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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 271

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 506

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LANEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513610

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 24 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et un signalement Schengen. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier son article L. 613-1, et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN

13 août 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510398

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 16 juillet 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A, ressortissant comorien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient une erreur de fait : l'administration a calculé le délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l'asile à partir de la première entrée en France (1er septembre 2024), alors que M. A justifie d'une nouvelle entrée le 30 juin 2025 après un séjour en Belgique, rendant sa demande du 16 juillet 2025 recevable. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation implique l'octroi des conditions matérielles d'accueil à compter du 16 juillet 2025.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

12 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508272

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'attestations sanitaires pour ses bovins, après le refus du groupement de défense sanitaire de l'Isère. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative de refus, sans qu'un péril grave ne soit avéré, rendant la demande irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence subsidiaire. La requête a donc été rejetée sans débat contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : PALLANCA

12 août 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503048

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B. Ce dernier sollicitait une provision de 194 424,68 euros de la part de la Métropole Nice Côte d'Azur en réparation des préjudices résultant de sa révocation, annulée pour illégalité (jugement du 3 octobre 2023, confirmé en appel). Le juge a estimé que l'obligation de la Métropole n'était pas sérieusement contestable, car la faute était établie par l'annulation de la sanction. Cependant, il a considéré que le montant demandé était excessif et a limité la provision à 74 666,22 euros au titre de la perte de rémunération, rejetant les autres chefs de préjudice (frais bancaires, frais de procédure, préjudice moral) comme non justifiés ou sans lien direct avec la faute.

Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI

12 août 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412011

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la SCI Toes Investissement et M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune de Marignane à la SNC Vinci Immobilier Méditerranée pour un programme de 217 logements et une cellule commerciale. Les requérants ont toutefois déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 12 août 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement d’instance et d’action. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES

12 août 2025
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501199

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de M. A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre un arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 déclarant d'utilité publique un projet de construction et de réhabilitation dans le quartier du Banlay à Nevers et déclarant cessibles des parcelles, dont la sienne. Ce désistement est intervenu en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Aucune contestation au fond n'a donc été examinée.

Avocat : SCP BLANCHECOTTE BOIRIN

12 août 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505033

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant résidait dans le Val-d'Oise à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise.

Avocat : LANDOULSI

12 août 2025
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505543

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille sans abri depuis trois mois, résidant dans la rue avec une enfant mineure. Le juge a rappelé le droit à l'hébergement d'urgence garanti par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, et a constaté que l'absence de proposition d'hébergement portait une atteinte grave et manifestement illégale à la dignité de la personne humaine. En conséquence, il a enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine d'orienter la famille vers un centre d'hébergement d'urgence ou, à défaut, une structure hôtelière, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie également sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : VAILLANT

12 août 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510399

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A avait déposé sa demande d'asile plus de six mois après son entrée en France, sans justifier d'un motif légitime pour ce retard. Il a également estimé que la situation de vulnérabilité alléguée n'était pas établie, l'intéressé ne démontrant pas de circonstances particulières faisant obstacle à ce refus.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

12 août 2025• 12ème chambre, éloignement
CAA54Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC01273

Avocat : ARSLAN

8 août 2025• Juge des référés
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521397

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé contractuel sur le fondement de l'article L. 551-13 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Lacoste. Celle-ci contestait l'attribution du lot n°1 d'un accord-cadre pour la fourniture de consommables de bureau, conclu entre Chambres d'agriculture France et la société Fiducial. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, le référé précontractuel ayant été introduit après la signature du contrat, intervenue à l'expiration du délai de onze jours suivant la notification de l'attribution. En conséquence, les demandes de suspension, d'annulation du marché et de pénalité financière ont été rejetées.

Avocat : CABINET LANZARONE

8 août 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507457

Cette requête, examinée par le Tribunal administratif de Versailles, est une demande de référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Mme B, ressortissante sénégalaise, demandait au juge des référés d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour, en raison de l'absence de réponse depuis plusieurs mois. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la durée d'attente, bien qu'importante, n'était pas spécifique à la situation de la requérante mais concernait tous les étrangers ayant déposé une demande via la plateforme "démarches simplifiées", et qu'elle ne justifiait pas, à elle seule, de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise. La solution retenue s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence administrative concernant l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et la nécessité pour le requérant de démontrer une urgence spécifique.

Avocat : GOUBALAN

8 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512588

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi par M. G d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, rejetant son recours contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour son épouse au titre du regroupement familial. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction de délivrer le visa sollicité. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 800 euros à M. G au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PIC-BLANCHARD

8 août 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512771

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous consulaire afin de déposer une demande de visa. Le ministre de l'intérieur a fait valoir que le rendez-vous avait été accordé et le visa délivré avant l'audience. En conséquence, M. B s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : CHAMBERLAND-POULIN

8 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512870

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par une agente de la commune de Pornic contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. La juge des référés a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les moyens soulevés, notamment le délai de décision, la motivation de l'avis médical et l'erreur d'appréciation au regard du lien entre la pathologie et le service. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

8 août 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402333

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, la demande ne portant pas sur ce fondement. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

8 août 2025• 3ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502438

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 28 juillet 2025 par lequel la préfète des Vosges assignait à résidence M. A pour une durée de quarante-cinq jours. Le juge a constaté que cette mesure constituait le troisième renouvellement de l'assignation, en violation de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limite le renouvellement à deux fois. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour excès de pouvoir, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : BOULANGER

8 août 2025• Reconduites à la frontière
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504663

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SAS Résidences Service Gestion, qui contestait une mise en demeure de payer la taxe d’habitation pour un bien situé à Montpellier. Le directeur départemental des finances publiques de l’Hérault avait en effet prononcé le dégrèvement total de l’imposition litigieuse et procédé au reversement des sommes avant l’audience. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions à fin d’annulation et de décharge ont été déclarées manifestement irrecevables. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : RELANGE

8 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504059

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles L. 141-2 et L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la procédure était régulière et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les textes appliqués sont le CESEDA et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : COLLANGE

8 août 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215292

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord précisé que la décision ministérielle s'était substituée à celle du préfet de la Marne, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Enfin, il a jugé que le ministre avait pu légalement fonder sa décision sur l'absence d'insertion professionnelle stable et de ressources suffisantes, au regard des faibles revenus de Mme B et de sa formation en cours, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au sens de l'article 21-15 du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : MALBLANC

8 août 2025• 5ème Chambre