64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
322 905
Avec résumé IA
Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants (M. A... et la SCI Capa) de leur recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal de mise en demeure. Ce désistement, accepté par la commune d'Antibes Juan-les-Pins, met fin à l'instance sans examen du fond. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux pouvoirs du président de la formation de jugement.
Avocat : CABINET JAKUBOWICZ MALLET-GUY & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la préfecture a délivré le document après l'introduction de la requête, rendant ainsi l'injonction sans objet. Il condamne néanmoins l'Etat à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CLERC
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation de la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile en procédure Dublin. Le juge a estimé que l'Office français de l'immigration et de l'intégration avait légalement retiré ce bénéfice, au regard des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que le requérant avait quitté le territoire de l'État membre responsable de l'examen de sa demande. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a toutefois été accordée au requérant.
Avocat : ROLENGA MPAMBA MURIELLE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu que le préfet d'Indre-et-Loire avait manqué à son obligation de communiquer les motifs de son refus au demandeur, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : VIEILLEMARINGE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un ressortissant mauritanien visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'état de santé invoqué par le requérant, connu avant le dépôt de sa demande d'asile, ne constituait pas une circonstance nouvelle au sens de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la préfète du Loiret a légalement refusé d'enregistrer sa demande tardive.
Avocat : CHOLLET
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 refusant son titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet du Nord avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre au titre de la vie privée et familiale (article L. 432-1-1 du CESEDA), et que les mesures d'éloignement n'étaient pas disproportionnées au regard du droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). Les autres moyens, dont ceux relatifs à la motivation et à la procédure, ont également été écartés.
Avocat : DEWAELE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction a appliqué la procédure de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Le recours est donc éteint sans examen au fond.
Avocat : LEJEUNE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision ministérielle constatant la perte de validité d'un permis de conduire. Le juge relève que la situation litigieuse a cessé d'exister, le permis du requérant étant redevenu valide et doté de points, et que la décision attaquée a été retirée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence d'objet d'une requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre l'invalidation du permis de conduire. Cette solution est fondée sur le retrait par l'administration de l'infraction et de la décision contestée, rendant la requête sans objet. La juridiction s'est appuyée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'une professeure des écoles visant à suspendre la décision rectifiant sa suspension de fonctions et réduisant son traitement de 50%. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, considérant que la requérante n'a pas démontré l'impossibilité de faire face à ses charges malgré la baisse de rémunération. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique.
Avocat : LEDUC
Sujet principal : Désistement d'une requête en annulation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et demande d'indemnité au titre de l'aide juridictionnelle. Juridiction : Tribunal Administratif de Strasbourg (ordonnance du président de la 3ème chambre). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant l'annulation de l'OQTF et l'injonction, et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pour le désistement), article L. 761-1 du même code et article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (pour l'indemnité).
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de dispense de diplôme pour accéder à la profession de notaire. La juridiction a jugé que la décision implicite d'acceptation, acquise par le silence de l'administration après 4 mois, pouvait légalement être retirée par une décision expresse de rejet, sans qu'une procédure contradictoire préalable ne soit requise. Elle a appliqué les dispositions du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 et du code des relations entre le public et l'administration, notamment son article L. 242-1.
Avocat : CABINET LEDUC VIGAND (SCP)
Avocat : CABINET LERAYER COHEN POISSON BOLLOTTE GOELAU
Avocat : BERTHET-LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, rejette les requêtes de M. A... visant à annuler son assignation à résidence et son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction estime que les arrêtés préfectoraux du 13 février 2026 sont réguliers, écartant notamment les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, du défaut d'examen de la situation personnelle et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LABELLE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. A... et prononçant une interdiction de retour. Le juge a retenu que la motivation de la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était insuffisante, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé, en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres conclusions (injonctions de délivrer un titre de séjour et d'effacer le signalement SIS) ont été rejetées.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a jugé que la décision, prise par une directrice de cabinet agissant en vertu d'une délégation de signature régulière, n'était pas entachée d'incompétence. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à l'examen de la situation personnelle, n'ont pas été retenus, conduisant au rejet de la demande d'annulation et des injonctions sollicitées.