756 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
756
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 217
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un dysfonctionnement l'empêchant d'obtenir un rendez-vous en ligne, et que son dossier, ayant fait l'objet d'un classement sans suite pour incomplétude, ne permet pas de caractériser l'urgence requise pour une injonction. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 522-3 (rejet pour absence d'urgence manifeste) du code de justice administrative.
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, qu'un examen particulier de la situation avait été réalisé, et que les conditions exceptionnelles de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge a estimé que l'arrêté, pris par un directeur dûment habilité par délégation, était légal et que l'administration avait correctement examiné la situation de l'intéressé, notamment au regard de son droit au séjour et de ses liens familiaux en France. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA), a ordonné au préfet de police de délivrer un titre de voyage à une enfant réfugiée. Le juge a estimé que le délai de plus de trois ans pour remettre le document, pourtant accepté, constituait une urgence justifiant une injonction. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que ce retard porte une atteinte grave à la liberté d'aller et venir.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le non-renouvellement de son CDD d'agent éducatif. Le juge a estimé que la décision, fondée sur des considérations liées à l'intérêt du service et à l'aptitude professionnelle de l'agent, était légale, notamment après que l'intéressé ait été mis en mesure de présenter ses observations. Les textes appliqués incluent les principes généraux du droit de la fonction publique et les règles relatives aux contrats à durée déterminée.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pour violences conjugales, était légal au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ce comportement étant de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à la régularité de l'enquête administrative, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de l'Ardèche visant à annuler un permis d'aménager un lotissement. Le juge a estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'opposant pas un sursis à statuer, malgré l'élaboration en cours d'un PLUi. La décision s'appuie sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, considérant que le projet, bien qu'en zone agricole, ne compromettait pas de manière suffisamment certaine l'exécution du futur plan.
Avocat : SCP LANGLAIS GENEVOIS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la suspension du permis de conduire du requérant. Il a estimé que le litige, relatif à une mesure de police individuelle, relevait de la compétence territoriale du tribunal du lieu de résidence du requérant. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a donc transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, le requérant résidant en Seine-Saint-Denis.
Avocat : BOULANGER
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un surveillant principal stagiaire contre son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de la justice. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l'appréciation de l'aptitude professionnelle de l'agent en période de stage, n'était entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité procédurale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives au stage et à la titularisation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 rejetant sa demande d'admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions, notamment de stabilité et d'intégration, pour bénéficier d'une régularisation au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des autres dispositions du CESEDA ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. C... et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit, le préfet ayant méconnu son pouvoir discrétionnaire de régularisation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment les liens durables qu'il a tissés en France. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA;SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du président du département de la Seine-Maritime rejetant la demande de reconnaissance de rechute de maladie professionnelle d'une fonctionnaire territoriale. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'absence de "fait médical nouveau", critère non prévu par la réglementation applicable. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, qui définissent la rechute comme une modification de l'état de santé postérieure à la consolidation, constituant une conséquence exclusive de la maladie d'origine.