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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 953 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 953

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 718

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LANEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2300989

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., assistante maternelle, qui demandait l'annulation du refus implicite de son employeur, le CCAS de Sannois, d'engager une procédure de reclassement ou de licenciement pour inaptitude, ainsi que le versement de salaires impayés. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle était dirigée contre la commune de Sannois, alors que l'employeur était le CCAS, un établissement public doté d'une personnalité morale distincte. De plus, la décision de licenciement intervenue en cours d'instance s'était substituée à la décision implicite attaquée sans avoir été contestée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 123-6 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : I.VAN ELSLANDE AVOCATS

11 décembre 2025• 12ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504974

Cette décision du Tribunal Administratif de Rouen, rendue en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme A... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expertise vise à évaluer l’ensemble des préjudices (patrimoniaux et extrapatrimoniaux) subis du fait d’une maladie professionnelle et de sa rechute, reconnues imputables au service par le département de la Seine-Maritime. Le tribunal rejette les conclusions de la requérante tendant à ce que les frais d’expertise soient mis à la charge du département, cette fixation relevant du seul président de la juridiction après l’accomplissement de la mesure. Il rejette également la demande de frais d’instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LANGUIL

10 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503818

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... et Mme D... visant à suspendre l'arrêté du maire de Spincourt du 23 octobre 2025 leur ordonnant de sécuriser un bâtiment en péril. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré que l'exécution de la décision leur causait un préjudice grave et immédiat, indépendamment de la légalité de l'arrêté. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : ASSOCIATION GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

9 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301090

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Sunnen de deux requêtes (n°2301090 et 2301091) visant à obtenir la décharge de retenues à la source réclamées au titre des années 2019 et 2020, pour un montant total de droits et pénalités de 328 225 euros. La société soutenait notamment que les dividendes versés à sa société mère, résidente fiscale suisse, étaient exonérés de retenue à la source sur le fondement de l'article 11 de la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966, et que la clause anti-abus de cette convention ne pouvait lui être opposée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé de l'imposition, et a confirmé le bien-fondé des impositions contestées.

Avocat : CABINET SCP CANIS LE VAILLANT

8 décembre 2025• 5ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301638

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme D... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (249 715 euros) pour les années 2015 à 2017. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration fiscale de l'activité de M. D... (négoce de véhicules de collection) en activité commerciale professionnelle et habituelle. Le tribunal a considéré que l'administration apportait la preuve de l'exercice habituel et à but lucratif de cette activité, notamment par le nombre et le montant des ventes réalisées via la société Prestige Auto Collection. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux bénéfices industriels et commerciaux.

Avocat : GWENAEL SAINTILAN AVOCAT

8 décembre 2025• 4ème chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502956

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Le Comptoir Des Bastides d’une demande en remboursement d’un crédit de TVA de 38 755 euros. L’administration fiscale a fait droit à cette demande après compensation avec les dettes fiscales de la société, ce qui a conduit la requérante à se désister de l’intégralité de ses conclusions. Par une ordonnance du 8 décembre 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.

Avocat : SCP LALANNE-DERRIEN LALANNE

8 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507598

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet d'Ille-et-Vilaine pour ordonner l'expulsion de M. F... et Mme H... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) géré par l'association Coallia. Le juge a fait droit à la demande préfectorale, considérant que l'occupation des lieux par les intéressés, dont les demandes d'asile ont été définitivement rejetées par la CNDA le 15 septembre 2023, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et présentait un caractère urgent et utile face à la saturation du dispositif d'accueil en Bretagne. La solution retenue repose sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionnent le maintien dans un HUDA à l'instruction d'une demande d'asile.

Avocat : VAILLANT

8 décembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201093

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Graziani Expertises, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Florent au paiement de 20 702,26 euros pour sa rémunération de maîtrise d'œuvre, ainsi que des intérêts moratoires, des dommages et intérêts et une indemnité de recouvrement. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas que la commune avait validé, même tacitement, le coût prévisionnel des travaux de 1 310 900 euros HT sur lequel elle fondait ses prétentions. La solution retenue s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les textes invoqués par la requérante.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLENOT-SUARES-BLANCO-ORLANDINI

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521529

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 octobre 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de mesure d'éloignement en cours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE

4 décembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511672

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 16 octobre 2023, a constaté que M. A... avait été logé le 20 décembre 2024, soit après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé l’astreinte à 6 000 euros, condamnant l’État à verser cette somme au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : BLANC

4 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308624

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. E... et Mme D... d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à leur garage par l’affaissement du mur de soutènement de la Traitoire, un cours d’eau artificiel. Les requérants recherchaient la responsabilité du SMAPI, de la commune de Hasnon ou de l’État, invoquant un défaut d’entretien d’un ouvrage public. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que la Traitoire est un cours d’eau non domanial relevant de l’article L. 215-14 du code de l’environnement, et que les désordres provenaient d’un défaut de fondations des constructions privées, imputable aux propriétaires. Aucune faute des personnes publiques n’a été retenue, et les conclusions indemnitaires et injonctives ont été écartées.

Avocat : LANDOT & ASSOCIES

3 décembre 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409041

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société luxembourgeoise SRE Consulting contestant des rappels d'impôt sur les sociétés (exercices 2013-2015), de retenue à la source sur revenus distribués (2014-2015) et de taxe sur les véhicules de société (2012-2016). La société soutenait ne pas avoir d'établissement stable en France au sens de la convention fiscale franco-luxembourgeoise du 1er avril 1958 et de l'article 209 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la location d'une villa en Corse constituait une exploitation habituelle en France justifiant l'imposition, et a validé les pénalités pour activité occulte.

Avocat : CABINET VALANCA AVOCAT (SELARL)

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503926

Le Tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement de la SCI Quartier de la Gare de ses conclusions en décharge de la taxe foncière due au titre de 2024 pour un bien situé à Uzès. La requérante s’est désistée après l’octroi d’un dégrèvement par l’administration fiscale. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO

2 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400089

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société TMH qui contestait l'avenant n°2 à son marché public de travaux pour la construction d'un groupe scolaire. Le tribunal a jugé que la société, en signant cet avenant, avait accepté les nouveaux prix et renoncé à ses réserves antérieures, rendant irrecevable sa demande d'annulation fondée sur l'article 50 du CCAG-Travaux. Il a également estimé que la société n'établissait pas que les sommes réclamées pour des travaux supplémentaires lui étaient dues, et que l'erreur d'appréciation alléguée n'était pas un motif d'annulation du contrat. La décision s'appuie sur les principes de loyauté des relations contractuelles et les dispositions du code de la commande publique.

Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209397

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Enedis, qui demandait la condamnation de la société Arbres Techniques et Paysages pour le sectionnement d’un câble électrique haute tension lors de travaux de transplantation d’arbres, qualifiés de travaux publics. Le tribunal a rejeté la requête d’Enedis, estimant que la responsabilité de la société Arbres Techniques et Paysages n’était pas engagée, faute pour Enedis de démontrer que le préjudice résultait directement des travaux. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage à l’égard des tiers et sur les dispositions du code de l’environnement et de l’arrêté du 15 février 2012 relatifs aux travaux à proximité d’ouvrages souterrains.

Avocat : ORTOLLAND & ASSOCIES

27 novembre 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306837

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS residential MDB, qui contestait un rappel de TVA de 483 377 euros assorti de pénalités pour manquement délibéré, relatif à la vente en 2019 d’un immeuble neuf au Cap-Ferret. La société avait appliqué le régime de la TVA sur marge, mais l’administration a estimé que la vente devait être soumise à la TVA sur le prix total, car l’immeuble était neuf et la société n’avait pas acquis le bien sans droit à déduction. Le tribunal a jugé que les conditions de l’article 268 du code général des impôts n’étaient pas remplies, la société ayant construit l’immeuble et non acheté un terrain à bâtir sans TVA déductible. Les pénalités de 40 % ont été maintenues, l’intention délibérée étant caractérisée par l’application d’un régime fiscal inapproprié malgré la complexité des textes.

Avocat : SCP NATAF ET PLANCHAT

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508760

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante congolaise, qui demandait à être convoquée en préfecture pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la précarité administrative invoquée résultant de sa propre situation d’irrégularité depuis 2018 et de son non-respect d’une précédente obligation de quitter le territoire français. La requérante n’a pas justifié de circonstances particulières justifiant un examen prioritaire de son dossier.

Avocat : BLANVILLAIN

26 novembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504059

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

25 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:504059.20251125• 4ème chambre jugeant seule
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303583

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir de l'ONIAM l'indemnisation de préjudices résultant d'une atteinte du nerf sciatique survenue après une opération chirurgicale en 2019. L'ONIAM contestait sa mise en cause, arguant que le seuil de gravité requis par le II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique n'était pas atteint, le taux d'incapacité permanente étant inférieur à 24%. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le taux d'incapacité permanente de Mme B... était de 19%, ce qui ne remplissait pas la condition de gravité nécessaire pour engager la solidarité nationale. En conséquence, l'ONIAM a été mis hors de cause et les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées.

Avocat : FOUILLAND-MILLERET

25 novembre 2025• 5ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502396

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 août 2025 par laquelle le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG) a refusé à Mme B... une disponibilité pour convenances personnelles. La requérante, praticienne contractuelle, invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et un défaut de motivation, mais le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles R. 6152-64 et R. 6152-65 du code de la santé publique, qui subordonnent l'octroi de la disponibilité aux nécessités du service.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

25 novembre 2025