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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 306

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503728

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de quatre occupants sans droit ni titre d'un site appartenant à la métropole du Grand Nancy, géré par l'association ARS. Le juge a qualifié le site de dépendance du domaine public, car affecté à un service public d'accueil de personnes en grande marginalité, en application de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Constatant l'urgence et l'utilité de la mesure, le tribunal a retenu que le maintien des occupants compromettait le fonctionnement du service public et engendrait des frais de gardiennage préjudiciables à l'association. La solution retenue est l'expulsion immédiate des intéressés, si nécessaire avec le concours de la force publique.

Avocat : POLESE-PERSON

9 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307520

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la société l’Atelier de Yann, qui contestait le rejet de sa demande indemnitaire visant à obtenir réparation du préjudice subi en raison de l’exclusion des salons de thé du dispositif d’aides Covid-19 (fonds de solidarité). La société invoquait une méconnaissance du principe d’égalité et une erreur de fait, soutenant que son activité principale de salon de thé, fermée au public, n’était pas compensée par son activité de pâtisserie. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence territoriale soulevée par le ministre, se déclarant compétent en vertu de l’article R. 312-14 du code de justice administrative. Sur le fond, il a considéré que les conclusions à fin d’annulation des décisions de rejet étaient sans objet, celles-ci ayant eu pour seul effet de lier le contentieux.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

9 décembre 2025• 5e chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302733

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 21 janvier 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information préalable sur les retraits de points, et la contestation de la perte cumulée de points. Il a jugé que la procédure de retrait de points était régulière et que la décision d'invalidation était fondée sur les dispositions du code de la route.

Avocat : SELARL CLERGERIE & SEMMEL

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304872

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que trois des retraits de points contestés avaient été annulés par l'administration, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Pour les deux infractions restantes des 4 février et 21 janvier 2022, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les retraits de points déjà restitués et rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310965

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... de deux requêtes (n° 2307461 et n° 2310965) contestant la même décision « 48 SI » du 20 mars 2023 du ministre de l’intérieur, qui invalidait son permis de conduire pour solde de points nul. Pour la requête n° 2307461, le tribunal constate que le ministre a retiré cette décision et que le capital de points du requérant a été rétabli à 12 points, rendant les conclusions sans objet ; il prononce donc un non-lieu à statuer et rejette la demande de frais. Pour la requête n° 2310965, faute pour M. A... d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’en être désisté. Les textes appliqués sont le code de la route, le code de justice administrative et le code pénal.

Avocat : SCP D'ASSOMPTION-HUREAUX-POLETTO

9 décembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307461

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... de deux requêtes (n° 2307461 et n° 2310965) contestant la même décision « 48 SI » du 20 mars 2023 du ministre de l’intérieur, qui constatait l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Pour la requête n° 2307461, le tribunal constate un non-lieu à statuer, le relevé d’information intégral démontrant que la décision attaquée a été retirée et que le capital de points du requérant a été reconstitué à 12 points. Pour la requête n° 2310965, le tribunal donne acte du désistement d’office de M. A..., ce dernier n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP D'ASSOMPTION-HUREAUX-POLETTO

9 décembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502909

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français présentée par un ressortissant comorien. Le juge estime que le requérant n'établit ni l'ancienneté de son séjour à Mayotte, ni sa filiation avec un enfant français, et que l'atteinte alléguée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale. La requête est rejetée comme manifestement infondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KALED

9 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305912

Le Tribunal administratif de Marseille annule les décisions de retrait de points du permis de conduire de M. A... B..., à savoir un retrait d'un point pour une infraction du 7 février 2020 et un retrait de trois points pour une infraction du 2 juin 2022. Le juge estime que l'administration n'a pas démontré que le requérant avait reçu l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour la régularité de la procédure. En conséquence, il enjoint au ministre de l'intérieur de restituer les quatre points retirés et condamne l'État à verser 1 500 euros à M. A... B... au titre des frais de justice.

Avocat : LE CRANE

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514030

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme A..., professeure certifiée, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait cette mesure pour établir l’illégalité d’un refus de congé de longue maladie, déjà contesté par un recours pour excès de pouvoir. Le juge des référés a estimé que la demande ne présentait pas un caractère utile, dès lors que le juge du fond saisi de ce recours pouvait ordonner une telle mesure d’instruction dans le cadre de ses pouvoirs. En conséquence, les conclusions relatives aux dépens et aux frais d’instance ont également été rejetées.

Avocat : LENZIANI & ASSOCIES

9 décembre 2025
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507712

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation), a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de loger ou reloger M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le juge a constaté que l'État n'avait pas respecté son obligation de résultat en ne proposant aucun logement au requérant dans le délai imparti. L'ordonnance accorde également à M. A. le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES

9 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306083

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Orange Business Services, qui contestait la résiliation pour faute de son marché public de visioconférence conclu avec le GIP Renater. Le tribunal a jugé que la résiliation était légale en raison de l'absence de mise en ordre de marche des prestations à la date prévue, constituant une faute suffisamment grave. En conséquence, la société n'a pas droit à une indemnisation pour pertes subies ou manque à gagner. Le tribunal a également validé les pénalités de retard et a condamné la société à verser au GIP Renater le solde du décompte de résiliation, soit 378 743 euros, avec intérêts moratoires. Cette décision s'appuie sur le code de la commande publique et le CCAG/TIC.

