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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

610 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

610

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 220

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LAUEffacer tout
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519034

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'une famille avec quatre enfants, dont deux ont été hospitalisés, de se voir proposer un hébergement d'urgence stable. Les requérants invoquent une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales, notamment le droit à l'hébergement d'urgence, le droit à la vie et l'intérêt supérieur de l'enfant, en raison de leur situation de rue persistante malgré leurs appels au 115. Le juge des référés rappelle que le droit à l'hébergement d'urgence est une liberté fondamentale et qu'une carence caractérisée de l'administration peut constituer une atteinte grave, mais il doit apprécier les diligences accomplies en tenant compte des moyens disponibles et de la situation de la famille. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge applique les principes issus de la convention européenne des droits de l'homme, de la convention internationale des droits de l'enfant, et du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : PRELAUD

3 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402056

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. A... contestant deux décisions de la CAF du Tarn refusant la remise d’indus d’aide personnalisée au logement (APL) d’un montant total de 3 880 euros. Le juge a estimé que la CAF avait suffisamment caractérisé l’existence d’un concubinage à compter de mai 2022, justifiant la réévaluation des droits et le bien-fondé des indus. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 24 de la loi du 12 avril 2000, faute pour le requérant de démontrer un préjudice. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale relatives au calcul des APL.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BINEL LAURENT VAN DRIEL

29 octobre 2025• Cellule juge unique
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402135

Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur l'opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la CAF du Tarn pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité, d'allocation de logement familiale et d'aide exceptionnelle de solidarité, totalisant 16 391,41 euros. Le requérant conteste la régularité de la procédure, soutenant que la CAF ne justifie pas de l'envoi d'une mise en demeure préalable, et conteste le bien-fondé des indus en invoquant un redressement fiscal. La juridiction, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A... et valide la contrainte, en application des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que des dispositions du code de la construction et de l'habitation et du décret n° 2022-1432.

Avocat : BINEL LAURENT VAN DRIEL

29 octobre 2025• Cellule juge unique
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516376

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à indemniser M. B... pour la faute commise par la préfecture de police, qui a invalidé à tort son passeport. Cette erreur a privé le requérant de son embarquement à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle le 16 décembre 2024. L’État a été condamné à verser 939,79 euros en réparation des préjudices financier (achat d’un nouveau billet d’avion et frais de transport) et moral (humiliation et stress), sur le fondement de la responsabilité pour faute. Le jugement applique le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports et l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.

Avocat : CABINET LAETHEM LAUCOIN BOUR AVOCATS (SEL)

24 octobre 2025• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416283

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A..., qui contestaient les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024 concernant une maison principale et une annexe situées à L’Isle-Adam. Les requérants se sont désistés après avoir été invités à confirmer le maintien de leurs conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des demandes de décharge fiscale.

Avocat : GUILLAUME

23 octobre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307705

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la SARL Enercon Service France Sud, qui sollicitait la restitution de créances de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre des années 2013, 2014 et 2015 pour un montant de 394 471 euros. La juridiction a jugé que les vices de procédure entachant la décision de rejet de la réclamation préalable sont sans incidence sur le litige. Sur le fond, le tribunal a estimé que la demande de remboursement était prescrite, car elle n'avait pas été présentée dans le délai de réclamation prévu par le livre des procédures fiscales, et que la société ne pouvait se prévaloir de la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription quadriennale des créances publiques. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LAUDARE

20 octobre 2025• 2ème chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517975

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme G... et M. A..., famille avec trois enfants mineurs, qui demandaient à se voir attribuer un hébergement d'urgence stable. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation de rue qu'ils dénoncent résulte de leur propre décision de quitter un logement social à Bordeaux pour s'installer à Nantes sans solution de relogement préalable. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées (dignité, intérêt supérieur de l'enfant, vie privée et familiale).

Avocat : PRELAUD

17 octobre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311584

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SARL Levant'in, en liquidation judiciaire, de quatre requêtes contestant plusieurs titres exécutoires émis par la métropole Aix-Marseille-Provence pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public. La société requérante soutenait que les montants réclamés ne correspondaient pas à ceux prévus par son autorisation d'occupation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les demandes d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DE LAUBIER

16 octobre 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207255

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la SARL Hôtel Périphérique, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour 2017-2018. La société, dont la comptabilité a été jugée non probante, n’a pas démontré l’exagération des impositions, la charge de la preuve lui incombant en application de l’article L. 192 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a validé la méthode de reconstitution des recettes fondée sur l’enrichissement personnel du gérant, estimant que les montants retenus par l’administration étaient justifiés.

Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD

15 octobre 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407842

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le SDIS de la Gironde à verser une provision de 55 000 euros à M. C..., sapeur-pompier professionnel victime d'un accident de service en 2003. Le juge a reconnu que les préjudices extrapatrimoniaux invoqués (troubles dans les conditions d'existence, souffrances, préjudice esthétique et d'agrément) n'étaient pas couverts par la réparation forfaitaire prévue par le statut de la fonction publique, rendant l'obligation de l'administration non sérieusement contestable. Le SDIS a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GRIOTIER LAURÈNE

14 octobre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527925

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la SCI Gresset d’une demande d’annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise par la Ville de Paris pour recouvrer des frais d’exécution d’office liés à un arrêté d’insalubrité. Le juge a constaté que cette contestation portait sur un acte de recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale. En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, le contentieux relève de la compétence exclusive du juge judiciaire de l’exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET GERARDIN, LAUGIER (SCP)

10 octobre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517440

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... et de ses trois enfants mineurs. La requérante sollicitait une injonction à l'encontre du préfet de la Loire-Atlantique pour obtenir une solution d'hébergement d'urgence stable, invoquant une atteinte grave à son droit à l'hébergement, à l'intérêt supérieur de l'enfant et à la dignité humaine. Le juge a estimé que, malgré la situation de détresse de la famille sans abri, la condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale n'étaient pas caractérisées. Cette décision est motivée par la saturation avérée du dispositif d'hébergement d'urgence dans le département et par l'absence de circonstances exceptionnelles rendant la situation de Mme A... prioritaire, compte tenu notamment de son éloignement définitif du droit d'asile et des moyens mis en œuvre par l'administration.

Avocat : PRELAUD

10 octobre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108829

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., agent non-titulaire de la région Hauts-de-France, qui demandait la condamnation de son employeur à lui verser 15 000 euros en réparation d'un préjudice moral lié à une maladie professionnelle et à des faits de harcèlement moral. Saisi en plein contentieux, le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait invoquer la responsabilité sans faute de la région pour un accident du travail, faute de faute intentionnelle de l'employeur, et a écarté les autres fondements de responsabilité (harcèlement moral, manquement à l'obligation de protection). La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions indemnitaires et de la demande d'expertise, en application des articles L. 451-1 et suivants du code de la sécurité sociale et des principes régissant la responsabilité des employeurs publics.

Avocat : SELARL BRUNET VENIEL GUISLAIN LAUR

10 octobre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400482

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient l'exonération de la taxe d'habitation pour un studio meublé situé à Amélie-les-Bains. Les requérants soutenaient que le bien était exclusivement réservé à la location saisonnière et qu'ils n'en disposaient pas personnellement. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, que le propriétaire est redevable de la taxe s'il conserve la disposition du logement une partie de l'année, ce qui était le cas en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de l'imposition.

Avocat : SCP NICOLAU-MALAVIALLE-GADEL-CAPSIE

8 octobre 2025• Magistrat CRAMPE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405349

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné le recours de Mme et M. B... contestant le refus d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé et de carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour leur fils. Concernant l’allocation, le tribunal s’est déclaré incompétent, renvoyant cette demande devant le tribunal judiciaire conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Pour la carte mobilité inclusion, la solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué l’article L. 241-3 du même code et l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères de mobilité réduite.

Avocat : SCP GUILLAUMA PESME

8 octobre 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517201

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait à se voir attribuer une solution d'hébergement d'urgence stable. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement d'urgence, dignité humaine) en raison de sa situation de sans-abrisme et de problèmes de santé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, faute pour la requérante de justifier suffisamment de la gravité de son état de santé par les pièces médicales produites. En conséquence, la demande d'injonction à l'encontre du préfet de la Loire-Atlantique est rejetée.

Avocat : PRELAUD

3 octobre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300690

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A..., agent d’un lycée, qui a chuté dans une tranchée non balisée lors de travaux, pour engager la responsabilité de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en raison d’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal a retenu la responsabilité de la région, estimant que la preuve d’une signalisation adéquate de la tranchée n’était pas rapportée, mais a limité l’indemnisation en raison d’une faute d’imprudence de la victime, qui s’est engagée dans une zone de travaux visible en plein jour. La solution s’appuie sur le régime de responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics.

Avocat : LAURE

2 octobre 2025• 5ème Chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504085

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence, a été saisi par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du 24 septembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de reloger l'intéressée dans un logement de type T1 avec ascenseur, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Avocat : CHADAM-COULLAUD

30 septembre 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504275

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a pris acte du désistement de la SARL TallenSI de ses conclusions principales tendant à l'annulation de la décision du SMEDAR rejetant son offre pour un marché de migration de messagerie électronique. La société requérante, après s'être désistée, maintenait uniquement sa demande de frais d'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner le SMEDAR à verser la somme réclamée.

Avocat : FIDAL BOISGUILLAUME

25 septembre 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501018

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait les pénalités (intérêts de retard et majoration de 40 %) appliquées à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, issues de plus-values immobilières non déclarées. Le tribunal a jugé que ces pénalités, fondées sur les articles 1727 et 1728 du code général des impôts, sont applicables indépendamment de la bonne foi du contribuable ou des circonstances invoquées (imputabilité au notaire, difficultés financières). Les moyens présentés par M. B ont été considérés comme inopérants, conduisant au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MERIEUX JEAN-CLAUDE

25 septembre 2025