12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 567
Avec résumé IA
Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS
Avocat : MULAND DE LIK
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par la société Hauts-de-Seine Habitat d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d’un salarié protégé (délégué syndical CGT). En cours d’instance, le salarié a démissionné de ses fonctions. Le tribunal a constaté que cette démission rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation de la décision de refus de licenciement et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également donné acte du désistement de la société sur ses conclusions à fin d’injonction.
Avocat : CABINET ATLANTES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut d'information prévu à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 et la méconnaissance de l'article 17 du même règlement, n'étaient pas fondés. Il a également écarté l'erreur d'appréciation concernant l'obligation de se présenter à la gendarmerie de Vendeuvre-sur-Barse, en relevant que les horaires de présentation étaient compatibles avec le fonctionnement du service. En conséquence, les arrêtés du préfet du Bas-Rhin des 6 et 9 octobre 2025 ont été validés.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours en excès de pouvoir de M. F..., ressortissant tunisien, contre les arrêtés préfectoraux l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOULANGER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de M. A..., ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 16 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant, confié à l'aide sociale à l'enfance à 16 ans, sollicitait un titre sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison du caractère non réel et sérieux de sa formation professionnelle (nombreuses absences). La décision s'appuie sur l'article L. 435-3 du CESEDA et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., sous-officier de gendarmerie, contestant les avis de régularisation des charges d'occupation de son logement de fonction pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, en raison de la tardiveté du recours administratif préalable obligatoire formé par M. A... devant la commission des recours des militaires. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des dispositions du code de la défense, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Pologne et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la requérante avait bien reçu les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions du préfet du Bas-Rhin, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nancy rejette la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 8 octobre 2025 de la préfète des Vosges l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge estime que la décision est suffisamment motivée et que la mesure, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas disproportionnée. Il retient que le requérant, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, présente un comportement (notamment des faits liés aux stupéfiants en 2025) justifiant un contrôle renforcé, sans que son absence de menace pour l'ordre public ne fasse obstacle à l'assignation. La solution écarte les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et d'atteinte à la liberté de circulation.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C..., ressortissant centrafricain, qui demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge constate que M. C... a déjà déposé sa demande via le téléservice dédié et que, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration est tenue de lui délivrer une attestation de prolongation et dispose d'un délai de quatre mois pour statuer. En l'absence d'urgence caractérisée et de carence de l'administration, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : BLANDEAU
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme irrecevable la requête de Mme C... qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Cassis. La juridiction a constaté que le permis avait fait l’objet d’un affichage régulier et continu sur le terrain à compter du 14 mai 2025, conformément aux articles R. 424-15 et R. 600-2 du code de l’urbanisme. La requête, enregistrée le 14 octobre 2025, était tardive car présentée après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Avocat : CABINET SCP CANIS LE VAILLANT
Avocat : LANDETE
Avocat : FLANDIN
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au département de l'Essonne de procéder à la mise à l'abri immédiate de M. A..., mineur isolé étranger se déclarant guinéen, en raison de l'atteinte grave et manifestement illégale portée à son droit à l'hébergement d'urgence. Le juge a constaté que le département n'avait pas assuré la protection de ce mineur privé de famille et sans abri, en méconnaissance des articles L. 112-3, L. 112-4 et L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des stipulations de la convention internationale des droits de l'enfant. La carence caractérisée du département a été jugée constitutive d'une violation grave de la liberté fondamentale du requérant, justifiant l'urgence et l'injonction sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : CABINET LANDAIS
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant une demande de regroupement familial. Les requérants invoquaient l'urgence liée à l'écoulement du délai de quinze mois et à la naissance récente de leur enfant. Le juge a estimé que ces circonstances, compte tenu du délai de neuf mois pour saisir le tribunal, ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à leur situation. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. et Mme D..., ressortissants albanais, contre leur assignation à résidence du 29 septembre 2025 et a demandé la suspension de l'obligation de quitter le territoire français du 20 août 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de leur situation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 922-2, et confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., ressortissants albanais, contestant leur assignation à résidence et demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise le 20 août 2024. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE