1 048 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 048
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 121
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'agent signataire de l'arrêté préfectoral était compétent en vertu d'une délégation régulière et a estimé que les conditions pour l'octroi d'un titre de séjour au titre de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ou des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas remplies. La décision de la préfète des Vosges est donc confirmée.
Avocat : BOULANGER
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'accorder un congé bonifié à une agente hospitalière souhaitant se rendre en Martinique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il écarte le moyen d'incompétence de l'autorité signataire, considérant que celle-ci agissait en vertu d'une délégation régulière. Sur le fond, il estime que la requérante ne démontre pas que son centre des intérêts matériels et moraux est situé en Martinique, condition légale pour bénéficier du congé bonifié, et que la circulaire du 2 août 2023 ne peut créer un droit acquis à ce bénéfice. **Textes appliqués** : Article L. 651-1 du code général de la fonction publique, décret n°87-482 du 1er juillet 1987, et article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration concernant la valeur des circulaires.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour pour une ressortissante kosovare. Le juge a estimé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son ancienneté de séjour, de son mariage avec un résident régulier et de la naissance de ses deux enfants en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à la requérante un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante kosovare, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que l'OQTF était légalement fondée, notamment au regard de l'article L. 611-1 4° du CESEDA, après le rejet définitif de sa demande d'asile, et qu'elle était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'autorité préfectorale avait procédé à l'examen particulier requis de sa situation personnelle et familiale.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante kosovare, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. La juridiction a jugé que l'OQTF était légalement fondée, notamment au regard de l'article L. 611-1 4° du CESEDA, après le rejet définitif de sa demande d'asile, et a estimé que la motivation était suffisante et que son examen particulier avait été respecté. Elle a également admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle du 23 janvier 2023, fondée sur un séjour irrégulier entre 2016 et 2018, était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction applique les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, rappelant le pouvoir discrétionnaire du ministre pour apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer le requérant à un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée et que l'administration avait manqué à son obligation de traiter la demande dans un délai raisonnable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de deux agents territoriaux visant l'annulation d'arrêtés fixant leur complément indemnitaire annuel à zéro. Le juge a estimé que la commune n'était pas tenue de motiver individuellement ces décisions et que les moyens tirés d'une procédure irrégulière ou d'une erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. La juridiction a notamment appliqué les articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté municipal de révocation d'une secrétaire de mairie pour excès de pouvoir. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de révocation, considérant que la matérialité des faits reprochés (manquement au devoir de réserve et à l'obligation de probité) n'est pas établie, la commune ne rapportant pas la preuve suffisante des allégations. **Textes appliqués** : Le juge exerce son contrôle de légalité et de proportionnalité de la sanction disciplinaire dans le cadre de l'article L. 530-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'un refus de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour, cette décision ayant déjà été annulée par un jugement antérieur. Le juge a rejeté la demande d'injonction à l'administration et n'a pas alloué les frays de procédure sollicités par la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.