12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 768
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Remiremont pour un retard de diagnostic et de prise en charge d’un accident vasculaire cérébral survenu le 30 décembre 2016, ayant entraîné une perte de chance de 30 % d’éviter le dommage. Le tribunal a examiné les préjudices non couverts par un précédent accord transactionnel partiel, notamment la perte de gains professionnels actuels et futurs, ainsi que l’incidence professionnelle. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en matière hospitalière, conformément au code de la santé publique.
Avocat : ABELLAN-MONTAUT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 6 novembre 2024 du conseil municipal de Loisy-sur-Marne autorisant la vente d’une parcelle communale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas la preuve de l’imminence de la signature de l’acte authentique de vente. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal administratif de Pau, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 5 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et signalement Schengen, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Bordeaux (Gironde), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Bordeaux, seul compétent.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la restitution de son passeport, retenu par la préfecture du Bas-Rhin depuis juin 2022. En cours d'instance, le préfet a fait droit à cette demande en restituant le document. Le tribunal a constaté que les conclusions principales de M. A... avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAINNEVRET - MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à l’intéressé un certificat de résidence algérien. Par une ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la 2ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, celles-ci ayant perdu leur objet. Les conclusions accessoires (injonction, astreinte) ont été rejetées par voie de conséquence, et la demande de frais irrépétibles a été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil départemental de l’Orne prononçant son exclusion temporaire de fonctions pour un mois. Le requérant n’ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de sa requête, formulée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement d’instance par ordonnance. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité de la sanction disciplinaire.
Avocat : CABINET BELLEC-LANDE STÉPHANIE
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Les Bergeries d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 323 077 euros. La société requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 19 décembre 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : LANGEVIN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. C... A..., fonctionnaire hospitalier, visant à contester le refus de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge et la décision l'autorisant à faire valoir ses droits à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation de rémunération invoquée étant inhérente à l'application de la limite d'âge et ne constituant pas une urgence particulière justifiant la suspension. Par conséquent, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article L. 556-3 du code général de la fonction publique), les requêtes ont été rejetées.
Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de la SCI Le Bois d’Opio et autres, qui demandaient la suspension de l’arrêté du maire d’Opio du 16 octobre 2025. Cet arrêté retirait une opposition antérieure et ne s’opposait pas à une déclaration préalable pour la construction d’un pylône de téléphonie mobile de 30 mètres. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme et de la méconnaissance du règlement du PLU, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de la Fédération nationale des travailleurs de l’Etat – CGT (FNTE-CGT) concernant le droit au bénéfice de l’allocation spéciale pour les ingénieurs civils de la défense et de l’indemnité de fonctions techniques pour les techniciens supérieurs d’études et de fabrications du ministère des armées. Le tribunal a jugé que l’entrée en vigueur du régime indemnitaire RIFSEEP, instauré par le décret du 20 mai 2014, a abrogé les régimes indemnitaires antérieurs prévus par les décrets des 18 octobre 1989. En conséquence, les demandes de la FNTE-CGT ont été rejetées, et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été écartées.
Avocat : SCP MARLANGE-DE LA BURGADE
Avocat : BLANC
Avocat : LANGLOIS
Avocat : SCP NATAF & PLANCHAT
Avocat : LANDETE
Avocat : SCP NATAF & PLANCHAT;GONAND
Avocat : CABINET DUTERME-MOITTIE-ROLLAND
Avocat : LANDBECK
Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES
Avocat : SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES MARSEILLE;SELARL BLUM - ENGELHARD - DE CAZALET;SELARL LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que la présence de son père et de sa fratrie en France, ainsi que sa scolarité passée, ne suffisaient pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute d'intégration économique et sociale suffisante. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Avocat : GOZLAN