12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
314 773
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SA Koedo, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder les aides du fonds de solidarité Covid-19 pour la période de décembre 2020 à octobre 2021. La société invoquait une rupture d'égalité entre les entreprises ayant créé un nouvel établissement en 2020 et celles n'en ayant pas créé, ainsi qu'avec les sociétés nouvellement créées. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre une société existante développant une nouvelle activité et une société nouvellement créée était justifiée par une différence objective de situation et proportionnée, et qu'elle n'était pas contraire à l'objectif du dispositif d'aides. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de rejet et des conclusions accessoires, en application des décrets n° 2021-1430 et 2021-1431 du 3 novembre 2021 et de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020.
Avocat : CABINET LANDAU & RUDOWICZ (SAS)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. et Mme C, qui contestaient un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Saint-Siméon. Les requérants ont abandonné leur recours pour excès de pouvoir visant l'annulation de ce certificat et de la décision de rejet de leur recours gracieux. La demande de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.
Avocat : VAN ELSLANDE
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de la SCI ELJAD qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 mai 2022 déclarant d'utilité publique et cessible son immeuble à Epinal dans le cadre d'une opération de résorption de l'habitat indigne. Le tribunal écarte le moyen tiré d'un défaut de notification individuelle de l'enquête parcellaire, estimant que la procédure était régulière. Il juge également que l'arrêté contesté ne poursuit pas un but étranger à l'intérêt général et que l'illégalité de l'arrêté d'insalubrité sous-jacent n'est pas établie. La décision est fondée sur les articles L. 511-1 et suivants du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et L. 1331-26 du code de la santé publique.
Avocat : BLANCHARD KOOS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien incarcéré, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cette décision n'étant pas distincte de l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale. La requête, introduite par Mme F épouse E et ses enfants, contestait le refus opposé par l’autorité consulaire française à Téhéran. Le juge a estimé qu’aucun moyen soulevé, notamment la méconnaissance des articles L. 561-5 et L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le défaut de doute sérieux suffisant à fonder le rejet.
Avocat : BOULANGER
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la famille d’un patient mineur, M. D E, afin d’engager la responsabilité du centre hospitalier d’Ardèche méridionale d’Aubenas pour un retard de diagnostic d’une torsion testiculaire survenu le 7 mai 2021. Le tribunal a reconnu que l’erreur de diagnostic initial constituait une faute engageant la responsabilité de l’hôpital, en raison d’un manquement aux règles de bonne pratique médicale. Il a fixé à 91 % le taux de perte de chance pour le patient d’éviter les séquelles, conformément au rapport d’expertise non contesté. La solution retenue est une condamnation de l’établissement à indemniser les préjudices subis, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière et des dispositions du code de la santé publique.
Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a notamment examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale relative à la prise en charge de M. C E au centre hospitalier Pierre Wertheimer et au centre hospitalier Louis Pradel à compter du 7 juin 2019. La mesure a été jugée utile pour déterminer les éventuelles responsabilités encourues suite aux complications post-opératoires (notamment une probable embolie gazeuse et une hémiplégie) et pour évaluer les préjudices subis. Le tribunal a rejeté les conclusions des parties tendant à ce qu'il leur soit "donné acte" de déclarations ou réserves, et a réservé les dépens.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 785 euros pour la période d’octobre 2019 à décembre 2020. Le tribunal a rappelé que la décision expresse de rejet du recours préalable, prise le 20 octobre 2023 par le président du conseil départemental, s’était substituée à la décision initiale du 12 juillet 2023, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. En application des articles L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles et L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Nice, dans un jugement du 13 mai 2025, a rejeté la requête de la commune de Mandelieu-la-Napoule. Celle-ci demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Théoule-sur-Mer fixant les redevances du port de la Rague pour 2022. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux de la commune requérante, daté du 7 juin 2022, n'a été déposé que le 10 juin 2022, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant l'affichage de la délibération le 7 avril 2022.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D et autres, qui demandaient l'annulation de la décision implicite du maire de Vence refusant de faire cesser l'occupation du vallon E. Le tribunal a requalifié l'objet du litige : il ne s'agit pas d'un vallon mais du chemin E, classé comme chemin rural par une délibération de 2008. En application des articles L. 161-1 et L. 161-5 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que des articles L. 2121-1, L. 2122-1 et L. 2212-1 du code général de la propriété des personnes publiques, le chemin rural relève du domaine privé communal. Par conséquent, le maire n'était pas tenu d'exercer ses pouvoirs de police administrative pour faire cesser une occupation sur le domaine public, et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi après renvoi du Conseil d'État, a examiné la demande de l'association de protection des collines peypinoises tendant à l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Peypin le 13 août 2019. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, tirés notamment de l'incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance des articles L. 122-1 et R. 122-3 du code de l'environnement, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de l'association requérante, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le code de l'environnement.
Avocat : BLANCHARD
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de riverains et d’un comité de quartier contestant un permis de construire délivré le 5 juillet 2023 à la société Erilia pour l’aménagement de 62 logements, ainsi que le permis modificatif du 8 février 2024. Les requérants invoquaient notamment l’absence de régularisation d’une construction antérieure non autorisée, l’insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme (PLU) et du code de l’urbanisme (articles R. 111-2, R. 111-27, R. 423-53, R. 431-5, R. 431-9, R. 431-10). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet était conforme aux règles applicables et que les vices allégués n’étaient pas établis. En conséquence, il a rejeté la requête et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. C, incarcéré, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Sarthe du 14 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'informant d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen sérieux de la situation personnelle, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des erreurs de droit. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 612-2, L. 612-6, L. 613-1 et L. 432-15, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impact de ce refus sur la formation en apprentissage de l'intéressé et sur sa situation d'hébergement. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au vu de l'intégration de M. A, suivi par l'aide sociale à l'enfance et engagé dans une formation professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BLANDIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier d'une entrée régulière en France avec un visa de long séjour ou d'une vie commune d'au moins six mois avec son conjoint français. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant togolais, pour suspendre la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que cette décision implicite avait été remplacée par une décision expresse de refus en date du 28 avril 2025, et que la demande de titre "étudiant" était devenue sans objet. La solution retenue est que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'est vu délivrer un titre de séjour "étudiant", ce qui a régularisé sa situation et fait disparaître l'atteinte grave et immédiate à ses intérêts. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANTHEAUME