CLAIRANCE AVOCATS

13 octobre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502764

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de l'arrêté du 19 septembre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement vers l'Algérie demeurant une perspective raisonnable en l'absence d'obstacle établi. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du même code.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

10 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506061

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A..., ressortissant brésilien, qui sollicitait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le préfet d'Ille-et-Vilaine ayant remis ce document le 25 septembre 2025, les conclusions de l’intéressé sont devenues sans objet. La requête portait sur l’urgence et l’absence de délivrance d’un récépissé malgré le dépôt d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLAIRAY

9 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310074

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C... contestant l'arrêté du 26 juin 2023 par lequel le préfet du Nord a ordonné la saisie définitive de ses armes. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 312-9 du code de la sécurité intérieure avait été respectée, M. C... ayant été invité à présenter ses observations. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que le comportement de l'intéressé présentait toujours un danger grave pour lui-même ou pour autrui, justifiant la saisie définitive. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : RIGLAIRE

8 octobre 2025• 3ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414649

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir, par laquelle elle demandait la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser des honoraires pour un marché de travaux. Aucune solution au fond n'a été retenue, le désistement ayant été accepté sans opposition. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CLAIRANCE AVOCATS

8 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528833

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de son licenciement sans préavis ni indemnité prononcé par l’INRAP le 12 septembre 2025. Le requérant s’est toutefois désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 3 octobre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, la juge des référés en a donné acte par une ordonnance du 6 octobre 2025, mettant ainsi fin à la procédure.

Avocat : CHANLAIR

6 octobre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201616

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. A..., agent territorial, contestant le refus de la commune de La Bouëxière de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service suite à un accident déclaré. Le tribunal a rejeté la requête n° 2201616, jugeant que la décision du maire n'était pas entachée d'illégalité, notamment en ce qui concerne le respect des délais de déclaration et l'absence de saisine préalable de la commission de réforme. Concernant la requête n° 2204512, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, le conseil médical s'étant déjà prononcé sur la situation de l'agent. Les demandes d'injonction et d'astreinte ont été rejetées, et les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.

Avocat : CHANLAIR

3 octobre 2025• 4ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414362

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le syndicat SNAC FSU d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la ministre de la culture de communiquer un rapport de l’inspection générale des affaires culturelles. La ministre a conclu au non-lieu à statuer, et le tribunal a invité le syndicat à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d’un mois, le syndicat est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 3 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d’office.

Avocat : CHANLAIR

3 octobre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302312

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la condamnation de la société Veolia à réparer les préjudices résultant d’une fuite d’eau sur une canalisation publique. Le tribunal a rappelé que la responsabilité du délégataire d’un ouvrage public est engagée sans faute, mais qu’il incombe au tiers d’apporter la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage et le dommage. En l’espèce, les éléments produits par les requérants, notamment un rapport d’expertise amiable et des attestations, n’ont pas été jugés suffisants pour établir ce lien, contrairement aux conclusions d’une expertise contradictoire. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Avocat : DCA - DEMOUGIN CLAIRE AVOCAT

3 octobre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527878

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par des candidats de la "liste A" aux épreuves de vérification des connaissances (EVC) 2024. Ceux-ci contestaient le refus de les admettre sur la liste principale des lauréats et de les affecter en parcours de consolidation des compétences, invoquant une rupture d'égalité avec les candidats de la "liste B" et une situation d'urgence liée à leur précarité administrative. Le juge des référés a rejeté la requête, en retenant notamment que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, prises en application des articles L. 4111-2-I et L. 4221-12 du code de la santé publique.

Avocat : CHANLAIR

3 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300839

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., sage-femme contractuelle, qui demandait le paiement d'heures supplémentaires et une indemnisation pour le centre hospitalier Emile Borel. Le tribunal a jugé que les heures litigieuses effectuées en 2021 et 2022 constituaient des heures de réduction du temps de travail (RTT) et non des heures supplémentaires, conformément à l'organisation du travail en vigueur dans l'établissement. Par conséquent, les conclusions relatives au paiement des heures supplémentaires, à l'indemnité compensatrice de congés payés, à la rectification des bulletins de salaire et à l'indemnisation des préjudices ont été rejetées. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et les décrets relatifs au temps de travail dans la fonction publique hospitalière.

Avocat : GROUSSARD CLAIRE

1 octobre 2025• 2ème Chambre