1 953 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 953
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 639
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités associées, au titre des années 2017 et 2018. Le litige portait sur la remise en cause par l'administration fiscale du bénéfice de la réduction d'impôt pour investissement locatif (dispositif Pinel), au motif que le plafond de loyer, calculé en appliquant un coefficient multiplicateur à la surface habitable, n'était pas respecté. Le tribunal a jugé que les impositions contestées étaient légales, fondées sur les dispositions de l'article 199 novovicies du code général des impôts et ses textes d'application, et a rejeté les moyens soulevés par le requérant, notamment celui tiré du droit à l'erreur.
Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... contre les Hospices Civils de Lyon (HCL) pour retard présumé dans la communication de son dossier médical. La juridiction a estimé qu'aucune faute ne pouvait être retenue contre l'établissement, considérant que le dossier avait été communiqué dans un délai raisonnable, notamment lors d'une procédure d'expertise judiciaire. La décision s'appuie sur les dispositions relatives à l'accès au dossier médical prévues par l'article L. 1111-7 du code de la santé publique.
Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice moral d'angoisse suite à une prise en charge dentaire au cours de laquelle un défaut de stérilisation du matériel a été suspecté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'absence de stérilisation n'était qu'une éventualité à risque minime, le matériel ayant été décontaminé, et que les résultats négatifs des dépistages effectués ne permettent pas de caractériser ni une faute dans l'organisation du service (art. L. 1142-1 du code de la santé publique) ni une défaillance d'un produit de santé engageant la responsabilité sans faute de l'établissement. **Textes appliqués** : Article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des établissements de santé).
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un avis défavorable à l'exploitation d'un poste d'enregistrement de jeux (FDJ/PMU). Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, malgré ses allégations sur la rentabilité de son commerce. La décision s'appuie sur les conditions strictes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le cadre réglementaire des jeux défini par le code de la sécurité intérieure.
Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A... B... visant à annuler les délibérations du SIAAP fixant les taux de la redevance interdépartementale d'assainissement pour 2023 et 2024. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 3451-2 du code général des collectivités territoriales et l'absence de consultation de la commission des services publics locaux, n'étaient pas fondés. Elle a également rejeté la demande d'injonction à négocier de nouvelles conventions et a condamné le requérant à verser une somme au SIAAP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant qui contestait un avis de trop-perçu de rémunération émis par le CHRU de Tours. La juridiction rejette les conclusions de l'hôpital demandant la condamnation du requérant à une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant turc visant à enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant, dont le titre de séjour avait expiré, n'avait pas justifié de circonstances particulières établissant l'urgence de sa situation au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En revanche, l'ordonnance a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour et d'injonction de délivrance. Le juge constate que la requête au fond est irrecevable car dirigée contre une décision inexistante, ce qui empêche tout doute sérieux sur sa légalité au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administratif. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas à être examinée et la demande est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de titre de séjour qui lui a été opposé. Le juge constate que la requête au fond associée est irrecevable car dirigée contre une décision jugée inexistante, ce qui empêche de créer le doute sérieux sur la légalité requis pour prononcer une suspension. Par conséquent, la condition d'urgence n'a pas à être examinée et la demande est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a jugé une demande d'annulation du rejet d'un recours gracieux concernant un trop-perçu de RSA et une demande de remise de dette. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions en remise de dette, car le requérant n'avait pas préalablement exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la demande de remise de dette est rejetée comme irrecevable, et le tribunal se prononcera ultérieurement sur le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Audace de son recours en plein contentieux contre l'École Nationale Supérieure des sciences agronomiques de Bordeaux Aquitaine. La procédure est ainsi éteinte, mettant fin aux demandes d'annulation et de condamnations pécuniaires formulées par la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS