2 037 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 037
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 648
Avec résumé IA
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté préfectoral du 27 août 2025. La juridiction a estimé que le retrait de son titre de séjour était justifié, car il ne remplissait pas les conditions de délivrance, sans que la fraude commise par un agent préfectoral ne l'exonère de son absence de droits. L'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de cinq ans ont été validées, la motivation et l'examen de la situation personnelle étant suffisants. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ALAMPI
Le Tribunal Administratif de Caen était saisi par Mme D..., représentante légale de son fils, de deux requêtes en annulation de décisions refusant une autorisation d'instruction en famille pour motif de pratique sportive intensive. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et d'appréciation au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-3 du code de l'éducation, une méconnaissance du principe d'égalité et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La rectrice de l'académie de Normandie concluait au non-lieu à statuer en raison de la fin de l'année scolaire 2023-2024. Le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement.
Avocat : DELAMARRE
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de la société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La société réclamait l'indemnisation des préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » (du 17 novembre 2018 au 18 août 2019) à la gare de péage de Buchelay, incluant des pertes de recettes, des frais de personnel et des dégradations matérielles. Le tribunal a reconnu que les actions de blocage et de levée des barrières de péage, menées par des attroupements dans le cadre d'une contestation sociale nationale, constituaient des délits d'entrave à la circulation au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, imputables à un attroupement. La solution retenue est que la responsabilité de l'État est engagée pour ces dommages causés par les attroupements.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur l'irrégularité de l'avis défavorable de la plateforme de main-d'œuvre étrangère, qui n'a pas justifié sa demande de pièces complémentaires, empêchant ainsi un examen valable de la demande d'autorisation de travail. Le tribunal a appliqué l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, estimant que le refus de titre de séjour ne pouvait légalement se baser sur ce seul avis. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées est annulé.
Avocat : LOGHLAM
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. M. B... s’étant désisté de ses conclusions principales, le juge lui a donné acte de ce désistement. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : LAMBERT
Avocat : SCP DELAMARRE ET JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à une infection nosocomiale contractée lors d'une intervention chirurgicale au centre hospitalier intercommunal de Toulon – La Seyne-sur-Mer (CHITS) le 5 octobre 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHITS sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, considérant que l'infection par staphylococcus aureus présentait un caractère nosocomial. Il a écarté l'existence d'une cause étrangère exonératoire, le fait du médecin traitant ne constituant pas une telle cause. En conséquence, le tribunal a condamné le CHITS à réparer l'intégralité des préjudices subis par M. A....
Avocat : GUILLAMOT