LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 507460

Conseil d'État — Décision N° 507460

mercredi 8 avril 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier507460
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:507460.20260408
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP MARLANGE, DE LA BURGADE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

L’association Occitanie Energies Environnement et l’association Contre Vents ont demandé à la cour administrative d’appel de Toulouse d’annuler l’arrêté des préfets de l’Hérault et du Tarn du 20 janvier 2023 portant autorisation de renouvellement du parc éolien de vingt-trois aérogénérateurs exploité par la société CEPE du Haut-Languedoc sur le territoire de la commune de Cambon-et-Salvergues (Hérault), fixant des prescriptions complémentaires et portant autorisation de défrichement sur les territoires de Cambon-et-Salvergues et de Murat-sur-Vèbre (Tarn) ainsi que la décision implicite du 21 mai 2023 par laquelle ces préfets ont rejeté leur recours gracieux.

Par un arrêt n° 23TL01822 du 26 juin 2025, cette cour a rejeté leur requête.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 août et 13 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, ces associations demandent au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à leur requête ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat et de la société CEPE du Haut-Languedoc la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.




Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’environnement ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. David Gaudillère, conseiller d'Etat,


- les conclusions de Mme Amélie Fort-Besnard, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de l’association Occitanie Energies Environnement et autre ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elle attaque, l’association Occitanie Energies Environnement et autre soutiennent que la cour administrative d’appel de Toulouse :
- a dénaturé des pièces du dossier et s’est méprise sur la portée des écritures en jugeant que les modifications portées à la connaissance des préfets ne présentaient pas un caractère substantiel mais seulement un caractère notable au regard de leurs impacts sur les espèces protégées ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que la société pétitionnaire n’avait pas à analyser les effets cumulés avec le parc éolien des Amaysses ;
- a dénaturé les pièces du dossier et insuffisamment motivé son arrêt en jugeant que le porter à connaissance analysait l’impact paysager du projet de renouvellement du parc litigieux sur le lac de Laouzas et sur celui de la Raviège ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que le projet de renouvellement du parc éolien litigieux devait être regardé comme en cohérence avec les orientations fixées par la charte du parc naturel régional du Haut-Languedoc et les documents qui y sont annexés ;
- a commis une erreur de qualification juridique des faits et insuffisamment motivé son arrêt en jugeant que les mesures d’évitement et de réduction édictées par l’arrêté litigieux présenteraient des garanties d’effectivité telles qu’elles permettraient de diminuer le risque pour les espèces de chiroptères et d’avifaune au point que ce risque apparaîtrait comme n’étant pas suffisamment caractérisé.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi des associations Occitanie Energies Environnement et Contre Vents n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à l’association Occitanie Energies Environnement et à l’association Contre Vents.
Copie en sera adressée à la société CEPE du Haut-Languedoc et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, et des négociations internationales sur le climat et la nature.


Délibéré à l'issue de la séance du 12 mars 2026 où siégeaient : M. Stéphane Hoynck, assesseur, présidant ; M. Christophe Pourreau, conseiller d'Etat et M. David Gaudillère, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 8 avril 2026.




Le président :
Signé : M. Stéphane Hoynck


Le rapporteur :
Signé : M. David Gaudillère

La secrétaire :
Signé : Mme Juliette Dolley





Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509363

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

09/04/2026

← Retour aux décisions