353 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
353
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 772
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, se déclare incompétent territorialement pour connaître d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux d’obligation de quitter le territoire (OQTF). Il constate que le requérant résidait en Seine-Saint-Denis à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet donc le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir de Mme B..., une ressortissante tchadienne, visant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures d'astreinte associées. La juridiction estime que la décision préfectorale, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), est suffisamment motivée et ne méconnaît pas son droit à être entendue. Elle rejette également les conclusions indemnitaires et n'ordonne pas la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de Mme C... demandant l'annulation de l'arrêté du 6 août 2025 du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et que l'intéressée n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour en qualité d'étudiante, rendant inopérant le moyen tiré de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, malgré sa scolarité réussie et sa relation sentimentale, le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour de six mois était légale au regard des articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait à être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi et à voir ses droits aux allocations ARE calculés. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'utilité des mesures demandées, faute de prouver que le blocage de son inscription est imputable à un dysfonctionnement de France Travail. Il relève en outre que la demande se heurte à une contestation sérieuse, le blocage étant lié à un trop-perçu d'allocations contesté. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. F... contestant l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et de défaut d'examen. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en référé de M. A... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à France Travail de l'inscrire sur la liste des demandeurs d'emploi et de calculer ses droits à l'allocation de retour à l'emploi (ARE). Le juge des référés rejette la requête pour plusieurs motifs : d'abord, elle est irrecevable car les pièces jointes ont été présentées dans un seul fichier, en violation de l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Ensuite, les conclusions relatives au calcul des droits ARE relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Enfin, le requérant ne démontre pas l'utilité des mesures sollicitées, faute de justifier d'un dysfonctionnement imputable à France Travail.
Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA;SCP MARLANGE, DE LA BURGADE