1 036 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 036
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 049
Avec résumé IA
Avocat : LAURENT
**Sujet principal** : Recours contre un titre exécutoire émis par la métropole de Lyon pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par la requérante concernant la signature, la motivation du titre exécutoire et le défaut de motivation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Il estime que le titre est régulièrement signé, suffisamment motivé (les bases de liquidation ayant été portées à sa connaissance antérieurement) et que le recours administratif exercé était un recours gracieux dont le rejet implicite ne peut faire l'objet d'un moyen propre. **Textes appliqués** : Principes généraux du droit administratif relatifs aux titres exécutoires et à la nature des recours gracieux (aucun code spécifique n'est cité dans l'extrait pour ces points).
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la demande d'annulation de l'arrêté municipal refusant un permis d'aménager. Le juge relève que, la commune n'étant pas couverte par un document d'urbanisme local, le maire était en situation de compétence liée par l'avis conforme défavorable du préfet, conformément à l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme. La société requérante n'a pas démontré l'illégalité de cet avis préfectoral, qui fondait légalement le refus.
Avocat : LAURENT CHRISTELLE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de deux ressortissants étrangers visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et leur enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet du Bas-Rhin n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, et que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et respectait les conditions légales, notamment au regard des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'exécution de l'obligation de quitter le territoire demeurait une perspective raisonnable et que les modalités de présentation quotidienne étaient conformes à la réglementation.
Avocat : LAURENS
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. Le tribunal a annulé partiellement l'arrêté, en retenant que l'obligation de se présenter deux fois par jour excédait la fréquence légale limitée à une présentation quotidienne par l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal réglementant le commerce ambulant sur les plages de Trouville-sur-Mer. Le juge a estimé que le maire, en vertu de ses pouvoirs de police générale (articles L. 2212-2 et L. 2212-3 du CGCT), pouvait soumettre cette activité à autorisation préalable pour des motifs d'ordre public, sans méconnaître la liberté du commerce et de l'industrie. La juridiction a également écarté l'exception de non-lieu à statuer, malgré l'abrogation ultérieure de l'arrêté, en raison de son début d'exécution.
Avocat : SWENNEN LAURENT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal, car la requérante n'avait pas déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à la procédure contradictoire et à l'insuffisance de motivation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante fondée sur la responsabilité de l'État du fait des lois. La juridiction a jugé que le préjudice allégué, résultant de l'impossibilité pour un enfant créancier isolé de bénéficier du recouvrement forcé de pension alimentaire par une caisse d'allocations familiales, ne présentait pas le caractère spécial requis par la jurisprudence du Conseil d'État. Le tribunal a appliqué les principes gouvernant la responsabilité de l'État du fait des lois, fondés sur l'égalité devant les charges publiques, et a constaté que la situation de la requérante n'était pas différente de celle d'autres créanciers d'aliments confrontés à l'inexécution d'une décision de justice.
Avocat : GATTI - CHEVILLON - VEGAS - LAURENT
Le Tribunal Administratif de Besançon a statué sur la légalité d'un arrêté d'expulsion et d'un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant dominicain. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales. Il a notamment jugé que l'expulsion, fondée sur une condamnation pour violences conjugales, constituait une menace grave à l'ordre public proportionnée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : FERRIER LAURA
Sujet principal : Recours contre le refus de réviser le taux d'invalidité d'une pension de retraite. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a rejeté la demande d'annulation et de réévaluation du taux d'invalidité, ainsi que la demande d'expertise médicale subsidiaire, considérant que la décision de la CNRACL était légale et que les conditions de révision n'étaient pas remplies. Textes appliqués : Article 39 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 et article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : ADAMCZYK LAURENT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 4 février 2026 refusant son admission au séjour au titre de l'asile et le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pu légalement estimer, sur le fondement des articles L. 754-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la demande d'asile de M. A..., formulée après son placement en rétention et en l'absence de garanties de représentation, était dilatoire et visait à faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale annulant l'enregistrement d'une déclaration d'activité d'un organisme de formation et lui imposant des versements financiers. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les éléments fournis ne démontrant pas que le versement des sommes contestées mettrait en péril immédiat la survie de la société requérante. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d'urgence pour la suspension).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., ressortissant ukrainien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que l'OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation et que l'entretien d'évaluation de sa vulnérabilité, réalisé le jour de sa demande d'asile, était régulier. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l'OFII. Cette décision s'appuie notamment sur les articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 9 février 2026 le maintenant en rétention administrative le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation de l'intéressé, et que son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.