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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

610 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

610

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 118

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LAUEffacer tout
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513547

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par Mme A d’une demande de modification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet de la Loire-Atlantique de lui fournir un hébergement d’urgence adapté à sa famille de neuf personnes. Constatant que l’injonction initiale n’avait pas été exécutée et que la famille restait à la rue, le juge a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle de la requérante. Sur le fond, le tribunal a rappelé le droit à l’hébergement d’urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse, prévu par les articles L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que la carence persistante de l’administration à proposer un hébergement adapté constituait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, le juge a modifié l’ordonnance antérieure pour enjoindre au préfet de proposer un hébergement stable et adapté sans délai, sous astreinte de 800 euros par heure de retard.

Avocat : PRELAUD

7 août 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508683

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille, rendue dans le cadre d’un recours de plein contentieux, désigne une médiatrice pour tenter de résoudre le litige opposant la société Europ’TP à la métropole Aix-Marseille-Provence. La solution retenue est la mise en œuvre d’une médiation, fondée sur les articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 à R. 213-9 du code de justice administrative. La médiatrice a pour mission de recueillir l’accord des parties et, en cas d’acceptation, de conduire la médiation pendant une durée initiale de trois mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DENILAULER

5 août 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2300263

**Décision du Tribunal Administratif de Mayotte (2ème chambre)** **Requête de Mme A C B contre le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM)** Le tribunal a examiné la demande de Mme B, praticien hospitalier, contestant le refus partiel de congé de longue maladie (décision du 10 octobre 2022) et sollicitant réparation pour fautes alléguées (violation du secret médical, incompétence, vices de procédure). La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, les conclusions indemnitaires étant liées à cette décision non contestée dans les délais. Sur le fond, les moyens relatifs à l’illégalité de la décision et à la responsabilité pour faute ou sans faute ont été écartés, faute de préjudice direct et certain établi. La demande d’indemnisation (20 000 €) et les conclusions accessoires ont été rejetées, sans application des textes spécifiques au-delà du code de justice administrative.

Avocat : TESOKA LAURENT*

5 août 2025• 2ème chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512925

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Le juge constate que la demande principale de délivrance d'un titre de séjour présente un caractère définitif et excède sa compétence provisoire. La demande subsidiaire de délivrance d'un récépissé est également rejetée, faute pour le requérant d'établir une situation d'urgence justifiant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de l'intérêt supérieur de son enfant et de sa vie privée et familiale.

Avocat : PRELAUD

4 août 2025
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505826

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Haut-Rhin du 27 mai 2025, qui autorisait M. A à conduire pendant six mois uniquement des véhicules équipés d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) suite à une infraction pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré l’impact professionnel invoqué par le requérant (nécessité de conduire en Suisse), en raison de la gravité de l’infraction et des impératifs de sécurité routière. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : LAURENT

31 juillet 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500296

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion de Mme A présentée par la Région Guadeloupe. La Région sollicitait l'expulsion de cette ancienne directrice d'EPLEFPA, qui se maintenait sans droit ni titre dans un logement de fonction après la fin de son détachement le 30 août 2024. Si le juge a reconnu que l'occupation ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la Région de démontrer que le départ de l'intéressée était nécessaire dans les plus brefs délais pour le recrutement d'un nouveau directeur ou pour le bon fonctionnement du service.

Avocat : LAURENT CHRISTELLE

31 juillet 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311008

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B d’une demande tendant à assortir d’une astreinte une injonction prononcée par une précédente ordonnance. Par un mémoire du 23 octobre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de ses conclusions à fin d’astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser à M. B la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : BAZIN-CLAUZADE

31 juillet 2025
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501414

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS Rebecca LS pour contester une décision de préemption de l'établissement public foncier Doubs Bourgogne Franche-Comté. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa demande, désistement accepté par le défendeur. Par ordonnance du 30 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de l'établissement public foncier au titre des frais de justice, laissant les dépens à la charge de chaque partie.

Avocat : GARCIA CLAUDE

30 juillet 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302256

Le Tribunal administratif de Mayotte rejette la requête de M. C A, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Sur le fond, il considère que le requérant, bien qu'étant à Mayotte depuis 2015, ne justifie pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses, ni d'une insertion sociale ou professionnelle récente, pour que le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LAURENT JULIEN

30 juillet 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203601

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SCI Saint-Jory Faïnantchial contestant des titres de perception émis pour la taxe d'aménagement et la redevance d'archéologie préventive. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société. Il a notamment jugé que le moyen tiré de l'illégalité de la délibération fixant le taux de la taxe était infondé et que les autres moyens, relatifs à un vice de forme ou à une erreur de calcul, n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

29 juillet 2025• 5ème Chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411694

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Declaranet d’une demande de réduction de ses cotisations d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2020 à 2022. Par un mémoire du 17 juin 2025, la société s’est désistée purement et simplement de l’instance et de l’action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 juillet 2025.

