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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 306

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502900

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que les éléments produits par le requérant, notamment un justificatif de paiement de frais de cantine pour son enfant et un récépissé de demande de titre de séjour expiré, ne démontraient ni une contribution actuelle à l'éducation de l'enfant ni une présence continue en France. En conséquence, il a considéré que l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était ni grave ni manifestement illégale, et a rejeté la demande sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KALED

8 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401125

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... contestant un titre de perception de 35 618 euros au titre de la taxe d’aménagement. Le tribunal a jugé que le titre était suffisamment motivé, conformément à l’article 24 du décret du 7 novembre 2012, car il précisait le montant, l’objet et les bases de calcul de la créance. Il a également écarté le moyen tiré de l’absence de bien-fondé, en application des articles 1635 quater B et L. 331-10 du code de l’urbanisme et du code général des impôts, considérant que la taxe était due pour une opération de construction soumise à déclaration préalable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP LEMOINE CLABEAUT

8 décembre 2025• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309183

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de la société Aéroports de Paris (ADP) visant à obtenir la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021, concernant plusieurs terminaux et parkings de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, en raison de leur inexploitation prolongée due à la crise sanitaire de la Covid-19. La société invoquait l’article 1389 du code général des impôts, qui permet un dégrèvement en cas d’inexploitation involontaire d’un immeuble pendant plus de trois mois. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la décision d’ADP de maintenir fermés certains terminaux en 2021 relevait d’un choix de gestion pour faire face à une baisse conjoncturelle du trafic, et non d’une contrainte extérieure indépendante de sa volonté, le trafic aérien n’ayant pas été interdit cette année-là. Il a également jugé que les prises de position de l’administration pour l’année 2020 ne créaient pas d’espérance légitime pour 2021 et que les locaux concernés ne pouvaient être considérés comme exploitables sé

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309232

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par la société Aéroports de Paris (ADP) d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2021 concernant le terminal 2B de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. La société soutenait que les travaux de restructuration lourde engagés à partir de 2017 devaient être assimilés à une démolition suivie d’une reconstruction, rendant le bien imposable à la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les atteintes au gros œuvre étaient limitées et que l’immeuble n’avait pas été rendu impropre à toute utilisation au sens de l’article 1380 du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 7ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502844

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que le requérant n'apporte aucun élément circonstancié démontrant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment au droit d'asile et à l'interdiction des traitements inhumains et dégradants (article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme). La décision retient que l'obligation de quitter le territoire est sans incidence directe sur les risques allégués en cas de retour à Madagascar et que la demande d'asile de l'intéressé n'a pas abouti. En conséquence, la requête est rejetée pour défaut de fondement manifeste, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : KALED

7 décembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503028

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503028.20251205• 7ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495763

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495763.20251205• 7ème chambre jugeant seule
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300721

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation collégiale, était saisi par la SA Dragui transports et la SAS Valeor d’une demande indemnitaire de 56 368,59 euros dirigée contre la communauté d’agglomération Dracénie Provence Verdon. Les requérantes estimaient que la responsabilité pour faute de la collectivité était engagée en raison d’une exonération illégale de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) accordée à la SCI Domaine des Canebières, ce qui avait causé leur préjudice. Le tribunal a rejeté la requête, retenant que le litige, portant sur l’exécution de contrats privés de prestations de collecte, relevait de la compétence du juge judiciaire et non de l’ordre administratif. En conséquence, la demande des sociétés a été déclarée irrecevable.

Avocat : CITYLEX AVOCATS

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505584

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a examiné la demande de Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise, qui n'avait pas reçu de proposition de logement adaptée dans le délai de six mois. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, en application de l'article 43 du décret n° 2020-1717, la demande d'aide juridictionnelle ayant interrompu le délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a constaté que le préfet avait informé de l'attribution d'un logement lors d'une commission du 25 septembre 2025, mais que Mme B... n'avait toujours pas signé le bail. La solution retenue est que le tribunal a ordonné au préfet de loger Mme B... sous astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : GAROT-SOUCHELEAU

5 décembre 2025• DALO Urgences
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509501

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 2 août 2024, qui n'avait pas reçu de logement adapté. Le requérant contestait une proposition de logement qu'il estimait indécente et inadaptée. Le tribunal a relevé que l'administration n'avait pas démontré avoir informé M. A... des conséquences d'un refus, comme l'exige l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il a enjoint au préfet d'assurer le logement de l'intéressé, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code.

