2 640 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 640
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 518
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 15 juin 2023 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a rejeté la demande de regroupement familial de M. B..., ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait fondé son refus sur le motif que l'intéressé ne se conformait pas aux principes de la vie familiale en France, en application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, la demande de M. B... relevait exclusivement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui ne prévoient pas un tel motif de refus. Par conséquent, la décision attaquée a été annulée pour erreur de droit.
Avocat : LAMY-RABU
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a condamné le département de Mayotte à verser à la société Bureau Veritas Construction une provision de 5 850 euros. Cette somme correspond au montant non contesté de deux factures impayées relatives à une mission de coordination de sécurité et de protection de la santé sur des chantiers routiers. La décision assortit cette provision des intérêts moratoires prévus par le code de la commande publique et accorde également une somme de 268,96 euros au titre des frais de recouvrement.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de la SCI Karantez Ar Armor de ses conclusions tendant à la décharge de la taxe foncière à laquelle elle était assujettie pour l'année 2024 à Locronan. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l'a accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a fait droit à la demande de la SCI au titre des frais de justice en condamnant l'État à lui verser 750 euros en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : FLAMANT
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... dirigée contre la délibération du 7 mars 2023 de la commune de Sainte-Foy-de-Peyrolières approuvant le plan de financement des travaux de réhabilitation de l’ancienne école en maison de santé pluridisciplinaire. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir, rendant sa requête irrecevable. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation, de remboursement des aides et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La commune a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis en raison de la défaillance d’un poteau d’incendie situé près de son domicile. La requérante invoquait la responsabilité de la commune de Bessancourt pour défaut d’entretien de cet ouvrage public, en application de l’article L. 2225-2 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires, estimant que la preuve d’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public n’était pas rapportée et que le lien de causalité entre le dommage et le poteau d’incendie n’était pas établi.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative pour deux mois de l'établissement « So Club ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés économiques invoquées par la société requérante étant inhérentes à toute mesure de fermeture et ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation des faits, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur les articles L. 3332-15 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bosnien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ALAMPI
Avocat : CABINET THALAMAS MAYLIE
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contestant le retrait de huit points de son permis de conduire et la décision d’invalidation de celui-ci. Le requérant a informé le tribunal de son intention de se désister de son recours. Par une ordonnance du 23 janvier 2026, la présidente de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Avocat : LALAM CREZE ZOUINA
Avocat : AARPI CLAMENCE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Maribay d’une demande de provision de 433 600 euros assortie d’astreintes, fondée sur les articles R. 541-1 et suivants du code de justice administrative, à l’encontre de la société RE Hôtel Villeneuve-Loubet. La requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire du 1er décembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 janvier 2026. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la délibération n°062 du 13 avril 2023 par laquelle le conseil municipal de Levallois-Perret autorisait la cession d’espaces verts à la SA HLM Logirep pour un prix de 285 000 euros. Le tribunal a jugé que cette cession était illégale car réalisée à un prix inférieur à la valeur vénale du bien, estimée à 952 000 euros par le service des domaines, sans que des motifs d’intérêt général ou des contreparties suffisantes ne soient démontrés. La décision s’appuie sur le principe général du droit administratif prohibant la cession d’un bien public à un prix sous-évalué, sauf justification par l’intérêt général, et sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme C..., ressortissante srilankaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 10 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait des risques de mauvais traitement en Allemagne, mais le tribunal estime qu'elle n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir un tel risque, ni de preuve de sa pathologie. La décision est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et la convention européenne des droits de l'homme. Le recours pour excès de pouvoir est donc rejeté.
Avocat : LAMIRAND
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 décembre 2025 lui ordonnant de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa situation professionnelle et de propriétaire. Le tribunal a estimé que la mesure était justifiée par les violences conjugales répétées commises par l'intéressé, constituant une menace pour l'ordre public, et a écarté toute erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAMIRAND
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SASU Albert Louis Holding. Celle-ci contestait un titre de perception de 30 823 euros émis pour récupérer un indu d'aide du fonds de solidarité, demandant la déduction d'une somme de 27 500 euros saisie par l'autorité judiciaire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, le recours administratif préalable ayant été formé hors délai. Il a également estimé que le moyen tiré du double emploi avec la procédure pénale était infondé, en application de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du principe d'indépendance des procédures.
Avocat : MIRIKELAM
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI Breizhangher, qui contestait un titre de perception de 30 823 euros émis pour récupérer un indu d’aide du fonds de solidarité COVID-19. La société soutenait que ce titre faisait double emploi avec une saisie pénale de 27 823 euros opérée le 18 octobre 2021. Le tribunal a jugé que l’indépendance des procédures administrative et pénale s’opposait à toute déduction, et que le moyen tiré d’une double récupération était infondé. La décision s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et l’article 706-148 du code de procédure pénale.
Avocat : MIRIKELAM
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a condamné le syndicat mixte Les Eaux de Mayotte à verser une provision de 4.850,79 euros à la SAS Bureau Veritas Construction. Cette somme correspond à quatre factures impayées relatives à des missions de coordination en sécurité et protection de la santé, exécutées dans le cadre de deux contrats de commande publique. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, les prestations n'ayant fait l'objet d'aucune réserve et les factures demeurant impayées. La provision a été assortie des intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, conformément aux articles L.2192-13, R.2192-31 et D.2192-35 du code de la commande publique.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI