64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 068
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 et 2019. La juridiction a estimé que la procédure de rectification contradictoire, fondée sur l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, était régulière et que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du même code. Elle a également jugé fondées les rectifications opérées par l'administration concernant la minoration du loyer payé par le requérant à sa société et la déductibilité de certaines charges.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande en exécution d'un jugement (n° 2317581) enjoignant au préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant philippin. La juridiction constate que le titre a finalement été délivré, bien que tardivement, rendant la demande sans objet. Elle prononce donc un non-lieu à statuer sur l'injonction, mais condamne l'Etat à verser 1000 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEILLER
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en procédure d'urgence, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Chine comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de son signataire, de son insuffisante motivation et de la méconnaissance du droit à être entendu. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes généraux du droit de l'Union européenne relatifs aux droits de la défense.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé du refus d'une dérogation pour poursuivre un 3ème cycle de médecine générale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que le préjudice subi était suffisamment grave et imminent. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEDEUX
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation de l'intéressé. Elle a également écarté les griefs tirés d'une méconnaissance des droits de la défense et de l'article 8 de la CEDH, en s'appuyant notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Avocat : LEBOUL
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son exécution partielle par la préfecture. Le juge a enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la demande de renouvellement de carte de séjour de la requérante dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours, sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une ordonnance en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence l'inexécution partielle de la précédente injonction.
Avocat : LEGRAND
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Hivory de sa requête en suspension de l'exécution de deux décisions municipales relatives à une déclaration préalable d'urbanisme. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes de suspension (article L. 521-1 CJA) et d'injonction. La procédure est close sans examen du fond.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VALETTE - BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légal, suffisamment motivé et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle écarte également les griefs tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'état de santé du requérant ne fait pas obstacle à son éloignement.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Avocat : LEQUILLERIER;SCP DUMOULIN-CHARTRELLE-ABIVEN
Avocat : SEIGNALET MAUHOURAT
Le Tribunal administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de décharge de taxe d'habitation, celle-ci ayant été accordée par l'administration après l'introduction du recours. La juridiction rejette la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R.222-1 et L.761-1 du même code.
Avocat : LEBRUN
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GILLET
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet. La juridiction rejette la demande de prise en charge des frais de l'instance par l'État au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sur les suites de la procédure après désistement.
Avocat : LEVET
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un certificat d'urbanisme négatif. Le juge estime que la règle d'imposition d'un retrait de 20 mètres par rapport aux voies, prévue par le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, est légale car justifiée et cohérente avec les objectifs du projet d'aménagement. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives au PLU et au certificat d'urbanisme.
Avocat : SELARL LEX URBA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire pour un nouveau siège de club de kayak à Boé. Les requérants (une association et des riverains) invoquaient de nombreux vices de procédure et de fond, notamment liés à l'évaluation environnementale, au plan local d'urbanisme et au plan de prévention des risques d'inondation. Le juge des référés a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal et que la condition d'urgence n'était pas établie, conduisant au rejet de la requête.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal estime que la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et qu'elle ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il considère que l'administration a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de la requérante et que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour ne sont pas remplies.
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infraction. Les requérants n'ont pas rapporté la preuve suffisante que les travaux réalisés par la SARL Brun Estève Promotion méconnaissaient substantiellement les prescriptions du permis de construire modificatif du 30 septembre 2022. Le tribunal applique les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de constater les infractions uniquement lorsqu'elles sont établies.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de renouvellement d'un titre de séjour et de rejet d'une carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, parent d'un enfant français, ne justifiait pas d'une situation d'urgence suffisante pour ordonner la suspension, malgré l'allégation d'un délai de traitement anormalement long. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
La SCI Le France conteste devant le **Tribunal Administratif de Paris** l'assiette de la taxe sur les bureaux et la taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2019 et 2020. Le tribunal **rejette ses demandes**, considérant que la requérante n'a pas apporté la preuve que les locaux loués à We Work relevaient de la catégorie "commerce" et que ses justificatifs pour réduire les surfaces taxables de stationnement sont insuffisants. La décision s'appuie sur les dispositions du **code général des impôts** relatives à la détermination des surfaces imposables.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant comorien une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et que l'administration n'avait pas justifié le refus de délivrer ce document prévu par les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CLERC