Avocat : CABINET D’AVOCAT LAURENCE CLOT (SELARLU)

24 juillet 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511840

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille sans abri depuis le 5 juillet 2025, hébergée de manière sporadique et dormant dans sa voiture, dont la mère souffre d'une tuberculose bactérienne. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit à l'hébergement d'urgence, à l'intérêt supérieur de leurs enfants, à leur dignité et à leur droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la famille avait bénéficié d'un hébergement à l'hôtel du 13 juin au 5 juillet 2025 pour organiser son retour dans son département d'origine, et qu'aucune carence de l'administration constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. La décision s'appuie notamment sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, la convention internationale relative aux droits de l'enfant, et le code de l'action sociale et des familles.

Avocat : PRELAUD

18 juillet 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503692

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant gambien, qui demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette condition non remplie a suffi à écarter la demande, sans examen de l'urgence.

Avocat : CHADAM-COULLAUD

18 juillet 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305774

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d’allocation de logement familiale de 8 025 euros. La requérante sollicitait principalement l’annulation de la décision de la CAF de la Haute-Savoie et la remise gracieuse de sa dette. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contestant le bien-fondé de l’indu, faute de recours préalable obligatoire sur ce point, et a examiné la demande de remise gracieuse sur le fondement des articles L. 825-2 et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B.

Avocat : LAUMET

17 juillet 2025• Juge unique 8
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510807

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A pour contester un titre de perception émis par le préfet afin de recouvrer des arriérés de pensions alimentaires. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que le litige relève du juge de l'exécution, et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 213-1 et R. 213-6 du code des procédures civiles d'exécution, qui attribuent au juge judiciaire les contestations relatives au paiement direct des pensions alimentaires, même lorsque l'organisme débiteur de prestations familiales est subrogé dans les droits du créancier.

Avocat : SALAU

16 juillet 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502664

Cette requête de M. B, enregistrée le 26 mai 2025, demande au Tribunal administratif d'Orléans la condamnation de la commune d'Orléans à lui verser 108 753 euros pour un préjudice financier lié au refus de requalifier son statut de vacataire en agent contractuel. Le tribunal rejette la requête comme manifestement irrecevable, car l'action indemnitaire de M. B se heurte à l'autorité de la chose jugée par le jugement du 23 juin 2022 et l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Versailles du 17 avril 2025, qui ont déjà définitivement statué sur l'indemnisation des préjudices découlant de cette faute. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'inviter le requérant à la régulariser.

Avocat : SCP GUILLAUMA PESME

7 juillet 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201252

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A pour contester trois décisions du préfet de la Corse-du-Sud refusant le versement des aides découplées de la PAC pour les campagnes 2018, 2019 et 2020. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense et une erreur d’appréciation sur l’autonomie de son exploitation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les règlements européens n° 1306/2013 et n° 1307/2013 relatifs à la politique agricole commune.

Avocat : LAURENT

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201250

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A pour contester trois décisions du préfet de la Corse-du-Sud du 11 mai 2022 refusant le versement des aides découplées de la PAC pour les campagnes 2018, 2019 et 2020. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense et une erreur d’appréciation sur l’autonomie de son exploitation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : LAURENT

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2200206

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’une demande de décharge d’impositions supplémentaires sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2018, assorties de pénalités. Le tribunal a constaté un désistement partiel du requérant à hauteur de 33 092 euros suite à un dégrèvement accordé par l’administration. Sur le fond, il a examiné la régularité de la notification de la proposition de rectification du 6 novembre 2020, qui avait été retournée avec la mention "destinataire inconnu à l’adresse". La solution retenue s’appuie sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, relatifs à la notification des rectifications.

Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201249

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme A contestant les décisions du préfet de la Corse-du-Sud refusant le versement des aides découplées de la PAC pour les campagnes 2018, 2019 et 2020. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur le non-respect des critères d’admissibilité prévus par les règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013, ne constitue pas une sanction mais une simple condition d’octroi, et n’était donc pas soumise aux droits de la défense. Il a également estimé que la motivation de la décision était suffisante et que l’administration n’avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en considérant que l’exploitation de la requérante n’était pas autonome.

Avocat : LAURENT

1 juillet 2025• 2ème chambre