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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

594 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

594

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LAYEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503390

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et mentionnait les éléments de fait pertinents. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, faute pour le requérant de démontrer avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : ABDOULAYE MOUSSA ABDOUL WAHAB

28 janvier 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600744

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 25 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le certificat de résidence de Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la poursuite de ses études et de son contrat d'apprentissage. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours. La décision se fonde sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

26 janvier 2026
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405519

Le Tribunal Administratif de Nice a jugé que la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation du 9 février 2023, reconnaissant M. A... B... comme prioritaire pour un hébergement d'urgence, engage sa responsabilité pour faute. Cette responsabilité est fondée sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, l'administration n'ayant pas proposé de solution dans le délai de six semaines imparti. Le tribunal a condamné l'État à verser 3 000 euros au requérant en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, malgré son relogement ultérieur dans le secteur privé. La solution retenue indemnise le préjudice subi entre le 23 mars 2023 et la date du jugement.

Avocat : LAYET

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405512

Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l’État à indemniser M. A... pour la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à lui proposer un hébergement d’urgence, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 février 2023. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, à compter du 23 mars 2023. L’indemnité a été fixée à 710 euros, calculée sur la base de 250 euros par personne et par an, en réparation des troubles dans les conditions d’existence. Les conclusions relatives aux frais d’avocat ont été rejetées, le requérant n’ayant pas obtenu l’aide juridictionnelle.

Avocat : LAYET

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409949

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant égyptien, au motif d’un défaut de motivation. La décision est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, car le préfet n’a pas communiqué les motifs malgré la demande de l’intéressé. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai, sans astreinte.

Avocat : AZOULAY-CADOCH

20 janvier 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504504

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal avoir décidé de délivrer le titre sollicité. Par ordonnance du 16 janvier 2026, le président de la 3ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de Mme B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

Avocat : VALAY

16 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527954

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant son classement en rang de priorité n°2 pour l'attribution d'un logement social. La juridiction a jugé que cette décision de classement, prise par la commission d'attribution de la société ICF Habitat La Sablière, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En application des articles R. 222-1 et R. 772-7 du code de justice administrative, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée.

Avocat : GOULAY

15 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506156

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à l’annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a fait droit à la demande de frais d’instance en condamnant l’État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du même code. Le surplus des conclusions a été rejeté.

Avocat : NICOLAY PAUL

14 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601041

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le classement au rang 2 de sa demande de logement social, mais une telle décision de la commission d'attribution ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 441-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : GOULAY

14 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531551

Le Tribunal Administratif de Paris, par une ordonnance du 14 janvier 2026, a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus d’attribution d’un logement social situé à Rueil-Malmaison. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, le logement étant situé dans les Hauts-de-Seine. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond du litige.

Avocat : GOULAY

14 janvier 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404222

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. et Mme E... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Nogent-sur-Marne du 23 octobre 2023, qui ne s’était pas opposé à une déclaration préalable de travaux pour la surélévation et l’extension d’une maison individuelle. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action par un mémoire du 11 février 2025, désistement accepté par la commune et les bénéficiaires du permis. Par ordonnance du 14 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : BOULAY AVOCATS

14 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411158

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 8 juillet 2024 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la procédure prévue à l'article L. 412-5 du code des procédures civiles d'exécution et à l'article 7-2 de la loi du 31 mai 1990 avait été respectée. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la situation financière du requérant et l'absence de solution de relogement ne suffisant pas à établir une illégalité. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.

Avocat : GOULAY CELIA

13 janvier 2026• 8ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313315

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral l'assignait à résidence pour six mois. Le tribunal a constaté que, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, il était réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement d'office, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté d'assignation à résidence.

Avocat : SAIDI LAYLA

9 janvier 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401373

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la SARL Pizza pronto d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur départemental des finances publiques de l’Aube rejetant sa réclamation relative à des titres de perception émis pour récupérer des indus d’aides du fonds de solidarité Covid-19, pour un montant total de 47 300 euros. La société contestait le bien-fondé de ces créances, arguant qu’elle remplissait la condition de perte de chiffre d’affaires et qu’elle n’avait pas perçu les aides complémentaires prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a confirmé la légalité des titres de perception maintenus par l’administration. La décision s’appuie notamment sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

Avocat : AZOULAY

8 janvier 2026• 1ère chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600067

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2025 interdisant à la société bulgare « Petko Angelov BG » EOOD d'effectuer du cabotage en France pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas que la perte de chiffre d'affaires invoquée, liée à la suspension de ses activités de cabotage, présentait un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une mesure de suspension. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles R. 3452-21 du code des transports, L. 212-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de la disproportion de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : CABINET NIKOLAY KOSTADINOV

8 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503251

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne se considérant pas saisi d'une demande sur le fondement spécial de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux ressortissants tunisiens. Cette solution a été retenue car la demande de titre de séjour avait été introduite pour l'intéressé par les services de l'aide sociale à l'enfance alors qu'il était mineur protégé.

Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

8 janvier 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215806

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 20 octobre 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

8 janvier 2026• 7ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502521

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir sur la requête de M. B..., ressortissant géorgien, a examiné la légalité de l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant un titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de refus de séjour, estimant qu'elle mentionnait les considérations de droit et de fait applicables, notamment l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant écarté les moyens soulevés, dont celui de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VALAY

6 janvier 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502072

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A. est le père d'un mineur non marié bénéficiant de la protection subsidiaire, ce qui lui ouvre un droit de plein droit à une carte de séjour pluriannuelle. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) sont annulées.

Avocat : VALAY

6 janvier 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508558

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France), a été jugée suffisamment motivée et exempte d'irrégularité procédurale. Le tribunal a estimé que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VALAY

30 décembre 2025• Eloignement 72 heures