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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 518 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 518

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 968

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LAUEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514933

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant éthiopien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant reconnaissait avoir déposé sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par M. A..., à savoir la dégradation de la situation politique dans sa région d'origine (l'Amhara) et le fait qu'il y était recherché, ne constituait pas un motif légitime justifiant ce dépôt tardif. En conséquence, la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été validée.

Avocat : THIRION LAURENT

3 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402810

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... D..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité de membre de famille d’un réfugié. La juridiction a jugé que la décision implicite de la commission de recours s’était substituée à la décision consulaire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a estimé que le requérant, âgé de plus de dix-neuf ans, ne justifiait pas d’un état de dépendance à l’égard de son père réfugié, conformément aux articles L. 561-2 et R. 561-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP ARLAUD - AUCHER - FAGBEMI

3 novembre 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402848

Le Tribunal administratif de Nantes était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer des visas de long séjour à trois enfants d’un réfugié congolais. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 7 avril 2025. Constatant que la décision attaquée avait ainsi été implicitement retirée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à verser une somme globale de 800 euros aux requérants au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ARLAUD - AUCHER - FAGBEMI

3 novembre 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403717

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à M. A..., ressortissant congolais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le motif de refus, tiré de l’âge du demandeur (plus de 18 ans au dépôt de la demande), était légal au regard des articles L. 434-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : PRELAUD

3 novembre 2025• 9ème chambre
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503578

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 avril 2025 de la commission de discipline du comité départemental de la Marne de la Fédération française de pétanque et jeu provençal (FFPJP). Cette décision infligeait à M. C... une suspension de dix ans et une amende de 1 000 euros pour des propos et une altercation violente envers un arbitre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait attendu plus de six mois après la décision pour saisir le juge des référés, sans justifier de circonstances particulières. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MELIS LAUREEN

3 novembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2413194

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Nord. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont il a été donné acte par ordonnance. Le tribunal a constaté que les conclusions relatives à l’aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet, M. A... ayant déjà obtenu l’aide juridictionnelle totale. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate du requérant, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : GUILLAUD

3 novembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500729

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. C..., un jeune majeur, contestant le refus du département du Gard de renouveler son contrat d'aide aux jeunes majeurs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C..., estimant que la décision de la présidente du conseil départemental n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 222-5 5° et 8° du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions des 11 et 20 décembre 2024.

Avocat : LAURENT-NEYRAT

3 novembre 2025• 4ème chambre magistrat statuant seul
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404913

Le tribunal administratif de Nantes a examiné le refus du ministre de l'intérieur de délivrer un visa de long séjour à Mme B..., ressortissante centrafricaine, en qualité d'enfant de ressortissant français. Le refus était motivé par le défaut d'établissement du lien de filiation avec le père français allégué. Le tribunal a jugé que l'acte de naissance produit, bien que régulier en la forme, présentait une incohérence non précisée dans le texte, ce qui permettait à l'administration de douter de sa valeur probante. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B... en s'appuyant sur les articles L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil.

Avocat : LAURENT

3 novembre 2025• 9ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305142

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A..., aide-soignante à l’AP-HP, de deux requêtes. La première (n°2305142) visait l’annulation du refus implicite de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 14 mars 2019, et la seconde (n°2422888) l’annulation de la décision du 21 juin 2024 rejetant ses demandes de retraite pour invalidité imputable au service. Le tribunal a joint les deux requêtes. S’agissant de la requête n°2305142, il a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car une décision explicite de rejet postérieure s’était substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A..., estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques dans le résumé.

Avocat : COULAUD

3 novembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512470

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 9 octobre 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la demande d'asile de l'intéressé, déposée alors qu'il faisait l'objet d'une interdiction définitive du territoire français, présentait un caractère dilatoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 754-4 et L. 754-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAURENS

31 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401236

Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 refusant un titre de séjour à Mme B..., a constaté que le préfet lui avait délivré une carte de séjour temporaire valable jusqu’en février 2026. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : MASCLAUX

31 octobre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203710

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 31 mai 2022 constatant un danger imminent pour la santé ou la sécurité des occupants de son logement à Annemasse. Par un mémoire du 27 octobre 2025, M. A... s’est désisté purement et simplement de son instance et de son action. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 octobre 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de l’État tendant à la condamnation de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : LAUMET

31 octobre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512113

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SARL Colombina comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. La société contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de ces créances relève de la compétence du juge judiciaire de l’exécution, et non du juge administratif. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CALAUDI - BEAUREGARD - MOLINIER- LEMOINE

31 octobre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305604

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Saint-Pabu du 20 avril 2023 qui s'opposait à sa déclaration préalable de division foncière. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature à l'adjoint étant jugée suffisamment précise. Il a également validé le motif de l'opposition fondé sur l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, estimant que le projet, situé en dehors de l'enveloppe bâtie d'un secteur déjà urbanisé, aurait pour effet d'étendre le périmètre bâti existant.

Avocat : DELAUNAY

31 octobre 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401963

Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., ressortissant tunisien, a annulé la décision implicite du préfet du Gard refusant de lui délivrer un titre de séjour « salarié ». Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu du parcours d’insertion professionnelle et sociale du requérant, confié à l’aide sociale à l’enfance. La décision retient que les conditions légales pour une admission exceptionnelle au séjour étaient remplies.

Avocat : LAURENT-NEYRAT

30 octobre 2025• 2ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308343

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision de refus d’entrée sur le territoire français et de placement en zone d’attente. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai d’un mois imparti. En conséquence, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : BELIART GUILLAUME

30 octobre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508530

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen, estimant que l'OFII avait bien procédé à une évaluation de sa vulnérabilité. Il a également jugé que l'absence d'éléments produits par la requérante ne permettait pas de caractériser une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

Avocat : SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN

30 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508531

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur la présentation tardive de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours. Le tribunal a estimé que l'OFII avait procédé à un examen suffisant de la vulnérabilité de la requérante et que les moyens invoqués, notamment le défaut d'examen, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, après avoir admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 522-1, L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3-1 de la

Avocat : SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN

30 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302049

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Letellier Développement qui contestait la délibération du conseil municipal de Montauban du 18 octobre 2022. Cette délibération constatait la caducité d’un compromis de vente conclu avec la requérante et autorisait la cession des biens à un tiers. Le tribunal a d’abord écarté l’exception d’incompétence, jugeant que le juge administratif était compétent car la délibération affectait la consistance du domaine privé communal. Il a ensuite considéré que la partie de la délibération constatant la caducité du compromis était un acte purement déclaratif et donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Enfin, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision de vendre à un autre acquéreur, estimant que la commune n’avait commis aucune erreur de droit ou de procédure, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

30 octobre 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507129

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse concerne un recours en référé-suspension formé par M. A... contre un arrêté du préfet de l’Ariège refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoque l’urgence, notamment en raison de l’impossibilité de travailler malgré un contrat d’apprentissage, et soutient que le refus est entaché d’erreurs de droit et d’appréciation, en particulier sur l’authenticité de ses actes d’état civil au regard des articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet conteste l’urgence et la légalité de sa décision. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

30 octobre 2025