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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 157

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2205621

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de la société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La société réclamait l'indemnisation des préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » (du 17 novembre 2018 au 18 août 2019) à la gare de péage de Buchelay, incluant des pertes de recettes, des frais de personnel et des dégradations matérielles. Le tribunal a reconnu que les actions de blocage et de levée des barrières de péage, menées par des attroupements dans le cadre d'une contestation sociale nationale, constituaient des délits d'entrave à la circulation au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, imputables à un attroupement. La solution retenue est que la responsabilité de l'État est engagée pour ces dommages causés par les attroupements.

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

30 décembre 2025• 4ème chambre
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 507456

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

29 décembre 2025• 9ème chambre
« Précédent49505152535455Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506096

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SCI Lasserre d’une demande de réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et 2023. L’administration fiscale ayant accordé le dégrèvement sollicité, la société s’est désistée de son instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais exposés.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

29 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503192

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., qui a subi une amputation des phalanges de la main droite suite à une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge au CHU de Bordeaux en janvier 2023. La mesure, jugée utile pour déterminer les circonstances des soins, les éventuelles fautes et évaluer les préjudices, a été prononcée sans opposition des parties, bien que le CHU et l'ONIAM aient formulé des protestations et réserves. Les frais d'expertise sont provisoirement mis à la charge de la requérante, sous réserve des décisions ultérieures sur le fond.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

29 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503426

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme D..., agent hospitalier victime de deux accidents de service (1994 et 2014). La requérante sollicitait cette mesure pour évaluer ses préjudices en vue d’un futur recours indemnitaire contre son employeur, le centre hospitalier d’Agen-Nérac. Le juge a considéré que l’expertise était utile et ne préjugeait pas des responsabilités, rejetant implicitement l’exception de prescription soulevée par l’hôpital pour le premier accident.

Avocat : SELARL GESTION SOCIALE APPLIQUEE

29 décembre 2025
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105189

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A... d’une demande de condamnation de la commune de Bruay-la-Buissière à lui verser 75 000 euros en réparation de préjudices causés par des inondations provenant de la Lawe, ainsi que d’une injonction de réaliser des travaux. Par un mémoire du 3 juillet 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la commune. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 décembre 2025. L’acceptation du désistement par la commune a également entraîné le désistement de ses propres conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CABINET GOLLAIN VALERY

29 décembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300572

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la SAS Sediver, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. La société soutenait notamment que la valeur locative de ses immobilisations devait être calculée sur la base du prix de revient initial, et non après une réévaluation libre, et demandait l'exonération de certains biens (clôtures, portails) ainsi que l'exclusion de travaux considérés comme des non-valeurs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, confirmant le bien-fondé des impositions contestées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 1499, 1382 et 1381, ainsi que sur la doctrine administrative invoquée.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE

29 décembre 2025• JUGE UNIQUE 1
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404115

Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., éleveur bovin, qui contestait le montant de l'indemnité fixé par arrêté préfectoral pour l'abattage de son cheptel infecté par la tuberculose bovine. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté, car la requête relevait du plein contentieux indemnitaire, où seuls les droits de l'intéressé sont en cause. Il a également écarté l'argument d'une actualisation favorable de la position de l'administration, constatant que la direction départementale avait émis un avis favorable à l'expertise initiale. La solution s'appuie sur les principes du contentieux administratif indemnitaire et les textes applicables, notamment le code rural et l'arrêté du 30 mars 2001.

Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE

29 décembre 2025• 2ème chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501662

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B... visant à obtenir une indemnité provisionnelle de 18 000 euros pour les préjudices subis du fait de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre juin 2023 et septembre 2024. Le requérant invoquait notamment la surpopulation carcérale, l'absence d'intimité aux toilettes et douches, l'insalubrité des locaux, une alimentation insuffisante et des nuisances sonores. Le tribunal a reconnu que ces conditions de détention, caractérisées par un manque d'espace vital, un défaut d'hygiène et une atteinte à la dignité, constituent une violation des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 311-1 du code pénitentiaire. Il a ainsi jugé que l'obligation de l'État à réparer le préjudice moral n'était pas sérieusement contestable et a accordé une provision de 3 000 euros, rejetant le surplus de la demande.

Avocat : LEFEBURE

29 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502968

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale judiciaire présentée par M. A..., agent de la région Nouvelle-Aquitaine. Le requérant, dont plusieurs tendinites et une épicondylite ont été reconnues comme maladies professionnelles, contestait le rapport du médecin agréé qui n'avait pas fixé de taux d'incapacité permanente partielle. Le juge a estimé que cette mesure d'expertise était utile dans la perspective d'une éventuelle action indemnitaire visant à obtenir la réparation intégrale de préjudices distincts de l'atteinte à l'intégrité physique. En revanche, la demande de l'agent visant à permettre à l'expert de s'adjoindre un sapiteur de son choix a été rejetée, une telle autorisation relevant d'une décision distincte du président du tribunal.

