31 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
31
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 321
Avec résumé IA
Avocat : CABINET LARROUY-CASTERA ET CADIOU
Avocat : LARROUY-CASTERA
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SARL Le capucin, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 août 2023 fixant les prescriptions d'exploitation de sa centrale hydroélectrique de Seveux, notamment le relèvement du débit réservé à 25 m³/s. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un droit fondé en titre pour maintenir un débit réservé de 6,8 m³/s, l'autorisation de 1982 étant venue à expiration. Il a également écarté les moyens tirés de vices de procédure, de défaut de motivation et d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 214-4 et R. 181-45 du code de l'environnement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SAS Valorem, qui contestait l'arrêté du 26 novembre 2021 du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'autorisation environnementale pour la création d'une usine hydroélectrique à Saint Dalmas Le Selvage. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu le principe du contradictoire, car le rejet en phase d'examen est prévu par l'article L. 181-9 du code de l'environnement. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que sa décision, fondée sur l'insuffisance de l'étude d'impact et l'absence de garanties pour l'état écologique du cours d'eau, n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation. La demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par M. A, éleveur, contestant la délibération du 14 février 2025 du conseil syndical de l'association foncière pastorale de Mont lui interdisant l'accès à l'estive pour son troupeau. Le juge a examiné la condition d'urgence, que le requérant justifiait par la perte imminente de revenus et d'aides PAC, ainsi que l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment son absence de motivation et de base légale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par plusieurs associations environnementales d’une demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 accordant une dérogation à la protection des espèces (article L. 411-2 du code de l’environnement) pour un projet de centrale hydroélectrique à Cauterets. Les requérantes contestaient notamment l’irrégularité de la consultation du public et l’insuffisance des mesures de compensation écologique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure de participation du public était régulière et que les conditions légales pour la dérogation étaient remplies.
Avocat : CABINET LARROUY-CASTERA ET CADIOU;SELARL ARNAUD AVOCATS & ASSOCIES;GUERIN-GARNIER