Avocat : CABINET LEXCASE (SELARL)

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301090

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Sunnen de deux requêtes (n°2301090 et 2301091) visant à obtenir la décharge de retenues à la source réclamées au titre des années 2019 et 2020, pour un montant total de droits et pénalités de 328 225 euros. La société soutenait notamment que les dividendes versés à sa société mère, résidente fiscale suisse, étaient exonérés de retenue à la source sur le fondement de l'article 11 de la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966, et que la clause anti-abus de cette convention ne pouvait lui être opposée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé de l'imposition, et a confirmé le bien-fondé des impositions contestées.

Avocat : CABINET SCP CANIS LE VAILLANT

8 décembre 2025• 5ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302486

Le Tribunal Administratif de Montreuil (1ère chambre) a rejeté la requête de la société Eqiom Bétons, qui demandait la décharge de rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de taxes additionnelles pour les exercices 2017 et 2018, pour un montant global de 1 086 759 euros. Le litige portait sur la qualification des charges liées à des contrats de location de véhicules avec mise à disposition de conducteurs. Le tribunal a jugé que l’objet principal de ces contrats était la mise à disposition de biens corporels (les véhicules), et que la fourniture de conducteurs constituait une prestation accessoire. En conséquence, l’intégralité des sommes versées devait être réintégrée dans la valeur ajoutée, conformément aux dispositions de l’article 1586 sexies du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204915

Le Tribunal administratif de Melun a condamné le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne à verser 200 euros à un sapeur-pompier professionnel pour le préjudice moral subi du fait d’une note de service illégale. Cette note, annulée par un précédent jugement du 31 août 2020, interdisait le port de la barbe et portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et à la liberté de choisir son apparence extérieure. Le tribunal a jugé que cette illégalité constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’administration, conformément au principe selon lequel toute illégalité fautive ouvre droit à réparation. La somme demandée de 13 200 euros a été jugée excessive, le préjudice étant évalué à 200 euros.

Avocat : CABINET ARCO-LEGAL

8 décembre 2025• 9ème chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305332

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requête initiale, enregistrée le 13 août 2023, ne contenait aucun moyen de droit et n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Bien que Mme A... ait ultérieurement présenté des conclusions et moyens, ceux-ci ont été formulés après l'expiration du délai de recours. Par conséquent, l'ordonnance a fait application de l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête.

Avocat : BILLET

8 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500193

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation de pôle contentieux sociaux, était saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contestant un indu d’allocation de logement sociale de 4 418,43 euros pour la période de décembre 2021 à novembre 2023. La requérante soutenait être restée dans son logement et contestait les déclarations de son ancien propriétaire. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions, rappelant que la mise en demeure du 6 mai 2024 constitue un acte préparatoire insusceptible de recours, et que la décision du 5 décembre 2024 rejetant le recours administratif contre cette mise en demeure est également irrecevable. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : GONZALEZ

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402361

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contre le refus de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur de lui accorder une aide individuelle régionale. En cours d’instance, la région a retiré la décision contestée en accordant l’aide sollicitée, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CLERC

8 décembre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401304

Le Tribunal Administratif de Nîmes était saisi par M. B... d’une demande en décharge de la part communale de la taxe d’aménagement, contestant l’application d’un taux majoré de 10 % fixé par une délibération du conseil municipal de Saint Hilaire d’Ozilhan du 9 novembre 2011. La commune ne s’est pas opposée à la demande et a sollicité la décharge de la différence entre le montant mis à la charge du requérant et celui résultant de l’application d’un taux de 5 %. Le tribunal a fait droit à cette demande, en application des articles L. 331-14 et L. 331-15 du code de l’urbanisme, au motif que la commune n’a pas justifié que les conditions légales permettant la majoration du taux étaient remplies.

Avocat : VALETTE- BERTHELSEN

8 décembre 2025• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404188

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 647,92 euros et un indu de RSA majoré de 881,66 euros, ainsi qu’une amende administrative de 1 429 euros. Les requérants contestaient la réalité de leur vie maritale et invoquaient leur droit à l’erreur, mais le tribunal a estimé que la preuve de la vie commune était rapportée et que leur bonne foi n’était pas établie. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA et sur le code de la sécurité sociale. Les conclusions tendant à l’annulation du rapport d’enquête ont été jugées irrecevables, cet acte préparatoire ne faisant pas grief.

Avocat : LE GUEN

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502863

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante comorienne, d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, le préfet de Mayotte a retiré cet arrêté le 4 décembre 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais irrépétibles présentée par la requérante a été rejetée.

Avocat : KALED

8 décembre 2025