Avocat : CHARLES GALY

29 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504108

Le tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Mérignac d’une demande d’expertise judiciaire, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer la nature et les causes de désordres affectant des équipements publics (maison des habitants et crèche) dans le quartier de La Glacière. La commune impute ces désordres, notamment des infiltrations d’humidité, à plusieurs entreprises intervenues dans le cadre de marchés publics de construction. Le tribunal a fait droit à cette demande en ordonnant une expertise, laquelle sera étendue aux sous-traitants et assureurs concernés, tout en rejetant la demande de mise hors de cause de la société Pyrénées Charpentes, celle-ci pouvant voir sa responsabilité discutée à l’issue des opérations. La décision applique les principes de la responsabilité contractuelle et décennale des constructeurs, ainsi que les règles de procédure d’expertise en référé.

Avocat : BARTHELEMY AVOCATS

29 décembre 2025
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105191

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la commune de Bruay-la-Buissière à réparer un préjudice de 91 000 euros résultant d’inondations provoquées par le débordement de la Lawe, ainsi qu’à enjoindre à la commune de réaliser des travaux. Les requérants se sont toutefois désistés purement et simplement de leur action, désistement accepté par la commune. Par ordonnance du 29 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a également constaté le désistement des conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CABINET GOLLAIN VALERY

29 décembre 2025
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505304

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

26 décembre 2025• 9ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501225

Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT

26 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501225.20251226• 10ème chambre jugeant seule
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2503103

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucune pièce justifiant de l'ancienneté et de la continuité de son séjour à Mayotte, ni de son insertion socioprofessionnelle, et qu'il ne démontrait pas l'atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KALED

26 décembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2503107

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir ainsi qu’aux articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison d’un risque d’éloignement imminent. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour l’intéressée de produire des éléments probants à l’appui de ses allégations, et a rejeté la requête sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KALED

26 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305337

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme B..., agent du centre hospitalier Comminges Pyrénées, qui demandait réparation pour le préjudice moral lié au retard de l'administration à reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie (Covid-19) et pour ses préjudices extrapatrimoniaux. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation du préjudice moral, estimant que le délai de reconnaissance n'était pas fautif compte tenu du caractère nouveau de la pathologie. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur la responsabilité sans faute, car elles reposaient sur une cause juridique nouvelle non soulevée dans la requête introductive d'instance. En conséquence, l'ensemble des demandes de Mme B... a été rejeté, et le tribunal a mis à sa charge les frais de justice.

Avocat : LAPUELLE

24 décembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2101180

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande des consorts E... visant à engager la responsabilité de la commune de Megève pour le refus de permis de construire opposé aux acquéreurs de leur terrain, ainsi que pour le classement de leur parcelle en zone agricole par le PLU. Les requérants invoquaient une faute de la commune liée à l’illégalité du refus de permis et une responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions indemnitaires, considérant que le refus de permis de construire était légal et que les requérants ne démontraient pas subir une charge spéciale et exorbitante, le déclassement de leur terrain s’inscrivant dans un changement général de zonage affectant de nombreuses parcelles. Les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : JURISREFLEX

24 décembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304193

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS DJP Industry, qui contestait les cotisations de taxe foncière pour les années 2012 à 2016 en invoquant la prescription de la dette fiscale. Le juge a estimé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, car des saisies administratives à tiers détenteur émises en 2016 et 2017 avaient interrompu le délai de prescription de quatre ans prévu à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales. La déclaration de créance effectuée par l'administration fiscale le 23 juillet 2021, dans le cadre de la liquidation judiciaire de la société, était intervenue avant l'expiration de ce délai. Les conclusions relatives à la taxe foncière de 2010 ont été rejetées comme étant devenues sans objet.

Avocat : BEN SALEM

24 décembre 2025• Juge unique 7
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305119

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Eurocommercial Properties France contestant un avis supplémentaire de taxe foncière de 112 299 euros pour 2020, relatif à un centre commercial. La société invoquait notamment une erreur dans le calcul des valeurs locatives et une méconnaissance des droits de la défense. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de l’administration, celle-ci n’étant pas un acte détachable. Sur le fond, il a jugé que la procédure de redressement était régulière, l’administration n’étant pas tenue de mettre le contribuable à même de présenter des observations lorsqu’elle choisit un nouveau local de référence sans remettre en cause les déclarations initiales. La requête a été rejetée, s’appuyant sur les articles L. 56 du livre des procédures fiscales et 1508 du code général des impôts.

Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE

24 décembre 2025• Juge unique 7