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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

9 463 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

9 463

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 856

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LANEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514993

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 25 août 2025 par lequel la préfète de l'Ain avait assigné M. A... à résidence. La décision est annulée car elle est dépourvue de base légale : à la date de l'arrêté, M. A... ne faisait l'objet d'aucune obligation de quitter le territoire français, condition pourtant requise par l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que la précédente obligation de quitter le territoire français avait été implicitement abrogée par une mesure ultérieure, elle-même retirée, laissant l'intéressé sans mesure d'éloignement exécutoire. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à l'avocate de M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : BLANC

9 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325692

Refus de changement de nom pour défaut d'intérêt légitime. Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... qui contestait la décision du garde des Sceaux refusant de substituer son nom en « C... ». Le juge estime que l'usage du nom revendiqué n'est pas suffisamment ancien et constant pour caractériser une possession d'état au sens de l'article 61 du code civil. La décision ministérielle n'est donc entachée d'aucune erreur d'appréciation.

CABINET BLANCHECOTTE, BOIRIN (SCP)

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411236

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. En cours d'instance, la préfète a délivré à Mme B... une carte de séjour "travailleur temporaire", retirant ainsi la décision implicite contestée, ce qui a rendu sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande de Mme B... au motif qu'elle ne remplissait pas les conditions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un titre "salarié", son contrat de travail étant à durée déterminée, et que la délivrance d'un titre "travailleur temporaire" n'établissait pas d'illégalité fautive. Les textes appliqués sont les articles L. 421-1 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LANTHEAUME

9 décembre 2025• 6ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508109

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F..., ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés, sans les détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de transfert.

Avocat : LANNE

8 décembre 2025• Eloignement 72 heures
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518790

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A... sous huit jours pour le dépôt de sa demande de carte de résident en tant que parent d’enfant réfugié, et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à séjourner et travailler. La requérante, ressortissante ivoirienne, était dans l’impossibilité de déposer sa demande via le téléservice ANEF faute de numéro étranger, malgré des démarches infructueuses. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : ADRIEN MÉLANIE

8 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406099

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 avril 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était entachée ni d'un défaut d'examen particulier, ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GOZLAN

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507607

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'inexistence de la décision d'interdiction de retour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention européenne des droits de l'homme et de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301090

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Sunnen de deux requêtes (n°2301090 et 2301091) visant à obtenir la décharge de retenues à la source réclamées au titre des années 2019 et 2020, pour un montant total de droits et pénalités de 328 225 euros. La société soutenait notamment que les dividendes versés à sa société mère, résidente fiscale suisse, étaient exonérés de retenue à la source sur le fondement de l'article 11 de la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966, et que la clause anti-abus de cette convention ne pouvait lui être opposée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé de l'imposition, et a confirmé le bien-fondé des impositions contestées.

Avocat : CABINET SCP CANIS LE VAILLANT

8 décembre 2025• 5ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301638

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme D... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (249 715 euros) pour les années 2015 à 2017. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration fiscale de l'activité de M. D... (négoce de véhicules de collection) en activité commerciale professionnelle et habituelle. Le tribunal a considéré que l'administration apportait la preuve de l'exercice habituel et à but lucratif de cette activité, notamment par le nombre et le montant des ventes réalisées via la société Prestige Auto Collection. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux bénéfices industriels et commerciaux.

Avocat : GWENAEL SAINTILAN AVOCAT

8 décembre 2025• 4ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502254

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Meuse du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 435-1 et L. 612-10.

Avocat : BLANVILLAIN

8 décembre 2025• Chambre 3
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507598

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet d'Ille-et-Vilaine pour ordonner l'expulsion de M. F... et Mme H... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) géré par l'association Coallia. Le juge a fait droit à la demande préfectorale, considérant que l'occupation des lieux par les intéressés, dont les demandes d'asile ont été définitivement rejetées par la CNDA le 15 septembre 2023, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et présentait un caractère urgent et utile face à la saturation du dispositif d'accueil en Bretagne. La solution retenue repose sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionnent le maintien dans un HUDA à l'instruction d'une demande d'asile.

Avocat : VAILLANT

8 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510783

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant marocain, qui rencontrait des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'impossibilité d'accéder au téléservice ne constituait pas une décision administrative faisant obstacle à la demande. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer M. C... sous cinq jours ouvrables pour un rendez-vous dans les quinze jours, sans astreinte. L'Etat a également été condamné à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre de l'aide juridictionnelle, en application de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BLANDIN

8 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512178

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A... de sa requête en excès de pouvoir, par laquelle il demandait à la préfète de l'Isère de lui délivrer une convocation pour déposer physiquement une première demande de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.

Avocat : BLANDIN

8 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404765

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que le suivi de la formation professionnelle de M. A... n'était pas réel et sérieux, au sens de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire" dans un délai d'un mois.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514414

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour « vie privée et familiale » de Mme B..., ressortissante camerounaise. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante bénéficiant d’un récépissé valide jusqu’au 6 janvier 2026, ce qui lui permet de séjourner et de travailler régulièrement. En conséquence, les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

8 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407059

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant marocain, contestant deux refus implicites de visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. La juridiction a estimé que la commission de recours avait légalement fondé ses décisions sur un risque de détournement de l'objet du visa, compte tenu des attaches familiales limitées du requérant en France et de ses précédents séjours irréguliers. Le tribunal a également écarté la demande de substitution de motifs présentée par le ministre, sans que cela n'affecte la légalité des refus. Les décisions ont été jugées suffisamment motivées et conformes au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DALANÇON

8 décembre 2025• 10ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401518

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé le 5 décembre 2023 par le préfet du Val-d'Oise à M. C..., ressortissant algérien. La décision est annulée pour incompétence de son signataire, le courriel de refus ne permettant pas d'identifier l'agent et sa délégation de signature. Le tribunal qualifie ce classement sans suite de refus de titre de séjour, car fondé sur une appréciation du droit au séjour et non sur l'incomplétude du dossier. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : LANDOULSI

5 décembre 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514916

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de police refusant le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal retient que le requérant ne justifiait pas d'un séjour régulier à la date de la décision, condition essentielle prévue à l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce seul motif suffit à fonder le refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LANDOULSI

5 décembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508998

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme C... épouse D..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de naturalisation. Le juge a estimé que, bien que la requérante démontre une indisponibilité persistante de créneaux de rendez-vous en ligne, elle ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant une urgence, dès lors qu'elle dispose d'un certificat de résidence valable jusqu'en 2033. La solution retenue rappelle que la condition d'urgence, nécessaire pour ordonner des mesures sur ce fondement, n'est pas présumée pour une première demande de naturalisation et doit être démontrée par le requérant.

Avocat : GOZLAN

5 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404770

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète de l’Ardèche d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la décision n’était pas entachée d’erreur de droit. Il a estimé que le refus, fondé sur la présence irrégulière de l’épouse en France, ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et que les conditions de ressources et de logement étaient remplies. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : COLLANGE

5 décembre 2025• 8ème chambre