714 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
714
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 337
Avec résumé IA
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Avocat : SALAMA
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de police a indiqué qu'une carte de séjour temporaire allait être délivrée à l'intéressée. Le juge a constaté que cette décision favorable rendait sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme F... et M. C... demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Albi à M. A... pour la création de garages et de deux logements. Les requérants contestaient la légalité du permis en invoquant une méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) relatives à la hauteur des constructions en limite séparative, à la qualité architecturale et à l'affectation des sols. Le tribunal a jugé que le bâtiment en premier rang était implanté dans la bande de constructibilité de dix-sept mètres prévue par le PLUi, respectant ainsi les règles de hauteur en limite séparative. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLUi.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur concernant la demande de naturalisation de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que la procédure était entachée d'un vice, l'entretien d'assimilation ayant été mené par un agent non identifié nominativement et dont l'habilitation n'était pas établie, en méconnaissance de l'article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La décision initiale du préfet de la Haute-Garonne a été jugée irrecevable, car elle s'était substituée à celle du ministre. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de six mois.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS MAYLIE LACLAU
Le Tribunal Administratif de Caen était saisi par Mme D..., représentante légale de son fils, de deux requêtes en annulation de décisions refusant une autorisation d'instruction en famille pour motif de pratique sportive intensive. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et d'appréciation au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-3 du code de l'éducation, une méconnaissance du principe d'égalité et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La rectrice de l'académie de Normandie concluait au non-lieu à statuer en raison de la fin de l'année scolaire 2023-2024. Le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement.
Avocat : DELAMARRE
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de la société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La société réclamait l'indemnisation des préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » (du 17 novembre 2018 au 18 août 2019) à la gare de péage de Buchelay, incluant des pertes de recettes, des frais de personnel et des dégradations matérielles. Le tribunal a reconnu que les actions de blocage et de levée des barrières de péage, menées par des attroupements dans le cadre d'une contestation sociale nationale, constituaient des délits d'entrave à la circulation au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, imputables à un attroupement. La solution retenue est que la responsabilité de l'État est engagée pour ces dommages causés par les attroupements.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Avocat : SCP DELAMARRE ET JEHANNIN
Avocat : FLAMANT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme A... contre un permis de construire délivré par le maire de Vernet pour deux bâtiments avicoles, deux silos et une clôture. Après un premier jugement avant dire droit, le tribunal a constaté que les vices initiaux, liés à l’inaccessibilité pour les véhicules de secours (article R. 111-2 du code de l’urbanisme) et à l’implantation d’une clôture en zone naturelle (articles N 1 et N 2 du PLU), ont été régularisés par un permis modificatif. Le tribunal a rejeté l’argument de Mme A... sur l’absence de servitude de passage, jugeant que l’administration n’a pas à vérifier les droits des tiers sur la voie d’accès. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A..., agent communal, d'une demande d'expertise médicale pour évaluer les préjudices liés à un accident de service (2017) et à sa rechute (2022). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la mesure n'était pas utile car deux expertises médicales avaient déjà été réalisées, dont une récente non consolidée. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'expertise à son utilité, et sur le principe selon lequel les prestations forfaitaires (rente, allocation) ne font pas obstacle à une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de Mme D..., ressortissante libanaise, contre un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.