714 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
714
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 856
Avec résumé IA
Avocat : LAMAMRA
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS Bureau Veritas Construction pour obtenir le paiement de cinq factures impayées par le département de Mayotte. En cours d'instance, le département a justifié du règlement de l'intégralité des sommes dues, y compris la facture encore contestée, rendant sans objet la demande de provision. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de la société pour quatre factures et constaté un non-lieu à statuer sur la dernière. Il a toutefois fait droit à la demande d'intérêts moratoires, en application des articles L.2192-13, R.2192-31 et R.2192-32 du code de la commande publique, sur la somme totale de 5 850 euros.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Parc zoologique des Trois Vallées et de la SARL Zoo-parc des Félins des Trois Vallées. Les sociétés demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 25 avril 2023, qui prenait acte de la fin de la présentation au public des animaux de leur parc zoologique. Le tribunal a jugé que cet arrêté, pris à la demande du gérant, n'était pas une décision défavorable nécessitant une procédure contradictoire préalable au sens des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, en application des articles L. 413-3 et R. 413-8 du code de l'environnement, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision ministérielle du 26 août 2025 autorisant le licenciement disciplinaire d'un salarié protégé. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspecteur du travail antérieure et la décision implicite de rejet du recours hiérarchique avaient disparu de l'ordre juridique, rendant sans objet les conclusions les visant. Par conséquent, le litige se limite désormais à l'examen de la légalité de la décision ministérielle d'autorisation de licenciement, prise en application des articles L. 2421-2 et suivants du code du travail.
Avocat : CABINET CARBONNIER LAMAZE RASLE (SARL)
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par Mme A..., agent territorial, contestant le refus du maire de Mauvezin de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 15 décembre 2020. La requérante invoquait l'urgence, notamment la fin de son congé de longue durée et le risque de perte de rémunération, ainsi que l'illégalité de la procédure suivie par le conseil médical. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A... continuant de percevoir un demi-traitement en application du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté du 11 juillet 2023 du CNFPT qui ne l'avait pas inscrit sur une liste d'aptitude au grade de colonel de sapeurs-pompiers professionnels. Le tribunal a jugé que le président du CNFPT, lié par la décision du jury de l'ENSOSP, n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'inscription, puisque le requérant n'avait pas validé sa formation d'intégration. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°2016-2002 du 30 décembre 2016 et de l'arrêté du 4 janvier 2017 relatifs au statut et à la formation des officiers sapeurs-pompiers.
Avocat : CABINET BENOIT FLAMANT AVOCAT CONSEILS
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la CDAPH de la Haute-Garonne refusant de lui octroyer une orientation professionnelle spécifique en établissement médico-social. La requérante soutenait une insuffisance de motivation et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 13 février 2026.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 4 décembre 2023 par lequel le préfet avait déclaré nul de plein droit le permis de conduire de Mme A..., délivré le 8 juin 2020. La décision préfectorale a été jugée insuffisamment motivée, car elle se bornait à viser des textes sans exposer les considérations de fait justifiant le retrait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a donc accueilli le moyen tiré du défaut de motivation, sans examiner l'autre moyen de la requête. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Avocat : LAMA
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société GALERIE FRANCIS BARLIER, qui contestait une saisie à tiers détenteur de 47 252 euros réclamée au titre de rehaussements d'impôt sur les sociétés pour 2000 et 2001. Le tribunal a fait droit à sa demande, en prononçant la décharge de cette obligation de paiement. Il a retenu que l'action en recouvrement de l'administration était prescrite, celle-ci n'ayant pas rapporté la preuve d'un acte interruptif de la prescription quadriennale prévue par l'article L. 274 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET AYACHESALAMA (SCP)
Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise économique à la demande de la SCI VBR, qui exploite un commerce perturbé par les travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant la mesure utile pour évaluer le préjudice allégué. L'expert devra analyser l'évolution du chiffre d'affaires du 1er juillet 2023 jusqu'à la fin des travaux, déterminer le lien de causalité avec le chantier, et chiffrer le préjudice économique. La mission inclut également l'assistance à la commission d'indemnisation amiable de Tisséo Ingénierie.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS Bureau Veritas Construction d’une demande de provision de 14 488 euros pour des prestations de contrôle technique impayées par le département de Mayotte. Le département contestait la demande en invoquant une irrégularité des factures au regard des règles de la comptabilité publique. Le juge a rejeté ce moyen, estimant que l’appréciation du caractère non sérieusement contestable de la créance ne doit pas prendre en compte un refus de paiement fondé sur les seules règles de comptabilité publique. La solution retenue est l’octroi de la provision, les textes appliqués étant l’article R. 541-1 du code de justice administrative et le décret n° 2012-1246 du 8 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la section départementale de la Loire-Atlantique du syndicat Avenir Secours, qui demandait l’annulation de la délibération n° 2022-120 du 31 mai 2022 du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Loire-Atlantique. Cette délibération fixait la durée annuelle de travail des agents à 1 607 heures. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment les vices de procédure liés à la consultation du comité technique et la méconnaissance des décrets n° 2000-815 du 25 août 2000 et n° 2001-623 du 12 juillet 2001, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans annulation de la délibération ni de l’avis du comité technique.
Avocat : FLAMANT