Avocat : DAURELLE

5 décembre 2025• DALO Urgences
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2004019

Le Tribunal administratif de Melun a statué sur une demande de la société Secar (propriétaire du centre commercial Belle Epine) visant à obtenir la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour les années 2017 à 2020. L'administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel pour 2017 et 2018, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces années. Les conclusions pour 2019 et 2020 ont été rejetées comme irrecevables car ces années n'étaient pas en litige. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à la société au titre des frais d'instance.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

5 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404127

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire à la demande de M. C..., qui impute ses séquelles (notamment une boiterie) à un retard de diagnostic et à une prise en charge défaillante par le centre hospitalier du Mans et le CHU d'Angers suite à une chute en 2013. La solution retenue est la désignation d’un collège d’experts (neurochirurgien et infectiologue) pour déterminer les causes de la spondylodiscite infectieuse et évaluer les préjudices, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les défendeurs (CH du Mans, CHU d’Angers, ONIAM) ont formulé des protestations et réserves, mais n’ont pas contesté le principe de la mesure.

Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS

5 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508959

Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A..., ressortissant marocain marié à une Française. Le juge constate que le préfet du Bas-Rhin n'a pas permis à l'intéressé de déposer sa demande de titre de séjour depuis plus de deux ans en raison d'un blocage de son compte sur le téléservice ANEF, malgré ses multiples démarches. Estimant les conditions d'urgence et d'utilité remplies, le tribunal enjoint au préfet de convoquer M. A... afin d'enregistrer sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : L'ILL LEGAL

5 décembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300491

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de Mme A..., cadre de santé, qui sollicitait la condamnation de la collectivité de Corse à l'indemniser pour le refus de lui accorder un congé de longue maladie ou de longue durée. Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, un syndrome anxiodépressif, ne présentait pas le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et le décret du 30 juillet 1987 pour ouvrir droit à ces congés. En l'absence d'illégalité fautive, la responsabilité de la collectivité n'a pas été engagée, et la demande d'expertise complémentaire a également été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402605

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de l'association ADEBA. Cette mesure vise à déterminer les causes des débordements des réseaux d'eaux usées gérés par le SIBA, survenus depuis décembre 2023, et à proposer des solutions pour y remédier. Le tribunal a également ordonné la mise en cause de nombreuses collectivités et entreprises potentiellement concernées, tout en rejetant les demandes de mise hors de cause de certaines communes non situées dans le bassin versant. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise contradictoire pour éclairer d'éventuelles actions en responsabilité.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

5 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2202903

Le Tribunal Administratif de Montpellier, dans le cadre d’un plein contentieux, a statué sur la réparation des préjudices subis par M. B... à la suite d’une intervention chirurgicale au CHU de Montpellier. Par un jugement avant-dire droit du 18 mars 2024, la responsabilité de l’établissement a été engagée pour défaut d’information et fautes techniques, et une expertise complémentaire a été ordonnée pour évaluer les taux de perte de chance. Après dépôt du rapport d’expertise, le tribunal a fixé le taux de perte de chance lié au défaut d’information à 100 % et celui lié à la faute technique à 20 %, conformément aux conclusions des experts. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale, notamment pour l’indemnisation et la fixation de l’indemnité forfaitaire de gestion.

Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507117

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... de suspendre la décision "48 SI" du 15 mars 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu de la dangerosité de la conduite du requérant (huit infractions en quatorze mois, dont une pour usage du téléphone) et du délai écoulé depuis qu'il a eu connaissance de l'invalidation, ce qui relativise l'urgence invoquée liée à une promesse d'embauche. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)

5 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400911

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, qui contestait le refus d'une offre de logement. La requérante invoquait un motif impérieux lié à son état de santé (sclérose en plaques) et à l'éloignement de ses lieux de soins et de son soutien familial. Le tribunal a jugé que le logement proposé était adapté à ses besoins et capacités, et que l'éloignement invoqué ne constituait pas un motif impérieux justifiant le refus. En conséquence, la demande d'injonction a été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'exception de non-lieu soulevée par le préfet. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 322-10 du code de la sécurité sociale.

Avocat : LEVHA

5 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201093

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Graziani Expertises, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Florent au paiement de 20 702,26 euros pour sa rémunération de maîtrise d'œuvre, ainsi que des intérêts moratoires, des dommages et intérêts et une indemnité de recouvrement. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas que la commune avait validé, même tacitement, le coût prévisionnel des travaux de 1 310 900 euros HT sur lequel elle fondait ses prétentions. La solution retenue s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les textes invoqués par la requérante.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLENOT-SUARES-BLANCO-ORLANDINI

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201546

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de l’EARL Domaine des Quayrades, qui demandait la condamnation de FranceAgriMer à l’indemniser pour une erreur d’identification végétale de porte-greffes. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale n’était pas acquise, le préjudice n’ayant été connu qu’à partir du contrôle de 2016. Cependant, la responsabilité de FranceAgriMer n’a pas été retenue, l’erreur d’enregistrement n’étant pas constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité. La demande a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CAPORALE - MAILLOT - BLATT

5 décembre 2025• 3ème chambre